Gouverner les sociétés africaines. Acteurs et institutions
Quantin Patrick
KARTHALA
26,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782845866447
Quelles sont les capacités de modernisation et de déploiement des dispositifs de gouvernement ? Quels sont les moyens localement disponibles pour concevoir des politiques publiques adaptées et les mettre en œuvre avec succès ? Tels sont les interrogations actuelles de la recherche sur les sociétés africaines. La partie la plus technique de ces politiques peut comporter des éléments importés dont la conception, ici comme ailleurs, est "" extranationale ". La légitimation, par contre, ne peut en aucun cas être produite hors de la scène locale et de sa culture. Elle a besoin d'un espace public, c'est-à-dire de forums et d'arènes où les choix sont débattus et délibérés. Les études rassemblées dans ce livre proposent un repérage et une description des lieux d'institutionnalisation. Certains de ces lieux sont anciens, leurs fonctions ont dérivé dans le temps, ils sont souvent suspectés d'inadaptation et ne bénéficient pas de l'engouement de la nouveauté. Néanmoins ce sont des ancrages possibles de nouvelles dynamiques : partis politiques à travers les programmes de démocratisation, municipalités à l'heure de la décentralisation. D'autres lieux apparaissent auréolés des insignes de l'innovation, recommandés et encouragés par les instances internationales : ce sont, parmi d'autres, les ONG actives dans le domaine de la santé ou des droits de la personne, ou encore les commissions électorales nationales. Réussites ou échecs, ces expériences ont été analysées pour ce qu'elles sont. Elles rendent compte des dynamiques en cours, des difficultés et des blocages sans les enjoliver pour en faire des démonstrations exemplaires. Elles invitent à poursuivre toujours plus activement l'étude du développement institutionnel des sociétés africaines. Cet ouvrage s'inscrit dans la série de l'Afrique politique qui est conçue et réalisée depuis 1994 par le Centre d'étude d'Afrique noire de l'Institut d'études politiques de Bordeaux. La formule " annuaire " a été progressivement remplacée par l'approche thématique. Cette évolution a conduit cette année à l'abandon du " millésime " mais l'esprit et la manière d'aborder le politique en Afrique s'inscrivent plus que jamais dans la continuité des travaux de l'équipe.
Nombre de pages
336
Date de parution
02/10/2005
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845866447
Auteur
Quantin Patrick
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20051002
Nombre de pages
336,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Passer du gouvernement à la gouvernance, est-ce ouvrir la porte à plus de délibération, c'est-à-dire une logique d'action fondée sur l'argumentation publique ? Cette manière d'opérer et de légitimer des décisions se substitue-t-elle aux procédures préexistantes ou forme-t-elle des "instances" supplémentaires qui compliquent l'action publique ? Ces contributions identifient les conditions qui encouragent ou découragent l'émergence de la délibération comme logique d'action sociétale et gouvernementale.
L'auteur met l'accent sur des faits, des événements et des tendances qui, agencés autour d'un argumentaire, montrent que, dans le temps long, l'évolution des rapports entre toutes les parties du monde est essentielle pour comprendre le monde actuel. Plan chronologique permet de cerner l'évolution des concepts Nord et Sud et les relations entre ces deux ensembles.
A première vue, la différence entre les scrutins africains et ceux des démocraties occidentales relève de l'évidence. Pourtant, si elle a souvent rendu compte des événements électoraux, la recherche africaniste sur le politique s'est peu intéressée à l'élaboration d'une problématique générale visant à expliquer ce que voter veut dire ou encore ce qu'est une consultation électorale dans les sociétés africaines contemporaines. S'agirait-il d'élections "pas comme les autres" ? Cette question est traitée ici sous trois angles : les codes de conduite, les mobilisations électorales et l'individualisation des préférences.
L'impertinence chrétienne met du sel dans les débats et Henri Quantin la pratique avec jubilation. A rebours du consensus mou, des indignations programmées et des enthousiasmes convenus, elle apporte une note franche, libre et profondément joyeuse. Jamais blessante, nourrie de la sagesse de l'Evangile, elle offre une hauteur de vue rare et une attention aiguë à l'épaisseur de la vie. Singulière entre toutes, cette impertinence trouve sous la plume d'Henri Quantin l'humour, la vivacité et la culture d'un usage à la fois décapant et salutaire. De la réforme de l'Education nationale à l'anniversaire de Bourvil, du discours d'un prix Nobel à un jet de purée sur un Monet, il déchiffre l'actualité avec l'ingénuité des béatitudes. Ici, l'humour se fait complice de la compassion, l'étonnement s'allie au discernement, et l'impertinence devient cette respiration salutaire dont nos débats manquent cruellement. Un pas de côté salvateur, un regard rafraîchissant sur le monde. Normalien et enseignant en classes préparatoires, Henri Quantin a publié plusieurs ouvrages dont La correspondance de Maritain, Mauriac, Claudel et Bernanos (Un catholique n'a pas d'alliés) et récemment L'Eglise des pédophiles. Raisons et déraisons d'un procès sans fin aux Editions du Cerf.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.