CHER ET BEAU NEVEU. LETTRES DE LA PRINCESSE CAROLYNE DE SAYN-WITTGENSTEIN
RAMBEAU MARIE-PAULE
CHAMPION
65,00 €
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EAN :9782745325860
Publiées pour la première fois, ces 34 lettres, déposées aux archives de la Société Historique et Littéraire Polonaise de Paris, ont été écrites par la princesse Carolyne de Sayn- Wittgenstein (1819-1887), la compagne de Franz Liszt, à un jeune parent polonais Mieczyslaw Kamienski (1833-1859) qui vivait à Paris. Cette correspondance univoque qui court sur une année, d'octobre 1855 à décembre 1856, offre au lecteur par sa diversité des informations d'un intérêt exceptionnel : Une chronique de la vie intellectuelle et artistique parisienne que la princesse connaît bien et dont elle demande à Kamienski de lui rapporter les nouvelles pour distraire son isolement à Weimar. On y croise bien des célébrités du temps, et ceux, moins illustres, qui constituent le vaste réseau des relations européennes de Carolyne. Une chronique de la vie à Weimar à une époque où Liszt, entouré d'un groupe de disciples fervents, s'est fait le serviteur de "la musique de l'avenir" . Sous la plume de la femme qui l'admire et le soutient, on suit les tournées de Liszt, ses succès mais aussi les vives résistances qu'il doit affronter. Une chronique familiale qui dévoile le rôle que joua la princesse dans le rapport de Liszt à ses trois enfants, enjeu d'une lutte avec leur mère Marie d'Agoult. Mais Kamienski s'y trouve lui-même impliqué à travers son amour malheureux pour Marie de Sayn-Wittgenstein. En Annexe le Journal de Kamienski dont la plus grande partie est inédite apporte à cette correspondance un complément qui réserve bien des surprises.
Date de parution
27/09/2013
Poids
640g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782745325860
Titre
CHER ET BEAU NEVEU. LETTRES DE LA PRINCESSE CAROLYNE DE SAYN-WITTGENSTEIN
Auteur
RAMBEAU MARIE-PAULE
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
640
Date de parution
20130927
Disponibilité
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On connaissait l'histoire de la liaison célèbre de George Sand et de Chopin. Mais on finissait par oublier qu'au-delà de leurs effusions sentimentales, ils assumèrent côte à côte leurs vies d'artistes : pendant neuf ans, confrontés au mouvement des idées, aux luttes politiques et artistiques de leur temps, ils mêlèrent leurs convictions, leurs engagements et leur travail créateur. Ce livre se propose, à partir de la correspondance et de l'oeuvre de George Sand, de documents authentiques, et en écartant les interprétations non fondées, de montrer l'influence de Chopin sur la pensée, la sensibilité et l'imagination de George Sand. On verra comment la romancière, s'inspirant de la personnalité de Chopin, en est venue à construire un personnage romanesque. Comment celui-ci s'est trouvé impliqué dans un réseau thématique qui a progressivement acquis une unité. Cette enquête sur la démarche de la romancière nous fait pénétrer dans l'univers complexe de la création littéraire. CONTIENT L'AGENDA RECONSTITUE DE LEURS NEUF ANNEES DE VIE COMMUNE
Ce livre s'adresse à ceux qui s'intéressent à la vie de Chopin en leur proposant une monographie exhaustive, en liaison avec les évènements politiques, sociaux et artistiques européens de l'époque. Elle s'appuie sur des connaissances mises à jour et sur des documents polonais inédits en France. Il s'adresse aussi à ceux, interprètes ou mélomanes, qui y trouveront l'analyse musicologique de chacune de ses oeuvres, restituée dans le contexte qui l'éclaire. Cette analyse est lisiblement détachée du récit biographique pour permettre au lecteur de choisir son parcours.
L'omniprésence aujourd'hui du thème de "la" violence renvoie à la difficulté grandissante, pour nous, de l'investir et de la saisir depuis un point d'extériorité aux reconfigurations que lui impriment les développements de l'ordre mondial. Dans l'économie de la violence généralisée, les violences de la sphère politique classique, étatique, se combinent de façon continue et discrétionnaire avec celle de la globalisation du capital : logiques d'exclusion internes et externes aux Etats, régions entières où la guerre est endémique, opposition en miroir du capital comme religion et d'une religion politisée en un sens catastrophique et réactionnaire. Mais plus crucialement, ce qui est en cause dans cette violence de la valorisation débridée, c'est son allure spécifique de contre-révolution sans ennemi, qui tend à reléguer toutes les aspirations qui lui sont hétérogènes vers un seuil impolitique. Les articles de ce numéro ne s'accordent ni sur l'appréhension de ces violences errantes, ni sur la façon de les traiter. Tous, cependant, tentent de différencier une violence autre sur fond des violences, directes ou indirectes, mais toujours brutales, qui nous sont faites par les reconfigurations actuelles du capital. Tous, par conséquent, rejettent l'hypothèse d'un état "d'absence de violence" dont nous aurions été exclus, que nous aurions à rejoindre, et qui n'est jamais qu'une rationalisation de la pacification de l'ordre, ou aujourd'hui de la "modernisation" , le nom naturalisé de l'illimitation des logiques de valorisation. Pour celles-ci il n'y a plus désormais aucun dehors, comme le montre la virulence de la situation actuelle. Dans le prisme de l'illimité la pandémie n'est pas tant une catastrophe, ni même seulement un obstacle, c'est un élément nouveau à transformer en une occasion : l'occasion d'amplifier les procédures de contrôle et de privatisation des populations spécifiques au capitalisme algorithmique, couplée à l'occasion de capitaliser des "brevets" , d'aggraver l'emprise sur le vivant. Comment élaborer la relation d'antagonisme à l'adversaire politique sans reproduire ou mimer la courbure étatique des institutions existantes (ni retomber dans les caricatures qu'en proposent le gangstérisme) ? La violence est inhérente à la subjectivation politique, elle en est une possibilité nécessaire, non pas une simple éventualité, mais un trait structurel. Car l'interruption directe de la loi, constitue une des épreuves de la subjectivation politique ; ce qu'occultent les théories qui conçoivent la subjectivation politique exclusivement comme un processus de symbolisation. De même, penser la violence du côté de la subjectivation politique implique d'explorer ses rapports à l'affect, au langage, à la colère, la ruse, au courage, sous peine de reconduire la coïncidence de la violence et de la haine. "Démolir ce qui existe, non pour l'amour des décombres mais pour l'amour des chemins qui les traversent et se fraient en eux". (Benjamin)
Comment devenir sujet après la "mort du sujet" ? Plongeant dans un matériau disparate, Frédéric Rambeau nous invite à suivre les trajectoires singulières des secondes vies du sujet chez Deleuze et Guattari, Foucault et Lacan. Ontologie des moi dissous, psychanalyse des passions de l'objet, problématisations radicales ou révolutionnaires du sujet politique, éthique du rapport à soi, théorie de la subjectivation sexuelle : ces secondes vies se vivent dans les signes, parfois dans des groupes : elles sont érotiques. Ce sont des vies dissolues, radicales et déviantes : dissolues épistémologiquement, politiquement radicalisées, moralement déviantes. Poussées, au travers des années 1960 à 1980, par leurs puissances de surgissement et de mise en acte, elles ont découvert des formes de subjectivité inédites et risquées.