Petits musées en vers. Epigramme et discours sur les collections antiques
Prioux Evelyne
CTHS EDITION
40,00 €
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EAN :9782735506699
Que sait-on des collections d'oeuvres d'art dans l'Antiquité? Quels étaient ces ensembles de fresques et de sculptures, par qui étaient-ils commandités, pour être exposés dans quels lieux, et dans quel but? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage apporte des réponses décisives, à partir d'oeuvres et de textes antiques qui tous, à leur façon, forment des collections. Ce livre étudie notamment des ensembles d'oeuvres retrouvés dans la Maison des Epigrammes à Pompéi, la Maison dite de Properce à Assise et la Villa d'Elien près de Rome; leur particularité est de réunir une collection d'images et de textes dont l'édition critique est présentée ici. Ces ensembles sont également comparés à des cycles d'épigrammes descriptives dus à deux poètes grecs, Nossis de Locies et Posidippe de Pella, et à un poète latin, Martial. L'étude de ces recueils poétiques montre qu'ils étaient conçus et structurés comme des collections d'oeuvres d'art et qu'ils présupposent des stratégies de lecture similaires à celles que requéraient les pinacothèques ou les galeries statuaires. A travers ce parcours, qui s'étend sur quatre siècles, l'auteur rend compte de l'esprit des commanditaires et de leurs stratégies de collectionnisme, en même temps que de la façon dont les trois poètes se font historiens de l'art en témoignant de leurs positions esthétiques (comme Posidippe) ou politiques (comme Martial) et en s'inscrivant ainsi dans les débats sur l'art qui ont eu cours à leur époque. Biographie de l'auteur Ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, Evelyne Prioux est chargée de recherches au CNRS et enseigne l'histoire de l'art romain à l'université de Paris X-Nanterre. Ses travaux récents portent principalement sur la critique d'art dans l'Antiquité et sur la notion de style à l'époque hellénistique. Ce livre est issu de la refonte d'une partie de sa thèse de doctorat.
Nombre de pages
415
Date de parution
11/09/2008
Poids
932g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782735506699
Titre
Petits musées en vers. Epigramme et discours sur les collections antiques
Auteur
Prioux Evelyne
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
165
Poids
932
Date de parution
20080911
Nombre de pages
415,00 €
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Le présent ouvrage s'intéresse à la culture visuelle de l'époque hellénistique et romaine et à la réception des collections artistiques auprès des lettrés de ces deux périodes. La première partie de cet ouvrage est précisément consacrée aux descriptions d'oeuvres d'art que nous ont livrées les principaux poètes du début de l'époque hellénistique. Trois contributions s'intéressent ensuite à la manière dont le discours érotique et le discours esthétique tendent à se superposer chez les poètes de l'hellénisme tardif et de la période romaine. Il s'agira ensuite de renouveller le commentaire de l'Ode I, 2 d'Horace en proposant une nouvelle analyse des évocations de figures divines qui composent la trame de ce poème. Le contrepoint de ces réflexions de lettrés et de poètes de cour sur les collections d'images nous est fourni, en guise d'épilogue, par une contribution qui explore les thèmes mythologiques mis en oeuvre dans la « pinacothèque » qui orrne les murs du tombeau du vétéran Ammonius.
De l'?uvre abondante de Lycophron, il n'est resté que le poème inclassable qu'est l'Alexandra auquel est consacré le présent ouvrage. L'Alexandra, qui tient à la fois de la tragédie et de l'épopée, rapporte le contenu des prophéties émises par la fille de Priam, Cassandre alias Alexandra, au moment où son frère Pâris part de Troie pour enlever Hélène; ces prophéties portent sur l'avenir de Troie et de la Grèce et balayent quasiment l'ensemble de la mythologie et de l'histoire jusqu'à l'époque ptolémaïque. Ce poème prophétique se caractérise par son obscurité fameuse qui en fit le parangon de l'?uvre illisible et absconse. Cette obscurité tient à des raisons stylistiques et à une mentalité d'antiquaire mythographe qui recherche obstinément, à des fins de sauvegarde, les mythes les moins connus. Le lecteur devrait être décontenancé par ces (fausses) prophéties, mais se prend au jeu de l'énigme dans une atmosphère de connivence bien caractéristique de la poésie alexandrine. Le poème de Lycophron a été envisagé ici à la fois dans une perspective générale et générique à propos de sa construction spéculaire et de sa signification poétique, dans ses pratiques linguistiques et poétiques telles que la parodie, l'ironie, l'intertextualité, dans son orientation mythologique, historique et documentaire, ainsi que dans sa réception dans la poésie augustéenne et à l'époque byzantine.
Linant de Bellefonds Pascale ; Prioux Evelyne ; Ro
L'objet du présent ouvrage est de mieux appréhender les processus de la création artistique depuis les premières décennies d'existence des monarchies hellénistiques qui se partagèrent l'héritage politique d'Alexandre - au moment où apparaît un nouveau type de culture, différent de celui de la Grèce des cités - jusqu'à la fin de la République et à l'époque d'Auguste, lorsque s'opèrent à Rome et dans les provinces de nouvelles formes de réécriture. En interrogeant les possibilités de croisement entre texte et image, il s'agit aussi de poser des questions d'ordre méthodologique sur la façon même de mettre en relation les deux formes de création artistique.
Linant de Bellefonds Pascale ; Prioux Evelyne ; Cu
Résumé : L'ouvrage explore les rapports entre arts plastiques et poésie dans la culture hellénistique. Les auteurs étudient les liens qui unissent l'invention littéraire et les images de mythes chez les Grecs. Avec cette plongée dans la fabrique du mythe, elles montrent comment les représentations artistiques (sculpture, peinture, céramique, orfèvrerie) offrent aux poètes l'occasion d'explorer de nouvelles voies et mettent en évidence l'extraordinaire richesse du corpus mythologique qui nourrit aussi bien l'iconographie que la création poétique. Un ouvrage fondamental.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.