En 1936, Graciliano Ramos est directeur de l'Instruction publique de l'Etat d'Alagoas, dans le Nordeste brésilien. C'est aussi un écrivain connu. Il vient de publier São Bernardo, il achève Angústia (Angoisse). Ce qu'il écrit, ce qu'il pense composent de lui la figure d'un homme libre. Il n'en faut pas davantage alors pour devenir suspect : le climat politique est tendu, Getúlio Vargas prépare le coup d'Etat qui installera la dictature de l'Estado Novo. Les prisons se remplissent. Les communistes sont visés, mais aussi tout ce qui peut faire obstacle aux desseins de l'homme fort du Brésil : la gauche, les libéraux, les intellectuels, les étrangers. Un jour de mars de cette année agitée, Graciliano Ramos est arrêté, sans motif, sans explication. Pendant onze mois ce seront la même opacité, la même angoissante absurdité. Le fond de l'horreur est atteint au bagne d'Ilha Grande, colonie pénitentiaire sous les tropiques. Là sont parqués "politiques" et prisonniers de droit commun. Lorsqu'il quitte la colonie, Graciliano Ramos, à quarante-quatre ans, est un vieillard épuisé. Dix ans plus tard, il entreprend la rédaction de ses Mémoires de prison. Un projet longuement médité, longtemps ajourné. Il y consacrera les dernières années de sa vie. Livre de la mémoire, cet ouvrage ne sera pas un pamphlet politique. Graciliano Ramos se garde aussi de tout exhibitionnisme. Ce qu'il veut, c'est communiquer le plus aigu des sensations, des situations, des sentiments. Cette recherche au fond de soi et des autres était indissociable d'une réflexion sur la véracité du récit : une entreprise de rigueur. "Les prisons sont notre miroir", écrivait à Cannes, il y a quelques années, J. M. G. Le Clézio à propos du beau film de Nelson Pereira dos Santos adapté de ces Mémoires. Ces mots valent pour ce chef-d'oeuvre de la littérature brésilienne.
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Nombre de pages
696
Date de parution
25/10/1988
Poids
730g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782070713356
Titre
Mémoires de prison
Auteur
Ramos Graciliano
Editeur
GALLIMARD
Largeur
150
Poids
730
Date de parution
19881025
Nombre de pages
696,00 €
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Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie, au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant "le feuillage noir des orangers la nuit", il trouve une sorte de sérénité. Devant nous resurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
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Résumé : Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie - au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant "le feuillage noir des orangers la nuit", il trouve une sorte de sérénité. Devant nous ressurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
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