La science et les faits surnaturels contemporains. Les vrais et les faux miracles
R.p Lescoeurs
CULTUREA
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EAN :9791043102684
L'idée de ce livre nous est venue, il y a longtemps, d'une parole de Renan, dans sa Vie de Jésus. "Si le miracle, dit-il, a quelque réalité, mon livre n'est qu'un tissu d'erreurs". A l'époque où parut la Vie de Jésus, il était peut-être moins facile qu'aujourd'hui de confondre la tranquille audace de ce défi jeté à la conscience chrétienne, à la foi du genre humain, à la critique historique. En effet, c'est seulement vers la date de la publication de la Vie de Jésus que se manifesta, dans notre pays, un phénomène qui semblait une réponse de la Providence aux blasphèmes de la libre pensée, je veux parler de l'éclosion inusitée parmi nous de faits surnaturels, en particulier l'apparition de Lourdes, les miracles éclatants qui la confirmèrent et dont la série, non interrompue, finit par s'im- poser à l'attention des plus incrédules. Vers le même temps, à côté de phénomènes purement surnaturels, c'est-à-dire de miracles, où se révélait clairement l'intervention directe de la main divine, on vit se produire, en dehors du monde religieux, une multitude de faits bizarres, déconcertants pour l'orgueil de la science, inexplicables par aucune loi connue de la nature et même en révolte ouverte contre les plus connues et les plus assurées : phénomènes extraordinaires que l'Eglise (qui les distingue soigneusement des miracles proprement dits) reconnaît comme possibles, comme souvent réels, et attestant, en ce monde, par la permission divine, une intervention libre, consciente, personnelle, d'intelligences qui ne sont ni celles de Dieu ni celles de l'homme et, en ce sens, préternaturelles, celles des puissances infernales.
Nombre de pages
290
Date de parution
18/06/2024
Poids
380g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9791043102684
Auteur
R.p Lescoeurs
Editeur
CULTUREA
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148
Date de parution
20240618
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Le P. Olivier Maillard (1430-1502) appartenait à l'ordre franciscain. Il y remplit des tâches importantes et fut même commis à diverses missions diplomatiques auprès du roi Henri III. Il est connu surtout par les spécialistes de l'histoire de la prédication en France, dans la deuxième moitié du XVIe siècle, à l'époque des guerres de religion. C'était un prédicateur très populaire, capable de susciter des émotions fortes par une parole vivante, dramatique, profératrice. Malheureusement, ses sermons qui étaient prononcés en langue vulgaire ne sont connus, pour la plupart, que par des résumés en latin, complètement dénués du pathos originel. L'Histoire de la Passion de Jésus-Christ, dont nous reproduisons l'édition établie par Gabriel Peignot en 1835, fait partie des rares opuscules spirituels composés en français par le prédicateur. C'est, dans une langue verte et qui touche, le récit, fidèle à la trame évangélique, des dernières heures de la vie du Christ. L'auteur y insère des éléments ou considérations extra canoniques et souvent marqués de subjectivité personnelle, qui font de ce petit chef-d'?uvre un témoignage très affectif de la lecture du texte sacré. Le tempérament fortement émotif du franciscain pousse la narration traditionnelle aux confins poétiques de la prose épique et doloriste d'inspiration chrétienne.
Le Mystère de l'Église" par le R.P. Humbert Clérissac, O.P., est un ouvrage théologique qui explore en profondeur la nature, la mission et la spiritualité de l'Église catholique. Clérissac, un théologien dominicain, offre une réflexion approfondie sur les dimensions mystiques et doctrinales de l'Église, cherchant à éclairer les croyants sur le rôle central de l'Église dans le plan divin de salut. L'auteur commence par examiner la fondation de l'Église par Jésus-Christ, soulignant son caractère divin et humain. Il explore les mystères de l'incarnation et de la rédemption, montrant comment l'Église est inséparablement liée à ces événements salvifiques. Clérissac discute également de la continuité apostolique et de l'importance de la tradition dans la transmission de la foi. Une partie importante du livre est dédiée à la sacralité de l'Église et à son rôle sacramentel. Clérissac décrit comment les sacrements, en particulier l'Eucharistie, sont des moyens par lesquels les fidèles participent au mystère du Christ et reçoivent la grâce divine. Il explore également la liturgie comme expression vivante de la foi et de la prière communautaire de l'Église. Clérissac ne manque pas d'aborder les défis auxquels l'Église est confrontée, tant internes qu'externes. Il discute des crises de foi, des divisions doctrinales et des persécutions, mais aussi de la mission évangélisatrice de l'Église et de son appel à témoigner de l'amour et de la vérité du Christ dans le monde. En résumé, "Le Mystère de l'Église" est une réflexion théologique riche et profonde sur la nature sacrée et missionnaire de l'Église catholique. Clérissac invite les croyants à redécouvrir la beauté et la profondeur du mystère ecclésial, à travers une compréhension renouvelée de la foi, de la tradition et de la vie sacramentelle. Cet ouvrage s'adresse aux théologiens, aux prêtres, aux religieux et à tous les fidèles désireux d'approfondir leur compréhension de l'Église et de renforcer leur engagement spirituel.
Dans 'Du sang, de la volupté et de la mort', Maurice Barrès explore des thèmes profonds tels que la mort, la sensualité et le deuil. A travers une prose sombre et éclatante, il évoque la mémoire de Jules Tellier, un ami disparu, et médite sur la condition humaine. Le livre aborde également des réflexions sur l'art, la passion et la solitude, à travers des récits poignants et des portraits saisissants.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.