Ecrire sur le cinéma est une activité dont j'ai longtempssimplement rêvé la possibilité avant de passer à l'acte. Lesécrits réunis ici représentent une petite partie d'un travaild'écriture qui s'est étalé sur une vingtaine d'années. Des textesde toutes origines s'y côtoient, de la critique pure à laprésentation de programmations pour la Cinémathèque enpassant par des articles destinés à des revues ou des ouvragescollectifs. Il ne faut pas forcément chercher dans les choixeffectués la synthèse exemplaire et cohérente d'un goûtcinéphilique particulier. Beaucoup de noms manquent à l'appelmême s'il était inimaginable qu'il n'y ait pas au moins quelquechose sur Jean Renoir, le seul cinéaste qui m'ait "appris àvivre". Sinon, il était peut-être important que soit visible cettecontradiction (mais en est-ce une?) qui mélange un goût héritéde la lecture, très jeune, des Cahiers du cinéma, dans ledésordre et toutes périodes confondues, avec une appétencepour des formes dites mineures ou marginales, les chefs-d'oeuvre estampillés avec le cinéma dit bis, le théorique et letripal. Un résidu d'enfance guidé par un pur principe de plaisir? Peut-être. Et puis renouveler à l'infini le geste cinéphiliqued'ennoblir un mauvais objet ne se refuse pas. Finalement, siprogrammer des films c'est écrire une histoire du cinéma,écrire c'est aussi programmer son propre goût.
Nombre de pages
240
Date de parution
12/06/2012
Poids
300g
Plus d'informations
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EAN
9782873403089
Titre
L'oeil qui jouit
Auteur
Rauger Jean-François ; Païni Dominique
Editeur
YELLOW NOW
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20120612
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Présentation de l'éditeur Entre 1956 et 1962, Alfred Hitchcock a réalisé vingt films pour la télévision, la plupart dans le cadre des séries qu'il produisait, Alfred Hitchcock présente et The Alfred Hitchcock Hour. Quoique peu commentés jusqu'alors, ceux-ci constituent un fragment essentiel de sa filmographie. Pas seulement parce qu'ils ont contribué à la construction d'un personnage devenu une véritable image de marque et étendu la popularité planétaire du Maître du suspense, mais surtout parce qu'ils ont déployé l'art et les obsessions du cinéaste au coeur d'un médium dont il a su saisir la singularité profonde. Entre la continuation par d'autres moyens (le son cinéma et l'invention (l'une firme, la télévision de Hitchcock ouvre (le nouvelles perspectives au suspense et à la vision du monde et de l'homme qu'il signifie. Phénomène industriel et médiatique, l'ensemble de ces téléfilms mérite une analyse détaillée. Elle fera surgir l'existence (l'une véritable théorie hitchcockienne de la télévision. L'oeil du voyeur devient un oeil domestique.
Le cinéma italien des années soixante-dix a capté comme nul autre les soubresauts d'une époque en ébullition. Héritier du néoréalisme qu'il réinvente, il devient le relais d'une effervescence politique et sociale qui, au coeur de l'Europe, incarne l'un des symboles les plus puissants d'une modernité brutale. Des grands auteurs aux productions commerciales les plus inventives et débridées, les films reflètent alors l'écho d'une actualité parfois violente. C'est dans les salles que l'on vient la voir défiler : tandis que les néofascistes tentent avec persévérance d'instaurer dans le sang un régime autoritaire, une partie de l'extrême gauche, convaincue que l'heure de l'insurrection approche, rejoue un remake de la révolution bolchevique. Tentatives de coups d'État, attentats aveugles, homicides et enlèvements « ciblés » ont défini ces années traversées par de profonds mouvements sociaux et de grands bouleversements culturels. C'est l'histoire de ce moment, surnommé les « années de plomb », que raconte Rosso sangue, à travers celui qui l'a documenté en direct : le cinéma. Un regard à la fois politique et cinéphile sur l'un des chapitres les plus intenses de l'Histoire italienne moderne. Directeur de la programmation à la Cinémathèque française et critique au Monde, Jean-François Rauger est l'auteur de L??il qui jouit (Yellow Now, 2012) et L??il domestique : Hitchcock et la télévision (Rouge Profond, 2014).
Né durant les années soixante-dix sur les ruines du western, le vigilante, ou film d'auto-défense, est devenu le reflet de son époque. Le miroir d'une Amérique déboussolée dont Un justicier dans la ville, L'Inspecteur Harry ou Taxi Driver furent les films emblématiques. En retraçant l'histoire d'un genre longtemps négligé car considéré comme sulfureux et réactionnaire, Vigilante remonte aux origines de la civilisation américaine, décryptant la somme de toutes ses utopies, ses peurs et ses contradictions. Un livre foisonnant, documenté, qui dresse un portrait affuté et lucide sur un cinéma populaire dont chaque film semble éclairer la gloire et le déclin (provisoire ? ) de Donald Trump.