Lauréat du Grand Prix national de l'architecture en 2022, Philippe Prost développe avec son atelier, depuis près de trente ans, une réflexion architecturale fondée sur les liens étroits entre mémoire et création. Passionné par l'architecture militaire, il débute avec des interventions sur la citadelle de Belle-Ile-en-Mer (1992-2006), érigée par Vauban. La transformation est au coeur de sa démarche, qui associe travail contemporain, recherche et enseignement. En choisissant pour ligne de conduite "pas de création sans mémoire", son atelier travaille à toutes les échelles en traversant les époques, de la période médiévale avec le château de Caen (2020-2025) aux Trente Glorieuses avec le Port Vauban d'Antibes revisité par Guillaume Gillet (2016-2025) en passant parla Siècle des Lumières avec l'Hôtel de la Monnaie (2009-2017) ou le Grand Siècle avec les écuries du château de Versailles (2023-2026). Et quand l'enjeu est de se confronter avec l'histoire contemporaine, il conçoit l'Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette (2011-2014) dans le paysage des plaines d'Artois, un monument en ellipse qui rassemble 600 000 noms tombés au champ d'honneur. Première monographie sur le travail de Philippe Prost, cet ouvrage accompagne et développe les grands thèmes de l'exposition a La Mémoire vive a présentée en 2024 à la Cité de l'architecture et du patrimoine, à Paris.
Nombre de pages
199
Date de parution
15/11/2024
Poids
901g
Plus d'informations
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EAN
9782376661016
Titre
Philippe Prost, architecte. La mémoire vive
Auteur
Rambert Francis ; Dati Rachida ; Bargeton Julien
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
901
Date de parution
20241115
Nombre de pages
199,00 €
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Métro ! En 1900, les Parisiens découvraient Le métropolitain avec Hector Guimard. En 2030, Les Franciliens emprunteront le Grand Paris Express. 68 nouvelles gares, 200 kilomètres de nouvelles Lignes,153 communes traversées : ce chantier, Le plus grand d'Europe, va bouleverser la vie quotidienne de millions de personnes mais aussi redessiner notre imaginaire de La ville. Cet ouvrage, premier panorama pluridisciplinaire sur le métro et son devenir, met en dialogue points de vue, enjeux, perspectives, dessinant tour à tour une nouvelle carte mentale de la métropole.
Rambert Francis ; Colombet Martine ; Carboni Chris
Et si l'on arrêtait de démolir systématiquement pour construire ? Passé la Reconstruction de l'après-guerre guidée par l'urgence, puis la "rénovation-bulldozer" des années 1960-1970 animée par l'idéologie de la table rase, l'heure est à la transformation des bâtiments existants et des territoires urbanisés. Confrontée à la terrible réalité de l'étalement urbain, grand consommateur d'espaces naturels, la ville du XXIe siècle est à la recherche de nouveaux modèles plus compacts. Dès lors, tout est affaire de reconquête, de réappropriation, de réutilisation, de recyclage. Ce renouvellement urbain nous plonge dans l'ère de la superposition, du palimpseste, il ouvre le champ de la réinterprétation, voire celui de la "réinvention" chère à Viollet-le-Duc. Il y a une logique à transformer le patrimoine construit, la densification de la ville y pousse, la réflexion sur la durabilité y conduit. C'est sans doute cela la nouvelle expérimentation spatiale, technique et programmatique du XXIe siècle, dans une équation économique indispensable à résoudre. "Le durable c'est le transformable", résume Christian de Portzamparc. A l'heure de l'obsolescence programmée, la question de la reprogrammation se pose avec d'autant plus de force. Le regard se tourne d'abord vers tous ces espaces capables issus du monde industriel (usines, gazomètres, silos, entrepôts...). Mais, dans la diversité de l'offre patrimoniale d'aujourd'hui, l'enjeu est bien plus complexe et concerne en fait tout type de construction : de la gare à la prison, de l'église au marché couvert, du château, d'eau à la tour de bureaux, du garage au tunnel, du viaduc à la cale sèche... L'architecture comme les infrastructures sont concernées par cette mutation profonde. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition produite par la Cité de l'architecture & du patrimoine à Paris, présente 72 projets choisis en Europe, dépassant l'exigence de la mise aux normes des bâtiments obsolètes ou de leur réhabilitation pour affirmer l'idée de la transformation comme acte de création à part entière. Il s'organise en huit sections thématiques, introduites chacune par le texte d'un architecte ou d'un critique sur la démarche de transformation, et propose une perspective chronologique à l'échelle mondiale posant, sur cinquante ans, des jalons de l'évolution du débat transformation versus destruction.
Rambert Francis ; Trétiack Philippe ; Le masson Be
Catalogue de l'exposition du premier Prix du dessin d'architecte Louis Le Masson décerné à Frédéric Borel et à Pierre Dufour. (L' exposition du Prix est présentée à La Galerie de l'Académie des Beaux-arts (Galerie Vivienne, Paris IIe) à partir du 20 juin 2026 )
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.