Figure emblématique de la communauté scientifique internationale, le Pr Albert Rakoto Ratsimamanga depuis longtemps développe de nombreux médicaments à partir de plantes médicinales (traitements contre le diabète, la lèpre, le paludisme, le cancer ou l'asthme). Membre de l'Académie malagasy, il est également membre correspondant de l'Académie des Sciences de France. Patriote malagasy, il fut un des fondateurs du Mouvement démocratique de la rénovation malgache, le MDRM, fer de lance du combat nationaliste à partir de 1946. Acteur privilégié des évènements tragiques du 29 mars 1947 qui marquent le basculement de l'histoire contemporaine de Madagascar, le Pr Albert Rakoto Ratsimamanga nous livre ses "Mémoires" sur cette période controversée. "L'énigme de 1947" perce un certain nombre de mystères : les événements du 29 mars 1947 sont-ils seulement une provocation policière permettant de briser une bonne partie de l'élite intellectuelle malagasy, sont-il une nouvelle et pathétique tentative des autorités coloniales pour organiser artificiellement la division entre Malgaches des Hauts plateaux et ceux des Côtes, quel fut le rôle du Parti communiste français, acteur majeur du gouvernement de Paul Ramadier (SFIO) au moment des faits, qui furent les réels promoteurs de l'étrange création en juin 1946 du PADESM. le Parti des déshérités de Madagascar, quelles sont les relations des militants du MDRM avec le Président Roosevelt et le dirigeant nationaliste Hô Chi Minh... autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre.
Nombre de pages
138
Date de parution
01/11/2003
Poids
172g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747511513
Titre
Madagascar : l'énigme de 1947. Mémoires
ISBN
2747511510
Auteur
Rakoto Albert ; Rajoelina Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
172
Date de parution
20031101
Nombre de pages
138,00 €
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Le poids de l'esclavage, traditionnel et moderne, pèse sur la société malgache. En brisant le silence, cet ouvrage vise à aider les descendants d'anciens maîtres comme ceux d'anciens esclaves, à assumer les réalités de l'histoire. Dans la même logique, il incite les responsables des servitudes actuelles et leurs victimes à s'affranchir du non-dit et à améliorer les conditions de vie de tous. La première partie évoque l'histoire de l'esclavage à Madagascar pendant le XIX siècle, et les effets de la traite jusque dans l'" île éparse " de Tromelin. Elle rappelle le rôle du christianisme depuis son origine et sur tous les continents, et celui de l'Eglise catholique dans la Grande Ile qui, sous l'impulsion du premier évêque d'Antananarivo, avait choisi de racheter les esclaves pour les libérer. Depuis lors, " l'esclavage moderne " a pris la relève. À Madagascar, il désigne notamment les conditions de vie inhumaines infligées aux enfants, aux femmes et aux travailleurs. S'y ajoutent les exigences de la tradition et des coutumes qui, toujours vivaces, peuvent être assimilées à une nouvelle forme d'esclavage. Ces servitudes plus récentes font l'objet de la deuxième partie. Reste à trouver " les chemins de la libération ", ce que se propose de faire la troisième partie. Pour surmonter son passé douloureux, la société malgache dans toutes ses composantes devra sortir de son silence, se juger avec lucidité et agir sans crainte. Ainsi la libération physique et juridique pourra-t-elle s'épanouir en libération intégrale de l'être humain, qui est à la fois personne et société.
Rakoto Ramiarantsoa Hervé ; Thibaud Bénédicte ; Pe
La notion de ruralités est mise en questions. Comment peut-on parler aujourd'hui de ruralités ? Cet ouvrage novateur est issu de la dynamique d'un colloque international organisé sur ce thème à Poitiers, les 19 et 20 octobre 2006. Autour de trois grands thèmes : la question foncière, les dynamiques territoriales, les phénomènes de revitalisation et d'innovation, il analyse les ruralités selon une approche pluridisciplinaire, et profitant de l'apport d'opérateurs professionnels. Les textes, qui attestent de la vitalité d'un champ de recherche autour de la géographie et de la sociologie rurales, développent une réflexion sur le rural, loin des stéréotypes encore trop souvent associés à ce dernier, porteur de sociabilités de plus en plus valorisées. L'ouvrage s'adresse à un public de chercheurs, d'universitaires, d'étudiants mais aussi d'acteurs du monde rural.
Biographie de l'auteur Ignace Rakoto est historien du droit, maître de conférences à l'Université d'Antananarivo, ancien ministre, auteur de plusieurs publications sur l'histoire des institutions juridiques et politiques malgaches. Actuellement en service à l'Institut de civilisations-Musée de l'Université d'Antananarivo, il donne des conférences sur l'histoire de la magistrature et de la justice à l'Ecole nationale de la magistrature et des greffes, et reprend depuis peu l'enseignement de l'histoire des institutions à la Faculté de droit.
La globalisation des politiques environnementales ne produit pas les mêmes effets dans tous les pays du Sud. Dans le même temps persiste la difficulté à penser de façon renouvelée les relations entre nature et société, entre conservation et développement, ce dont témoigne Rio + 20, la conférence des Nations unies pour le développement durable tenue en juin 2012. Dans ce contexte, Madagascar, pays fortement engagé dans une démarche de conservation de son patrimoine forestier, s'avère un cas d'école emblématique. Quels acteurs contrôlent les modalités de production et de mise en oeuvre des projets de valorisation de la forêt ? Par quelles institutions ces projets sont-ils financés ? Quelles retombées en termes de lutte contre la pauvreté peut-on en attendre ? À travers un regard géopolitique partagé, les auteurs de cet ouvrage, issus de disciplines et d'horizons divers, interrogent le processus de construction des politiques environnementales et analysent les relations entre science, politique et société, alors que s'est progressivement imposée une vision de plus en plus marchande de la nature. Cette publication s'adresse à tous ceux - chercheurs, étudiants, praticiens du développement et décideurs - qui explorent pistes et retours d'expériences sur les relations entre géopolitique et environnement.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...