Paroles d'écrivains : écritures de la migration. Rencontre avec Gabriella Kuruvilla
Proto Pisani Anna ; Ranzini Paola
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782343033815
Ce volume propose un voyage dans l'univers des écritures dites migrantes. La première partie est le récit d'une rencontre avec l'écrivaine italo-indienne Gabriella Kuruvilla : une rencontre retranscrite sous la forme d'une interview et de la traduction française d'une de ses nouvelles du recueil E la vita, dolcezza (2008). Avec son écriture si peu correspondante à un cliché identitaire, Gabriella Kuruvilla nous a paru l'auteure idéale pour se confronter à la complexité des enjeux et des évolutions des écritures liées à la migration. La seconde partie du volume explore et étudie les notions d'"écritures migrantes", "écriture de la migration", "littérature de la migration", "littérature multiculturelle", "littérature de la deuxième génération". Dans les études proposées, des spécialistes de formation, méthode, langue et pays différents se confrontent sur ces notions, chacun à partir de la perspective qui est la sienne.
Nombre de pages
161
Date de parution
14/05/2014
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343033815
Titre
Paroles d'écrivains : écritures de la migration. Rencontre avec Gabriella Kuruvilla
Auteur
Proto Pisani Anna ; Ranzini Paola
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20140514
Nombre de pages
161,00 €
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Ranzini Paola ; Proto Pisani Anna ; Favier Olivier
L'ouvrage est placé sous le signe de la pluralité. Pluralité des regards qui s'y croisent : regards extérieurs d'historiens, de chercheurs, de journalistes ; regards intérieurs d'écrivains, migrants ou non, d'écrivains de la diaspora. Pluralité des périodes étudiées : le présent ne peut se comprendre sans le recours au passé et à l'Histoire, ainsi qu'à l'histoire des langues et des littératures. La pierre angulaire des études présentées ici est constituée par une introduction historique magistrale aux littératures de la Corne de l'Afrique par Didier Morin, l'un des grands spécialistes du domaine. La contribution de William Souny est aussi une étude d'ensemble, mais sur un plan synchronique, présentant un tableau synoptique des écrivains contemporains de la diaspora. L'ensemble des autres chapitres, dans leur diversité, s'accordent à faire apparaître un double mouvement qui, de la voix - orale, collective - conduit à l'auteur - individu qui donne sa voix à une collectivité -, et qui, de l'auteur, ramène à la voix qui fait redécouvrir, en milieu européen, l'oralité comme étant le trait mythique d'une tradition littéraire pluriséculaire. Pour compléter le volume, des extraits, en traduction française, de Regina di fiori e di perle (Rome, Donzelli, 2007), le roman de l'écrivain italo-éthiopienne Gabriela Ghermandi et d'un récit du recueil Fra-intendimenti (Rome, Nottetempo, 2010) de l'écrivain italo-somalienne Kaha Mohamed Aden.
Lorsqu'elle fit la connaissance de Peyembouo, tout semblait indiquer que Biloa venait de trouver le vrai bonheur. Evidemment, lorsqu'on sort d'une famille qui a la pauvreté pour emblème, et la sorcellerie comme religion, le mariage offre le meilleur des refuges, surtout s'il a l'avantage d'avoir pour cadre une petite ferme à entretenir à son propre compte...
- Allons, allons Gigy ! Tu sais comme moi que la sorcellerie, les malédictions, ne sont rien de plus que des mots, un refus de s'assumer. - Des mots qui ont un pouvoir, Paul ! Des mots qui appartiennent à la société, à son vécu, et qui véhiculent des pensées de groupe auxquelles la communauté ajoute foi et qu'elle entretient à travers ce que nous nommons culture.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...