Sur un thème trop longtemps et trop souvent passé sous silence, celui des amours masculins des dieux, héros ou simples mortels, l'auteur reprend ici des mythes ou des légendes antiques, grecs pour la plupart, et les raconte en s'appuyant à la fois sur des sources anciennes et sur son imagination. On connaît le désir qui saisit le grand Zeus à la vue de Ganymède, mais sait-on que ce sont les belles cuisses de l'adolescent dont il s'était subitement et follement épris? On sait qu'Achille et Patrocle étaient liés d'une amitié indéfectible, mais on a voulu ignorer que cette amitié était aussi de l'amour. Orphée, lui, est universellement connu pour avoir aimé Eurydice, et l'avoir pleurée après sa mort jusqu'à descendre aux Enfers la rechercher. Pourtant, il a aimé aussi, et tout autant, les garçons; il passe même, chez certains poètes, pour l'inventeur de l'Eros garçonnier. Le seul peut-être, à notre époque, à l'avoir suggéré, a été Jacques Demy dans son film Parking (1986). Racontés dans un style classique, ces seize récits ne reculent pas devant l'audace inséparable de l'évocation du désir, tout en gardant la couleur et le charme de la mythologie. De son côté, Hannes Steinert, en artiste, illustré à sa manière cette perception d'un monde d'avant le péché.
Nombre de pages
110
Date de parution
01/10/2009
Poids
207g
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EAN
9782952949989
Titre
Mythologie gayment racontée
Auteur
Quintin Yvan ; Steinert Hannes
Editeur
EROSONYX
Largeur
0
Poids
207
Date de parution
20091001
Nombre de pages
110,00 €
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Entre innocence et premiers émois "coupables", avec la tendresse si propre à un âge qui n'est plus l'enfance mais pas encore l'âge d'homme, l'histoire d'Yves, commence entre les quatre murs d'un collège "sentant la caserne et le séminaire". Les élèves y sont soumis, pour le salut de leur âme, à une surveillance stricte. Yves s'éprend, pour un de ses camarades, d'une amitié fervente et singulière. Dans le monde clos d'une institution religieuse des années 50, bouillonnant de passions étouffées, il fait la découverte de son corps, nié avant même d'être connu. L'éveil de son désir, l'ivresse des commencements à laquelle se mêlent le latin, les vies de saints, la liturgie et l'odeur du buis, provoquent l'accident, l'irréparable, le geste d'amour. Crimen Amoris. Et c'est aussi la découverte de la trahison. Son année de Troisième sera-t-elle une année buissonnière ...
L'amour se vit à fleur de cœur, à fleur de chair. Les six nouvelles de ce recueil mettent en scène des personnages du même sexe. Mais les histoires ici racontées ne sont pas toujours roses comme la chair, elles n'ont pas toutes de happy end bien qu'il s'agisse d'adolescents ou de jeunes gens qui découvrent, dans la fleur de la vie, le sexe et l'amour.
En 1976 sort le premier film d'un jeune réalisateur anglais inconnu. Stupéfiant péplum homosexué tourné en latin, Sebastiane marque l'avènement d'un des réalisateurs-clés du cinéma queer, Derek Jarman. A partir de ce film, l'auteur parcourt ici toute l'oeuvre de Jarman : de Sebastiane à Blue, son film testament sur le sida qui l'emporte en 1994, le cinéaste a construit un univers artistique qui inspire encore les créateurs. Premier ouvrage consacré en France à ce film et à son réalisateur, ce livre propose également la traduction intégrale et fidèle des dialogues en latin de Sebastiane ainsi qu'une étude sur le véritable saint Sébastien et les oeuvres qu'il a inspirées.
Jusqu'où écrire est-il le balancier qui nous garde de tomber quand les années avancent, que le corps devient carcasse à traîner et que subsistent, malgré la concentration de plus en plus difficile, assez de souffle pour inspirer des fragments, pour les fixer par l'écriture et pour les dire d'une voix d'autant plus grave que le corps se fait squelette ? ErosOnyx éditions aime accompagner les fructueux vacillements de la poésie de François Mary. Avec "Fracture du souffle", chaque poème était feu follet attisant le suivant. Avec "Sans Manu", la mort brutale du jeune compagnon de trente ans donnait naissance au vivant paradoxe : tant que j'écrirai, tu vivras de mes mots et de ces mêmes mots, tu me feras vivre. Avec "Fragments d'anges", l'heure est au bilan d'une rencontre inespérée : combien de temps remercier la vie d'émietter des souvenirs, de savantes thérapies des mains de l'ange Azel sur les plaies du corps et de l'âme et de fugaces instants de joie, à partager entre convives au festin de lecture ? Pas de solitude définitive, pas de gouffre définitif tant que le poète peut nous prendre dans le vertige de plus en plus lent, de plus en plus doux, du charme des mots à tordre, à glisser entre les pages, pour les faire vivre. Combien de temps encore, ce balancier des mots, cette salive d'étoiles, ce funambule de poésie, là-haut, vacillant sur sa corde ? La mort ne gagnera pas tant que, dans l'infini du vide, le caresseront des fragments d'anges.
Settembrini Luigi ; Conoscenti Domenico ; Dubuis P
Le récit auquel Luigi Settembrini (1813-1876) a donné le titre de I Neoplatonici (Les Néoplatoniciens) et que nous publions sous le titre d'Idylles socratiques, affirme sans ambages la supériorité de l'amour homosexuel. Fable à la fois antique et moderne par laquelle le plaisir de l'auteur et de ses personnages se transmet avec malice et légéreté aux lecteurs modernes, et maintenant aussi aux lecteurs français, ce conte érotico-philosophique, dont on ignore les circonstances et la date de composition, est ici publié pour la première fois en français, plus de trente ans après sa première publication en Italie.