Pour vivre sur une planète habitable, nous devons rénover nos passoires thermiques et bâtir en terre crue. La terre n'est pas seulement nourricière, c'est une matière de construction millénaire aux nombreuses vertus ? isolantes, décoratives, structurelles. Elle est répandue à l'échelle planétaire, gratuite, réversible, et infiniment réemployable. Comment en est-on arrivé à ce que cette peau perspirante soit remplacée du mur au plafond par des matériaux énergivores, polluants et irrespirables ? Des maçon·nes et une sociologue, membres actifs du Projet national terre crue, ont pris la plume après avoir enquêté sur notre rapport au bâti, au sol, et sur l'histoire des architectures de terre. Malgré des opérations de disqualification et de démolition ? des Suds aux Nords ? qui ont été pistées, le récit se concentre sur les gestes de persistance : la diversité géologique des terres appelle des savoirs locaux qui résistent à la marchandisation, à l'uniformisation et à la masculinisation du BTP. Des artisan·es veillent au grain de la terre et défendent sa mise en ?uvre écologique et son intensité sociale. Un jeu de cartes détachables est proposé en fin de livre comme une invitation à passer à l'action : danser, lutter et construire avec la terre. Geneviève Pruvost est sociologue du travail et du genre (médaille de bronze du CNRS). Elle a publié Quotidien politique (La Découverte, 2021).Alain Marcom est maçon, cofondateur d'une SCOP et auteur de Construire en terre-paille (Terre vivante, 2011).Aymone Nicolas est artisane, historienne de l'architecture. Elle a traduit le livre de Franz Volhard, Construire en terre allégée (Actes Sud, 2016).
Nombre de pages
344
Date de parution
16/10/2026
Poids
470g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782021588385
Auteur
Marcom Alain ; Nicolas Aymone
Editeur
SEUIL
Largeur
142
Date de parution
20261016
Nombre de pages
344,00 €
Disponibilité
Prévente
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
On connaît les maisons à colombages répandues en Alsace ou en Bourgogne par exemple. La technique du « terre-paille » présentée dans ce livre est l?héritière de cette technique du « torchis colombage: c?est un mélange de fibres végétales et de terre coulée » dans une ossature bois porteuse. Ce système constructif présente quatre atouts majeurs: c?est un procédé à très faible impact environnemental, il est d?une grande efficacité thermique, il est très économique dans le cas d?une auto-construction et il peut être réalisé partout en France. Alain Marcom est un spécialiste du terre-paille. Son entreprise, la scop Inventerre construit des maisons « terre-paille » depuis plus de 20 ans. Homme de terrain très engagé, Alain Marcom participe aussi activement au développement de cette technique en France. Calcul des structures, gros oeuvre et mise au point du mélange « terre-paille », finitions?, Alain Marcom présente les différentes étapes d?une construction « terre-paille »: dimensionnement de la structure bois, remplissage de l?ossature, techniques spécifiques d?intégration et de fixation des éléments de second oeuvre: gaines électriques, plomberie, menuiseries, planchers, enduits de terre, etc? Alain Marcom rentre dans le détail de la mise en oeuvre, ce qui devrait ravir les artisans ou les auto-constructeurs qui souhaitent se lancer dans l?aventure. Passionnant!
Dans ce numéro abondamment illustré (76 ill. N&B et 29 ill. couleur), des chercheurs, des architectes, des maçons mettent en mots ce que l'adobe leur évoque dans leur environnement actuel ou leur histoire, sur les deux rives de la Méditerranée. Le travail, la planète, la simplicité, la santé sont quelques-unes des entrées dans le monde de l'adobe. Rien n'est plus sain ni plus écologique que lui ! Ce numéro propose des articles venus de contributeurs des deux rives de la Méditerranée : des chercheurs, des architectes, des maçons mettent en mots ce que l'adobe leur évoque dans leur environnement actuel ou leur histoire. Ils écrivent depuis leur laboratoire, leur table de travail, leur chantier. Du Portugal à la Bulgarie, des pays du Maghreb à la France, ce numéro abondamment illustré (76 ill. N&B et 29 ill. couleur) permet de découvrir de nombreux sites de réalisations de bâtiments neufs ou anciens autour de la Méditerranée.
Un train où s'entassent des orphelins arméniens débouche soudain de l'obscurité d'un tunnel sur les hauteurs lumineuses qui surplombent la mer. C'est le premier souvenir de Vahé Tcheubjian, qui quarante ans plus tard, dans la Beyrouth heureuse des années 60, se rappelle son arrivée au Liban. D'autres souvenirs remontent peu à peu : ceux de l'orphelinat, le Nid d'Oiseaux, soumis à la loi du plus fort, où les lambeaux du peuple assassiné apprennent bien vite à devenir à leur tour des tortionnaires. Commence alors la longue dérive hallucinée du anti-héros adulte, enfant du viol, le Turk dog sans racines qui erre entre fantasmes et traumatisme dans la ville prospère et insouciante du Levant. Animé par une écriture au lyrisme cruel, Le garçon qui rêvait le jour explore en une introspection puissante et sans limites les méandres d'un esprit en quête d'origine.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...