Les 58 lettres que Heinrich von Kleist (1977-1811) écrivit à sa demi-soeur cadette Ulrike sont convoquées dans ce texte fragmenté en 58 courts paragraphes qui y puisent leur matière. Le texte de Marie de Quatrebarbes suit le dispositif du dialogue intime dans lequel la relance est assurée par le silence attentif de cette autre à qui il est adressé. Mais, de la même façon qu'Ulrike s'absente derrière son prénom, la parole qui lui est adressée n'est plus celle de Heinrich et pas non plus tout à fait celle de Marie. On est donc moins le lecteur d'une reprise que d'une déprise. Ce qui circule désormais, c'est une parole qui ignore les déterminations historiques et génériques ? une parole qui reconfigure au gré de son flux des intensités. Une parole réellement partagée qui passe de Heinrich à Ulrike et à Marie, et aussi bien au lecteur, à la lectrice qui s'y expose.
Nombre de pages
32
Date de parution
21/11/2018
Poids
30g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782889550029
Titre
58 lettres à Ulrike von Kleist
Auteur
Quatrebarbes Marie de
Editeur
HEROS LIMITE
Largeur
125
Poids
30
Date de parution
20181121
Nombre de pages
32,00 €
Disponibilité
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Pour son numéro 50, L'Ours Blanc propose à ses lectrices et lecteurs de découvrir l'écriture à deux mains de deux poètes français connus et reconnus, Anne Portugal et Vincent Broqua. Ils cosignent ici une suite de théorèmes littéraires dans lesquels se noue un dialogue complice et amusé autour des questions fondamentales qu'engage l'acte d'écriture et son rapport au monde.
L?écrivain et critique David Bosc tente dans ce court texte de penser le rapport singulier que les écrivains peuvent entretenir avec le langage. Son texte s?ouvre sur l?adage fameux de Nicolas Boileau, selon lequel « Ce que l?on conçoit bien s?énonce clairement ». Cette affirmation est d?emblée mise en regard d?autres citations qui constituent autant de témoignages d?écrivains sur leur expérience. David Bosc, en lecteur et en écrivain, entre en dialogue avec ces voix plurielles et s?interroge avec elles sur la place de l?intention et du rythme dans l?écriture, sur ce qui peut pousser à écrire, ou sur ce qu?on peut entendre ou désigner par auteur ou créateur. Il se fraie un chemin à travers des mots dont il fait entendre toute l?épaisseur de sens : celui d?instance, par exemple, qui serait peut-être plus juste que celui d?auteur pour penser la création. Il fait ainsi résonner, dans ce tissage de voix d?autres «praticiens» et penseurs, , et ce depuis leur singularité, une expérience commune de l?écriture, celle d?un non-savoir, et d?une aventure qui relève moins d?une intention maîtrisée que d?un perdre pied au sein du langage. Ce texte reprend une conférence prononcée au Banquet du livre d?automne de Lagrasse, le 29 octobre 2016.
Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin "une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu" . Voici, pour le poète, l'essentiel. Territoires chamaniquesest le fruit d'un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n'a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture. Cet ouvrage a fait l'objet d'une première édition en 2007.