A la recherche de l’histoire du cinéma en France (1908-1919). Lieux, sources, objets
Puget Clément ; Véray Laurent
PU BORDEAUX
35,00 €
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EAN :9791030007831
De 1908 à 1919, la situation du cinéma en France et dans ses colonies change considérablement, ainsi que la nature du spectacle cinématographique. Ces années, placées sous le signe d'une légitimation culturelle, sont marquées par l'extraordinaire succès du cinéma, à la fois comme industrie de divertissement et instrument d'information avec l'apparition des longs métrages de fiction et des actualités filmées. Les séances de projection s'organisent progressivement de façon plus normée et l'institutionnalisation du cinéma, qui est un secteur au fort potentiel économique, social, culturel et politique, s'accélère sous l'égide des grandes sociétés comme Pathé frères et Les établissements Gaumont, ou moins connue comme Eclipse, et sous le contrôle des administrations qui régulent son activité. La Première Guerre mondiale, souvent décrite comme catastrophique pour l'état du cinéma français, n'est pas pour autant synonyme de déclin. Les années de conflit sont même propices à l'expérimentation, à des reconfigurations et à des tentatives plus artistiques et auteuristes. C'est autour de ces questions, variées et peu étudiées, que se sont réunis des chercheurs de plusieurs universités (Sorbonne nouvelle, Bordeaux Montaigne, Ecole des chartes, Gustave Eiffel, Lille et Lorraine) et des représentants, conservateurs ou documentalistes, des principales institutions patrimoniales (Centre national du cinéma et de l'image animée, Cinémathèque française, Etablissement de conception et de production audiovisuelle de la Défense, Musée départemental Albert Kahn, Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque historique de la ville de Paris, Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, Archives départementales de la Gironde). Le présent ouvrage propose un panorama détaillé de lieux ressources essentiels et de matériaux archivistiques, film et non-film, que l'on peut y trouver lorsqu'on travaille sur le cinéma muet. Il aborde également, au travers d'analyses concrètes, plusieurs aspects de la recherche historique en cours dans une perspective interdisciplinaire et interrégionale, et témoigne de l'avancée actuelle des réflexions méthodologiques.
Nombre de pages
418
Date de parution
10/05/2022
Poids
1 160g
Largeur
162mm
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EAN
9791030007831
Titre
A la recherche de l’histoire du cinéma en France (1908-1919). Lieux, sources, objets
Auteur
Puget Clément ; Véray Laurent
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
162
Poids
1160
Date de parution
20220510
Nombre de pages
418,00 €
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Verdun, une " épreuve " ? Qui en douterait ! Le cinéma de cette bataille est né pendant l'affrontement de 1916, année des premières autorisations de tournage de l'Armée française sur le front. Les premières images animées de l'événement " Verdun " sont donc des films militaires. Dès 1917, le cinéma de fiction commercial prend le relais du Service Cinématographique de l'Armée. Avec Verdun tel que le poilu l'a vécu (1927), la bataille s'expose dans les récits filmés, mêlant archives et documents de fiction. L'auteur met ainsi en avant la rencontre problématique entre " histoire privée et grande Histoire ". S'appuyant sur les travaux de Georges Duby, Paul Ricoeur ou Michel de Certeau, il fait la lumière sur les productions filmiques qui ont convoqué la guerre. Les années 1930 donnent l'occasion au cinéma de témoigner de la bataille (La Grande Illusion). Si, dans la seconde moitié du XXe siècle, Verdun semble avoir déserté le champ mémoriel et l'écran de cinéma, son incessante résurrection ne comble pas toutes les tranchées de la mémoire.
Historien spécialiste des révolutions russes, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, co-directeur des Annales, Marc Ferro est avant tout un pionnier de l'étude des rapports entre Cinéma et Histoire en France. Du milieu des années 1960 aux années 2000, il a également contribué à une multitude de projets audiovisuels dont il fut le plus souvent l'auteur : films et téléfilms unitaires, séries documentaires et expérimentales, émissions de télévision dont la plus connue demeure Histoire parallèle et ses 630 épisodes. Ce numéro de Théorème se penche sur l'oeuvre audiovisuelle de Marc Ferro et retrace le chemin qu'il parcourut derrière et devant la caméra, du statut d'auteur à celui de personnage médiatique, et surtout de la pratique à la théorie, l'une prolongeant et complétant l'autre avant de les lier. Le présent ouvrage comporte des analyses de spécialistes de cinéma, télévision et histoire, des entretiens avec Marc Ferro lui-même et de proches collaborateurs, ainsi qu'une filmographie complète d'une oeuvre prolifique aux contours jusqu'ici mal définis.
Du jaune vif pour ensoleiller, du rose poudre pour adoucir, du bleu jaspe pour faire exploser les couleurs d'une collection fantaisiste, du vert vif pour surprendre, du noir pour sublimer des oeuvres de street art... Les couleurs en déco permettent de créer des harmonies subtiles, de structurer l'espace ou de changer l'esprit d'un lieu. Par petites touches ou en total look, en version monochrome ou multicolore, on ose les mélanges de motifs et de matières, pour composer des décors lumineux et chaleureux, sobres ou chamarrés, intimes ou spectaculaires, en s'inspirant des ambiances Marie-claire Maison. Simples à reproduire, avec des conseils de déco et des leçons de couleur, elles dévoilent au fil des pages les secrets des décorateurs et architectes.
Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
A la ville sont souvent associées la criminalité, la misère, les mauvaises moeurs ou la maladie... Cet ouvrage questionne l'urbaphobie, en interroge les causes, analyse les discours qu'elle véhicule et la manière dont les arts l'ont traitée. Depuis Babylone, Sodome et Gomorrhe, la ville est vue comme la destructrice des structures traditionnelles de la société. Pour Michel Chevalier, Paris est, en 1833, "cette Babel, cette Babylone, cette Ninive, cette grande Bête de l'Apocalypse, cette prostituée fardée, mouchetée, éraillée, débraillée" . Si pour beaucoup la ville incarne le rêve d'une vie meilleure, lorsque le projet tourne au cauchemar, elle devient alors la source de tous les maux sociaux. Pour de nombreux auteurs du XIXe siècle, Paris est la ville des Illusions perdues : criminalité, misère, mauvaises moeurs, dégénérescence des individus, perte des liens sociaux, émeutes... Plus largement, la ville du XIXe siècle est en Europe un problème, particulièrement en France et au Royaume-Uni. Sa taille croissante, ses conditions sanitaires déplorables, les industries qui s'y développent et introduisent des pollutions nouvelles, font craindre l'émergence d'une classe de barbares en son sein. La littérature s'empare de cet imaginaire sombre pour dresser le portrait terrifiant d'une ville malade et assassine, et tout au long de l'époque contemporaine, le même procès se rejoue. A la littérature s'ajoutent le cinéma, les comics ; à la crainte de la peste et du choléra succède celle de la Covid... Dans cet ouvrage, 18 chercheurs en sciences humaines et sociales questionnent la notion d'urbaphobie, cette critique voire condamnation de la ville. Ils en interrogent les causes, analysent les discours qui l'accompagnent, la manière dont les arts s'emparent du thème et les réactions et réponses apportées à ce problème.
Dix ans après le décès de Michel Rocard, Matthieu Cabanis propose une première histoire des hommes et femmes qui ont accompagné une des plus illustres figures de la gauche française, esquissant à travers eux l'histoire d'une certaine idée du socialisme. Michel Rocard fait indubitablement partie du Panthéon de la gauche française. Du PSU au Parti socialiste, il a accompagné l'évolution de la gauche, de la guerre d'Algérie jusqu'à l'aube du troisième millénaire. Parlementaire, maire, ministre, Premier ministre, il est passé par presque tous les rouages de l'Etat. Ainsi, sa carrière fut riche, fructueuse et productive. Mais cette aventure politique fut aussi une aventure collective. Si l'on prend la peine de s'intéresser aux coulisses, on découvre un écosystème foisonnant, dont les contours ont évolué, mais qui l'a constamment accompagné. Aurait-il eu pareille carrière sans ce réseau de fidèles, ces porte-paroles, qui, à leurs échelles, dans les territoires, les organes partisans et la société civile, ont défendu une certaine idée de la gauche : le rocardisme ? C'est cet angle inédit qui est proposé : à partir de Michel Rocard, découvrir une série de parcours qui contribuent à expliquer la complexité des organisations politiques et le rôle majeur des entourages, souvent dans l'ombre, mais indispensables dans les batailles politiques et leurs continuités.