Le Bénin et les opérations de paix. Pour une capitalisation des expériences
Quenum Erick Césaire ; Padonou Oswald
L'HARMATTAN
14,00 €
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EAN :9782296556324
Le Bénin a entrepris de participer à l'effort de paix dans le monde en s'associant aux autres contributeurs de troupes. Son armée a acquis, au fil des missions, une réputation de professionnalisme. Le pays a également fourni à l'ONU, à l'UA et à la CEDEAO des cadres civils et militaires pour l'exercice de fonctions stratégiques dans les différents mécanismes de prévention et de résolution des conflits. A ce titre et sans forcément prêter le flanc à l'adage "Le malheur des uns fait le bonheur des autres", il a construit un véritable savoir-faire de l'art de paix qui s'appuie sur ses intérêts stratégiques et surtout sur les imaginaires endogènes qui consacrent la sacralité de la paix et l'érigent en but ultime de toute action individuelle et collective. Ce cadre normatif du "vivre ensemble" dans la paix, Fifa, Alala, détermine les représentations que se font les diplomates et militaires béninois dans la gestion des crises internationales quand bien même cet "impératif moral de paix" n'est ni l'apanage ni l'exclusivité de ces derniers.
Nombre de pages
110
Date de parution
12/12/2011
Poids
145g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296556324
Titre
Le Bénin et les opérations de paix. Pour une capitalisation des expériences
Auteur
Quenum Erick Césaire ; Padonou Oswald
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
145
Date de parution
20111212
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110,00 €
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Le plaidoyer, cette technique de communication délibérément orientée vers un objectif d'amélioration de la décision politique, commence à bien s'incruster dans l'agenda des sociétés civiles africaines. En face d'elles, les instances de gouvernance des politiques publiques font également de leur mieux pour s'accommoder de cet outil d'influence qui est dans l'air du temps démocratique. Signe encourageant, l'on note la création au sein de nombreux programmes et projets de développement, de composantes spécifiquement dédiées au plaidoyer même si la maîtrise et l'appropriation de cette approche de la communication pour le développement restent un défi.
La presse, acteur privilégié de l'espace public, est perçue ici et ailleurs comme un univers particulier, ambivalent qui suscite à la fois enthousiasme, curiosité et méfiance... Cet état d'esprit est renforcé par la méconnaissance de l'un de ses plus précieux outils de communication organisationnelle qu'est la conférence de rédaction. Tel un couvent, sa logique interne échappe aux non-initiés. Pour les journalistes, la conférence de rédaction, dont on sait qu'elle peut prendre les allures d'un tribunal des pairs, est et doit rester l'affaire des professionnels. Opportunément, le présent ouvrage offre à tous une chance de réappropriation des conventions, des exigences et des bonnes pratiques de cette instance d'autorégulation qui, du reste, doit encore travailler à élargir le cercle de ses adeptes.
Dans de très nombreuses contrées d'Afrique et du monde, le quotidien des peuples est dominé par une forte aspiration à la paix et une quête difficile du vivre-ensemble. Dans bien des cas, les chances de réalisation d'une paix durable restent encore compromises, comme au Burkina Faso, par un déficit de communication, sinon une méprise des normes minimales d'échanges orientées vers l'intercompréhension et privilégiant une approche coopérative de la démocratie. Le Burkina Faso, terrain d'étude du présent ouvrage, a connu ces dernières années des soubresauts politiques, ainsi que des tensions sociales particulièrement sévères, créant un profond malaise. L'éthique de la discussion peut infléchir ce malaise, en définissant les conditions idéales d'une parole fécondant l'entente mutuelle et la paix sociale. Les fondements de l'éthique habermassienne de la communication offrent à la démocratie burkinabè des ingrédients pour une gestion consensuelle de l'espace public et une opportunité de réhabiliter le civisme et l'éducation citoyenne dans la construction d'une démocratie apaisée, civilisée et stable.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.