A la porte des mondes. Histoire de l'Ibérie du Caucase (IIIe siècle a.C.-VIIe siècle p.C.)
Preud'homme Nicolas J.
AUSONIUS
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EAN :9782356136084
Apparu à l'époque hellénistique, un pouvoir royal établi au débouché de la passe du Darial exerça jusqu'au VI s. P.C. un rôle pivot dans l'histoire de l'ancienne Caucasie, à la charnière de l'empire romain, de l'Iran et des nomades des steppes du Nord. Ce pays, l'Ibérie, amalgamait divers peuples et communautés autour du cours moyen du fleuve Koura. Composant avec les rivalités dynastiques, le morcellement ethnique, la pluralité des langues et la diversité des cultures, les rois d'Ibérie firent preuve d'une remarquable capacité d'adaptation pour assurer leur emprise territoriale, affirmer leur légitimité et trouver une place de choix dans les réseaux d'alliances transnationaux. Le système politique ibère établit une relation d'équilibre entre l'aristocratie et la cour à travers une dyarchie associant le roi et son pitiaxe. Entrés dans l'orbite de Rome après l'invasion de Pompée en 65 av. J.-C., les Ibères tissèrent jusqu'à l'époque tardive un partenariat avec les dirigeants romains qui n'était cependant pas exempt d'ambivalence. Les années 260 de notre ère marquèrent un tournant capital dans l'évolution du pouvoir royal ibère, lorsque l'emprise grandissante des Sassanides instigua un changement dynastique au profit des Mihranides. Dans un contexte spirituelle mettant en concurrence divers courants religieux, les dirigeants ibères décidèrent progressivement de confessionnaliser leur pouvoir. Au début du Ve siècle, l'invention d'une première forme officielle d'écriture géorgienne illustra ce nouveau consensus politique et religieux autour d'une royauté devenue chrétienne, étape cruciale dans le processus d'ethnogenèse. De l'époque hellénistique à l'arrivée de l'Islam, l'ancienne société ibère, façonnée sur un modèle iranien avec une forte composante aristocratique, mit en avant certaines femmes charismatiques ayant occupé des fonctions religieuses prépondérantes dans la vie religieuse et sociale. L'adaptabilité dont firent preuve les Ibères à l'égard des circonstances fournit un exemple remarquable de l'évolution d'un pays de taille modeste à travers l'âge des grands empires de l'Antiquité. Par l'épigraphie et les chroniques géorgiennes, les Ibères nous ont aussi légué leur propre vision de l'Histoire sur ces mille ans d'existence.
Parallèlement à la formation progressive d'un "droit de la commande publique", le contentieux à l'initiative des tiers au contrat a subi une profonde mutation, à tel point que le changement de paradigme opéré tend à faire émerger ce qu'il serait possible d'appeler le "contentieux de la commande publique". Diverses voies de droit plus ou moins spécialisées dans la sanction des comportements de l'administration face aux exigences de la commande publique ont été instituées. La multiplicité des voies de droit à la disposition du tiers concurrent évincé conduit à s'interroger sur son "embarras du choix" ou son "embarras tout court" à en faire usage. Elle implique en outre de s'intéresser à la protection effective de son droit à avoir participé à une procédure de consultation dans le respect des principes de liberté d'accès à la commande publique, d'égalité de traitement des candidats et de transparence des procédures de passation. La complexité du contentieux de la commande publique à l'initiative des tiers au contrat est telle qu'il est impossible de s'en satisfaire et aboutit à détruire pour reconstruire ce paysage contentieux.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.
Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !
Mésopotamie, Ur, Babylone, le Déluge, Gilgame... Ces mots sont familiers, mais que savons-nous véritablement des débuts de l'Histoire? L'architecture de terre crue ou l'écriture cunéiforme, incisée dans de l'argile tels de petits clous, paraissent n'avoir guère de rapport avec notre civilisation. Or notre culture est l'héritière de manières mésopotamiennes de faire: le découpage du temps (mois, semaine, jour), les symboles religieux (le croissant de lune, l'arbre de vie), l'étymologie de certains mots ("safran", "gypse"), jusqu'au fait de "s'orienter" (les premières cartes étaient établies vers l'Orient). L'histoire de la Mésopotamie, le berceau de la civilisation urbaine et des premiers États, est, plus encore que celle de l'Égypte des pharaons, indissociable de ceux qui permirent sa redécouverte voilà à peine deux siècles - dont Jules Oppert qui déchiffra l'akkadien et François Thureau- Dangin le sumérien. Aujourd'hui discipline à part entière, l'assyriologie dispose de documents - des inscriptions officielles, des textes scolaires, des documents comptables d'exploitations, des actes de propriété, des lettres de simples particuliers - grâce auxquels nous est livré accès à des menues données qui font défaut pour les civilisations grecque, romaine, voire égyptienne. Nous voilà éclairés sur les commencements de l'Histoire: il était une fois un peuple sémite, les Akkadiens, et une civilisation encore plus ancienne, sumérienne, dont l'origine restait inconnue...
Née dans les bas-fonds de Byzance, Théodora devint la plus grande Impératrice de son temps. Sensuelle et déterminée, rien ne résista à son incroyable ascension. Courtisane assumant sa sexualité vénale, Théodora s'affranchit des règles que lui fixe une société intraitable. Sa vie change lorsqu'elle rencontre Justinien, qui fait d'elle son épouse et l'impératrice de l'Empire romain d'Orient. Désormais parée de pourpre et de perles, elle est le véritable "Premier ministre n de l'empereur. Elle fait et défait les carrières des hauts fonctionnaires, crée des réseaux d'espionnage et bouleverse les rituels de cour : on la salue, avec la même déférence que l'empereur, elle, femme et ancienne prostituée.
Mieux que partout ailleurs et avec une grande diversité du fait d'une très longue durée et d'un territoire immense s'étendant de la Méditerranée à l'Inde, l'Antiquité orientale illustre une suite d'étapes décisives de toute l'histoire humaine. Elle est le théâtre de progrès majeurs, comme la création des premières écritures, l'apparition des premières cités... Pierre Amiet nous présente son histoire, celle de la Mésopotamie, de la civilisation sumérienne, du peuple hittite, de Babylone, des Araméens, ou encore de l'Empire perse.