D'Al-Khwarizmi à Descartes. Etudes sur l'histoire des mathématiques classiques
Rashed Roshdi
HERMANN
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EAN :9782705681913
L'HISTOIRE DES SCIENCES ENTRE ÉPISTÉMOLOGIE ET HISTOIREJamais l'histoire des sciences, sous toutes ses formes et dans toutes ses spécialités, n'a été aussi prospère que durant le vingtième siècle, et en particulier au cours de sa deuxième moitié. Cette prospérité est partout attestée: les nouveaux champs conquis, le nombre des écrits de valeur, celui des positions d'enseignement et de recherche créées, celui encore des institutions fondées, des revues spécialisées lancées, des collections publiées... C'est dire, sans exagération aucune, que ce qui a été fait pendant les cinq dernières décennies l'emporte sur tout ce qu'on doit aux deux derniers siècles. Cela nous invite tout naturellement à nous interroger sans complaisance sur notre discipline, sur ses acquis et sur son avenir, sur la somme et le reste. Examen d'autant plus nécessaire que prévaut l'impression d'une dispersion incessante et croissante, et que la profession d'historien des sciences progresse plus vite que la discipline elle-même: situation singulière, dont les conséquences sont pour le moins imprévisibles et incertaines. Mais, avant d'engager cette interrogation, il convient de rappeler les principaux acquis du siècle écoulé, ceux qui, depuis le milieu de ce dernier siècle, ont dessiné le paysage en histoire des sciences. Ces contributions se distribuent entre plusieurs thèmes: les méthodes, les nouveaux champs investis et les nouveaux rapports établis.Au tournant du XIXe siècle, et surtout dans les premières décennies du XXe, les historiens des sciences ont découvert toute l'importance de la recherche textuelle, et la nécessité de retracer la tradition textuelle de chaque écrit scientifique examiné. Cette nouvelle tâche s'est en grande partie imposée sous l'effet du développement des disciplines historiques et philologiques, elles-mêmes influencées par l'école philologique allemande. Cette recherche sur la tradition textuelle a entraîné un cortège de disciplines et de techniques historiques auxiliaires en histoire des sciences - paléographie, codicologie, philologie, etc. - et a fini par devenir un acquis définitif de la discipline: hier représenté par Hultsch, Tannery, Heiberg,...; aujourd'hui attesté par les travaux sur l'Archimède de Guillaume de Moerbecke et ceux sur l'oeuvre de Newton, Leibniz, Euler et, plus récemment, par les études consacrées aux écrits d'Einstein, entre bien d'autres.Mais, symétriquement pour ainsi dire, ces acquis, auxquels il faut associer bien d'autres richesses accumulées que nous évoquerons plus loin, n'ont pas tardé à soulever le problème du clivage entre histoire et préhistoire des sciences, lequel à son tour en a suscité bien d'autres, relatifs au changement scientifique. Telles sont les questions du fameux débat méthodologique engagé à partir des années soixante: dans ce débat, salutaire, les buts dépassaient amplement les questions soulevées. Les historiens qui s'y trouvaient engagés voulaient en fait rompre avec l'histoire événementielle, avec l'histoire spontanée, avec «l'histoire-roman» des savants et de leurs faits, avec l'histoire, somme éclectique des personnes et des faits. C'était là les premières tentatives pour réfléchir sur la discipline comme telle. Dans les sciences de la vie, c'est Georges Canguilhem qui a mené la réflexion; en astronomie, en mécanique et en physique, ce sont G. Bachelard, A. Koyré et, surtout, T. Kuhn, entre bien d'autres.Ce débat a intéressé les sociologues, qui, weberiens ou marxistes, ont voulu lui donner la dimension sociale qui lui manquait, en revenant aux institutions ou aux conduites sociales. Quoi qu'il en soit, cette entreprise de réflexion méthodologique, qui par essence ne pouvait que demeurer inachevée, a permis d'engager le premier véritable travail d'élucidation dans la discipline.
Nombre de pages
795
Date de parution
22/07/2011
Poids
1 255g
Largeur
170mm
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EAN
9782705681913
Titre
D'Al-Khwarizmi à Descartes. Etudes sur l'histoire des mathématiques classiques
Auteur
Rashed Roshdi
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
1255
Date de parution
20110722
Nombre de pages
795,00 €
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Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée dans ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place, en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
Avec Galilée, Descartes, Fermat, Huygens, le monde des sciences assiste au commencement de la modernité classique des xvi-xviie siècles. Pourtant, celle-ci a débuté bien avant, en mathématiques, en optique, en astronomie et en philosophie des mathématiques. Ibn al-Haytham en est l'un des principaux acteurs (de son nom latin, Alhazen, mort après 1040). Son oeuvre en arabe, traduite en latin, était connue de tous et abondamment citée. S'il est possible aujourd'hui de lire quelques études de valeur sur l'optique d'Ibn al-Haytham, il n'existe aucun ouvrage consacré à l'ensemble de ses écrits en mathématiques, en sciences et en philosophie. C'est précisément le propos de ce livre : étudier systématiquement les méthodes et les théories scientifiques d'Ibn al-Haytham pour montrer que, dans plus d'un domaine, elles préludent à la modernité classique.
Entre le VIIIe et le XVe siècle, la recherche scientifique la plus avancée se faisait en arabe. L'arabe était alors la langue de la science, depuis l'Espagne jusqu'aux confins de la Chine. Ce livre en trois tomes entend replacer les sciences arabes dans l'histoire des sciences. C'est en fait la première synthèse jamais effectuée en ce domaine et dans cet esprit. Si, aujourd'hui, un tel panorama est possible, c'est en raison des recherches menées depuis le siècle dernier, et activées dans les dernières décennies. Les meilleurs spécialistes des multiples domaines des sciences arabes ont été sollicités pour restituer à la science arabe son visage et sa place en privilégiant l'analyse des sources anciennes (surtout grecques) et en consacrant quelques chapitres aux prolongements latins et hébraïques. C'est à un large public cultivé que s'adresse ce véritable livre de référence. Ce troisième volume porte sur la technologie et sur les sciences de la vie. Après un chapitre sur le génie civil et la technologie de précision, on y trouve l'histoire de la médecine, celle de l'alchimie et celle de la botanique. Une analyse du développement des institutions scientifiques dans le monde islamique et un exposé sur les diverses classifications des sciences clôturent le livre.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.