Fondateur du magazine Actuel (1970?1995), le premier organe de Free Press à la française, et de la version originale de Radio Nova (1981-2010), Jean-François Bizot restera une figure irremplaçable de la scène médiatique française, qu'il a marquée durablement. Mort d'un cancer en 2007 à l'âge de 63 ans, il aura mené une existence si dense, multiple et passionnée que ses amis diront qu'en réalité sa vie a plutôt duré 126 ans ! À la fois auteur, patron de presse, de radio et reporter, ce grand découvreur de talents a dédié sa vie à la presse libre, à faire jaillir toutes les avant-gardes culturelles, ainsi que les nouveaux courants musicaux comme la Sono mondiale. Mais qui était-il réellement en son for intérieur ? Auteure de plusieurs courts essais politiques, Mariel Primois Bizot a travaillé à ses côtés et partagé les quinze dernières années de sa vie. Elle tente de dessiner son portrait à travers leurs souvenirs communs et aussi ceux qu'il a laissés dans sa maison.
Nombre de pages
80
Date de parution
06/11/2025
Poids
140g
Largeur
140mm
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EAN
9782914823371
Auteur
Primois Bizot Mariel
Editeur
EXILS
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140
Date de parution
20251106
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80,00 €
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Récit de la genèse du phénomène d'édition, état des lieux interne de la censure médiatique, plongée intime dans le rapport qu'entretient le jeune avocat avec sa caste, Signé Branco ! raconte et analyse le phénomène qui a fait de Crépuscule un symbole de résistance.
Piotr Pavlenski a défrayé la chronique au début de l'année 2020 avec son action "pornopolitique" autour des videos de Benjamin Griveaux. Mais cet artiste russe, qui a obtenu le statut de réfugié politique en France, ne se résume pas à cette affaire. Dans ce livre qui se présente comme un abécédaire, il explique sa démarche, revient sur son parcours, sa famille, sa formation dans les écoles d'art de Moscou, les précédents artistiques qui l'ont intéressé (Courbet, Duchamp, etc.) Il distingue ce qu'il appelle l'art décoratif, l'art qui parle de politique, et enfin l'art politique, qui est le sien. Un livre événement qui est en même temps une dénonciation des hypocrisies contemporaines autour de l'art et des jeux de pouvoir.
Nicolle Maxime ; Primois Bizot Mariel ; Branco Jua
Racistes, frontistes, homophobes, complotistes ? Que sont les gilets jaunes ? Dénigrés par les médias mais portés par la sympathie nationale, déconsidérés à Paris mais victimes d'une répression violente inégalée, les gilets jaunes ont bousculé bien des perspectives politiques. Et pourtant bien peu de la parole publique leur a été accordée. Il fallait la leur donner, écouter qui et ce qu'ils sont. Emblème du mouvement, Maxime Nicolle témoigne d'une France réelle qui ne fait pas les unes. Il raconte Fly Rider, le parcours d'un jeune français digne, calme, déterminé, et ces douze mois qui ont profondément changé sa vie comme le peuple de France. "Figure disséquée, sectionnée, dévorée, humiliée, propulsée puis écrasée par le truchement de milliers d'articles, publications, "enquêtes" et portraits tous plus avariés et tronqués les uns que les autres, Maxime Nicolle est aussi une image. Celle d'une France qui, pour cette masse, par ce mouvement réindividué, a appris à écouter, observer, accoucher." Juan Branco
Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ...
L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.
Il y a un mystère Genka. Décembre 1961 : les éditions Julliard publient le premier roman d'un jeune auteur de 24 ans. Marcel Jouhandeau préface le livre. Cocteau lui décerne le prix Enfants terribles. Les critiques littéraires saluent la naissance d'un véritable écrivain. Juillet 1962 : au nom de la protection des mineurs, le ministère de l'Intérieur interdit L'Epi monstre. L'interdiction est étendue aux traductions à l'étranger, alors même qu'en Italie Feltrinelli se proposait de le publier dans une traduction de Pasolini... Pourquoi cette censure ? Parce que ce roman raconte turpitudes et caranges de l'amour humain. Un père, bourgeois déclassé, et ses deux filles, tous trois plongés dans la bouse campagnarde, en milieu d'une population d'ivrognes... Et ce père, Morfay, aime sa fille, Marceline... Que nous dit Genka dans ce roman violent et pudique, et nullement obscène ? Que là où il y a famille, il y a une structure porteuse de crime, d'inceste, de viol, de folie, de mort.... C'est cette vérité, d'habitude refoulée, qui a déclenché l'interdiction du ministère de l'Intérieur.