Quand le travail se précarise, quelles résistances collectives ?
Béroud Sophie ; Bouffartigue Paul
LA DISPUTE
24,00 €
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EAN :9782843031861
La précarité est désormais, sous bien des formes, le lot commun des salariés. Précarité de l'emploi, souvent inscrite dans le contrat de travail: précarité du travail: mais aussi précarité des droits syndicaux et sociaux. Ces données sont le plus souvent interprétées comme une dégradation des acquis sociaux et des normes salariales conquises au cours du vingtième siècle. Et comment ne pas conclure, en effet, à un affaiblissement généralisé du mouvement syndical et des capacités des salariés à s'organiser et à se défendre? Au delà de cette réalité, le présent ouvrage cherche à éclairer ce qui naît des contradictions du processus de précarisation. Une vingtaine d'études conduites en France et à l'étranger (Etats-Unis. Royaume-Uni, Espagne, Argentine) explorent les formes prises par les résistances collectives et les possibilités nouvelles qui s'ouvrent à elles. L'ouvrage revient aussi sur l'histoire du salariat pour comprendre ce que sa déstabilisation contemporaine présente de spécifique et comment des collectifs de salariés sont parvenus par le passé à maîtriser des formes de précarité au point de conquérir face à leurs employeurs d'importantes marges de liberté. Il interroge surtout les dynamiques actuelles de mobilisation des précaires - notamment dans le commerce, la restauration rapide, la construction navale - et les ressources sur lesquelles elles s'appuient aussi bien que celles qu'elles tendent à renforcer. Il montre que l'acteur syndical n'est pas condamné aux seconds rôles dans une perspective de transformation sociale intégrant la sécurisation du travail et des conditions d'existence.
Nombre de pages
355
Date de parution
15/10/2009
Poids
480g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843031861
Auteur
Béroud Sophie ; Bouffartigue Paul
Editeur
LA DISPUTE
Largeur
140
Date de parution
20091015
Nombre de pages
355,00 €
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Comment expliquer le morcellement du syndicalisme français ? Pourquoi si peu de salariés adhèrent aux syndicats ? Tous les syndicalistes sont-ils des professionnels du dialogue social coupés de leur base ? Pour répondre à ces questions classiques dans les controverses politico-médiatiques, ce manuel propose une synthèse des travaux récents conduits dans les champs de la sociologie et de la science politique autour de l'analyse des organisations syndicales, de leurs adhérents et de leurs pratiques. Il fait le pari que les outils de la sociologie politique permettent une analyse plus fine du phénomène syndical. En abordant des questions telles que les dynamiques de l'engagement militant, les ambivalences du processus d'institutionnalisation ou bien encore les modalités du travail de représentation, cet ouvrage développe des questions qui intéresseront tous les étudiants en sociologie et science politique mais aussi toutes celles et ceux désireux de dépasser les schématismes et de comprendre les spécificités du syndicalisme en France.
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Fondé sur un travail de terrain mené en 2018 et 2019, cet ouvrage nourri de science politique, de sociologie et d'anthropologie analyse de manière inédite le mouvement des Gilets jaunes en croisant les situations française (à Brest, dans la Vienne ou dans le Grand Est) et belge (à Bruxelles et en Wallonie). À travers une série de chapitres brefs s'appuyant sur des entretiens, des corpus d'images, des « portraits » de manifestants, ce livre explore deux tensions principales. D'abord, les Gilets jaunes bousculent les catégories d'analyse classiques : la composition sociale et politique du mouvement est hétérogène, les modes d'organisation sont peu formalisés, les dynamiques locales sont très diverses et le mouvement remet fortement en cause les formes de mobilisation traditionnelles, notamment syndicales. La seconde tension se situe entre les aspirations et le travail réel de renouvellement démocratique portés par le mouvement, à travers notamment la tentative d'organiser un « vrai » débat et le déploiement d'une répression judiciaire et policière inégalée par sa violence et le recours systématisé à la comparution immédiate. Cet ouvrage apporte donc de nouveaux éclairages sur un mouvement enraciné dans un sentiment de manque et de précarité, qui a tenté d'inventer, dans la pratique protestataire, d'autres formes d'intervention politique.
Comment des décennies de néolibéralisme ont-elles transformé le travail, les résistances collectives et l'action syndicale ? Cet ouvrage compare les transformations sociales et politiques au Brésil et en France. Dans quelle mesure les gouvernements du PT au Brésil et du PS en France se sont-ils éloignés du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes que ces pouvoirs ont traduits ? Comment identifier les « classes moyennes » et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme ? Il s'agit de comprendre les difficultés des formations de gauche : l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil. Ce second volume analyse les luttes sociales dans les deux pays et les dynamiques de reconfiguration du syndicalisme.
Depuis la fin du XIXe siècle, la figure de l'ouvrier, devenue centrale dans le monde du travail, a inspiré des ?uvres littéraires. Emile Zola est l'un des premiers romanciers à la mettre en scène tandis que durant l'entre-deux-guerres naissent les projets de littérature prolétarienne et de réalisme socialiste. Aujourd'hui encore, l'essor du polar est indissociable de la critique sociale qu'il véhicule. Cet ouvrage analyse les rapports multiples qui se sont noués entre le monde des lettres et le mouvement ouvrier sur plus d'un siècle. Réalisé par une vingtaine d'auteurs, sociologues, spécialistes de littérature, historiens, écrivains, syndicalistes, ce livre met en évidence l'évolution des représentations du salariat dans le roman. II incite ainsi à redécouvrir les ?uvres d'auteurs éminents tels Émile Zola, Henri Barbusse, Louis Aragon, Roger Vaillant, Louis Guilloux, mais aussi celles plus méconnues de Charles-Louis Philippe, Marguerite Audoux, Henry Poulaille, Pierre Semard ou Georges Valero. Sans prétendre à l'exhaustivité, ces explorations littéraires permettent de questionner l'évolution contemporaine du roman.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Peut-on changer la vie sans changer l'Etat ? A l'inverse, gagner les élections suffit-il à réorganiser en profondeur la société et à rendre le pouvoir au peuple ? Coordonné par la philosophe Isabelle Garo, ce livre propose de mettre à jour ces questions anciennes au regard de la situation contemporaine. Face à un Etat de plus en plus néolibéral et autoritaire, comment envisager sa démocratisation radicale en vue d'une rupture véritable avec l'ordre économique, social et politique responsable de la crise actuelle ? Les expériences passées de la gauche au pouvoir - Front populaire, Amérique latine, Grèce... - nous offrent autant de leçons pour penser les défis auxquels devra faire face un éventuel gouvernement de rupture : articulation avec les mobilisations sociales, mise en oeuvre de la planification écologique, invention de formes de production non marchandes, ou encore extension de la logique de la Sécurité sociale. De la préface d'Álvaro Garcia Linera, ancien vice-président de la Bolivie, à la postface de Jean-Luc Mélenchon, ce livre de L'Institut La Boétie dessine l'horizon d'une possible révolution citoyenne pour le XXIe siècle. Reste à la faire advenir.