Le projet de ce livre est de placer l'image au c?ur même de l'?uvre. Tout nous y invite en effet, Cocteau le premier qui, sa vie durant, n'a cessé d'entremêler textes et dessins, images et paroles, avec l'aisance et la virtuosité d'un joueur professionnel qui bat des cartes à une table de casino. " Ecrire pour moi, c'est dessiner, nouer les lignes de telle sorte qu'elles se fassent écriture ou les dénouer de telle sorte que l'écriture devienne dessin. " Cinéaste et artiste graphique, le poète le plus étincelant d'une époque qui confondit trop souvent profondeur et ennui étonne par la sûreté de ses vues sur l'art et les malices de son intelligence. Pour donner sa juste place à cette esthétique du regard, les auteurs ont procédé à une relecture complète de l'?uvre visuelle, notamment cinématographique. De nombreuses informations inédites prises à la source des archives que Jean Cocteau conservait dans sa maison de Milly-la-Forêt contribuent à renouveler l'analyse de l'?uvre.
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Nombre de pages
336
Date de parution
15/10/2000
Poids
2 690g
Largeur
263mm
Plus d'informations
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EAN
9782867701399
Titre
Jean Cocteau. L'oeil architecte
Auteur
Ramirez Francis ; Rolot Christian
Editeur
ACR
Largeur
263
Poids
2690
Date de parution
20001015
Nombre de pages
336,00 €
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Dans le présent Cahier Jean Cocteau, Francis Ramirez et Christian Rolot nous proposent un parcours chronologique des principaux faits cinématographiques qui ont marqué la vie et l'oeuvre de Jean Cocteau. Ce riche inventaire permet bien entendu de retracer l'ensemble de sa carrière filmique et de découvrir les influences subies, les collaborations avortées, les rencontres et les connivences avec les personnalités du cinéma les plus importantes du XXe siècle. Pour la période suivant le décès de Cocteau, l'inventaire relève systématiquement l'impact de ses films sur les réalisations cinématographiques du monde entier, et ceci jusqu'à l'époque actuelle. Citations et bibliographie font de cet ouvrage un document de travail unique et indispensable à toute recherche dans le domaine filmique.
Francis Ramirez et Christian Rolot sont maître de conférences à l'Université Sorbonne Nouvelle-Paris III et professeur à l'Université Montpellier III. Comptant parmi les meilleurs connaisseurs des arts traditionnels du Maroc, ils ont publié aux éditions ACR: Tapis et tissages du Maroc, une écriture du silence (1995), Arts et traditions du Maroc, introduction à l'esthétique des arts traditionnels (1998) et Jean Cocteau, l'?il architecte (2000).
En inscrivant Meknès sur les registres du Patrimoine Mondial de l'humanité, les arbitres de L'UNESCO avaient en tête le formidable ossuaire de murailles et de palais que la ville doit au règne du Sultan Moulay Ismaïl. Mais ils embaumaient du même coup l'antidote de cet urbanisme despotique : une certaine douceur de vivre, faite de mélancolie, de tolérance et de scepticisme, qui est celle des habitants de Meknès. Ce livre - le premier d'une telle ampleur entièrement consacré a la ville et à son environnement culturel - oscille entre ces deux pôles : il cherche à rendre compte d'un patrimoine, et tente de faire un portrait moral. Meknès, qui au fil des siècles a su s'enrichir de ses " affluents " romains, berbères, juifs, chrétiens et français, y apparaît ainsi comme l'une des cités les plus attachantes et les plus équilibrées du Maroc. Elle est, pour reprendre un mot de ce siècle qui l'a tant marquée, une ville " honnête homme ", une ville qui, précisément parce qu'elle ne se pique ni d'être la plus riche, ni d'être la plus belle, surprend par l'importance et de ses richesses et de sa beauté.
Nous ne sommes pas nés pour travailler, nous sommes nés pour vivre" Constant Malva, mineur et écrivain. Ceci n'est ni un manifeste ni un présentoir de mots d'ordre. C'est tout au plus un jardin d'aphorismes où l'invite à se promener autorise le lecteur à cueillir et à cultiver ce qui lui paraît propice à son émancipation existentielle et sociale. J'ai le sentiment que la débâcle de l'avoir et de la prédation ravive l'entraide et restitue sa primauté à l'être, fondement de notre existence. Je réitère le pari originel de l'espèce humaine en misant sur un renversement de perspective où le projet de vivre nous tienne quitte de l'emprise d'une mort dénaturée. L'intelligence de l'individu autonome viendra à bout de l'individualiste et de son calcul égoïste. Il ne s'agit en somme que de fonder une société sur l'adhésion de celles et de ceux qui souhaitent en faire partie. C'est à cette inspiration que toutes les insurrections du passé doivent leur souffle vivifiant. C'est à son inversion que sont dues les pires meurtrissures de l'histoire. Le génie créatif de quelques-uns est de nature à effacer la bêtise d'un grand nombre. La sottise assure ses assises en se chiffrant, l'intelligence sensible est une résonance qui ne se mesure pas et se propage sans fin. Raoul Vaneigem