Le livre que voici confronte deux traditions philosophiques que l'on présente volontiers comme antagoniques. La pensée dialectique et la pensée analytique ont leur langue, leurs concepts, leur méthode propres ; mais elles sont aussi traductibles. [intention de Michael Quante est précisément de parvenir à une synthèse de leurs concepts fondamentaux et de contribuer ainsi à l'unification du débat philosophique. Il montre que l'idéalisme allemand possède une théorie de l'action au sens de la philosophie contemporaine, et que cette théorie pourrait même déjouer certains pièges métaphysiques auxquels la philosophie analytique n'aurait pas échappé. L'enjeu de l'ouvrage consiste à reconstituer et à discuter la théorie hégélienne de l'action à partir de la philosophie pratique, plus précisément à partir du "Chapitre sur la moralités de la Philosophie du droit. Cela ne signifie pas pour autant l'appréhender du point de vue "philosophico-moral". Quante analyse le concept de l'action et ses présupposés dans la progression logique du livre de Hegel, mais en amont des considérations sur le "bien" et le "mal", sur la "conscience" et sur "l'autonomie" du sujet. C'est dans cet espace étroit de la moralité qui n'est pas encore morale qu'il cherche à capturer le concept de l'action. Tous les concepts de la moralité vont être réinterprétés ici d'un point de vue actio-théorique moralement neutre : la "volonté", la "liberté", la "subjectivité", "l'intention", le "bien-être" et même, et surtout, le concept de "responsabilité". Quante refuse néanmoins d'aborder la théorie de l'action en partant des présupposés du système hégélien et particulièrement de la logique spéculative. Il insiste au contraire pour que son livre soit lisible même par ceux qui n'admettent pas de tels présupposés.
Nombre de pages
228
Date de parution
05/04/2012
Poids
390g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518261
Titre
Le concept hégélien de l'action
Auteur
Quante Michael ; Olivier Alain-Patrick
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
390
Date de parution
20120405
Nombre de pages
228,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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