Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale. Volume 2, Mobilisations du monde du trav
Béroud Sophie ; Boito Armando ; Bouffartigue Paul
L'HARMATTAN
25,50 €
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EAN :9782343194738
Comment des décennies de néolibéralisme ont-elles transformé le travail, les résistances collectives et l'action syndicale ? Cet ouvrage compare les transformations sociales et politiques au Brésil et en France. Dans quelle mesure les gouvernements du PT au Brésil et du PS en France se sont-ils éloignés du néo-libéralisme ? Quels sont les intérêts de classes que ces pouvoirs ont traduits ? Comment identifier les « classes moyennes » et évaluer leur participation aux mobilisations collectives ? Quel rôle continue de jouer le syndicalisme ? Il s'agit de comprendre les difficultés des formations de gauche : l'épuisement des forces social-démocrates et la progression des droites extrêmes avec la victoire de Jair Bolsonaro au Brésil. Ce second volume analyse les luttes sociales dans les deux pays et les dynamiques de reconfiguration du syndicalisme.
Nombre de pages
232
Date de parution
19/06/2020
Poids
286g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343194738
Titre
Le Brésil et la France dans la mondialisation néo-libérale. Volume 2, Mobilisations du monde du trav
Auteur
Béroud Sophie ; Boito Armando ; Bouffartigue Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
286
Date de parution
20200619
Nombre de pages
232,00 €
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Comment expliquer le morcellement du syndicalisme français ? Pourquoi si peu de salariés adhèrent aux syndicats ? Tous les syndicalistes sont-ils des professionnels du dialogue social coupés de leur base ? Pour répondre à ces questions classiques dans les controverses politico-médiatiques, ce manuel propose une synthèse des travaux récents conduits dans les champs de la sociologie et de la science politique autour de l'analyse des organisations syndicales, de leurs adhérents et de leurs pratiques. Il fait le pari que les outils de la sociologie politique permettent une analyse plus fine du phénomène syndical. En abordant des questions telles que les dynamiques de l'engagement militant, les ambivalences du processus d'institutionnalisation ou bien encore les modalités du travail de représentation, cet ouvrage développe des questions qui intéresseront tous les étudiants en sociologie et science politique mais aussi toutes celles et ceux désireux de dépasser les schématismes et de comprendre les spécificités du syndicalisme en France.
Béroud Sophie ; Dufresne Anne ; Gobin Corinne ; Zu
Fondé sur un travail de terrain mené en 2018 et 2019, cet ouvrage nourri de science politique, de sociologie et d'anthropologie analyse de manière inédite le mouvement des Gilets jaunes en croisant les situations française (à Brest, dans la Vienne ou dans le Grand Est) et belge (à Bruxelles et en Wallonie). À travers une série de chapitres brefs s'appuyant sur des entretiens, des corpus d'images, des « portraits » de manifestants, ce livre explore deux tensions principales. D'abord, les Gilets jaunes bousculent les catégories d'analyse classiques : la composition sociale et politique du mouvement est hétérogène, les modes d'organisation sont peu formalisés, les dynamiques locales sont très diverses et le mouvement remet fortement en cause les formes de mobilisation traditionnelles, notamment syndicales. La seconde tension se situe entre les aspirations et le travail réel de renouvellement démocratique portés par le mouvement, à travers notamment la tentative d'organiser un « vrai » débat et le déploiement d'une répression judiciaire et policière inégalée par sa violence et le recours systématisé à la comparution immédiate. Cet ouvrage apporte donc de nouveaux éclairages sur un mouvement enraciné dans un sentiment de manque et de précarité, qui a tenté d'inventer, dans la pratique protestataire, d'autres formes d'intervention politique.
Depuis la fin du XIXe siècle, la figure de l'ouvrier, devenue centrale dans le monde du travail, a inspiré des ?uvres littéraires. Emile Zola est l'un des premiers romanciers à la mettre en scène tandis que durant l'entre-deux-guerres naissent les projets de littérature prolétarienne et de réalisme socialiste. Aujourd'hui encore, l'essor du polar est indissociable de la critique sociale qu'il véhicule. Cet ouvrage analyse les rapports multiples qui se sont noués entre le monde des lettres et le mouvement ouvrier sur plus d'un siècle. Réalisé par une vingtaine d'auteurs, sociologues, spécialistes de littérature, historiens, écrivains, syndicalistes, ce livre met en évidence l'évolution des représentations du salariat dans le roman. II incite ainsi à redécouvrir les ?uvres d'auteurs éminents tels Émile Zola, Henri Barbusse, Louis Aragon, Roger Vaillant, Louis Guilloux, mais aussi celles plus méconnues de Charles-Louis Philippe, Marguerite Audoux, Henry Poulaille, Pierre Semard ou Georges Valero. Sans prétendre à l'exhaustivité, ces explorations littéraires permettent de questionner l'évolution contemporaine du roman.
La précarité est désormais, sous bien des formes, le lot commun des salariés. Précarité de l'emploi, souvent inscrite dans le contrat de travail: précarité du travail: mais aussi précarité des droits syndicaux et sociaux. Ces données sont le plus souvent interprétées comme une dégradation des acquis sociaux et des normes salariales conquises au cours du vingtième siècle. Et comment ne pas conclure, en effet, à un affaiblissement généralisé du mouvement syndical et des capacités des salariés à s'organiser et à se défendre? Au delà de cette réalité, le présent ouvrage cherche à éclairer ce qui naît des contradictions du processus de précarisation. Une vingtaine d'études conduites en France et à l'étranger (Etats-Unis. Royaume-Uni, Espagne, Argentine) explorent les formes prises par les résistances collectives et les possibilités nouvelles qui s'ouvrent à elles. L'ouvrage revient aussi sur l'histoire du salariat pour comprendre ce que sa déstabilisation contemporaine présente de spécifique et comment des collectifs de salariés sont parvenus par le passé à maîtriser des formes de précarité au point de conquérir face à leurs employeurs d'importantes marges de liberté. Il interroge surtout les dynamiques actuelles de mobilisation des précaires - notamment dans le commerce, la restauration rapide, la construction navale - et les ressources sur lesquelles elles s'appuient aussi bien que celles qu'elles tendent à renforcer. Il montre que l'acteur syndical n'est pas condamné aux seconds rôles dans une perspective de transformation sociale intégrant la sécurisation du travail et des conditions d'existence.