Etre homme, devenir femme (1900-2024). Les trans* et Schreber
Prado de Oliveira Luiz Eduardo
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782336430041
Repenser la psychanalyse. Etre homme, devenir femme ; être femme, devenir homme. Mais laquelle, lequel, et pour qui ? Daniel Paul Schreber, vers 1900, juge et président de tribunal en Allemagne, écrit Mémoires d'un névropathe, ouvrage dans lequel il relate les tentatives de Dieu pour le transformer en femme, ses tentations d'être sa prostituée ou son épouse. Les mouvements trans datent de 2000, la psychanalyse de 1900, peut-elle encore les comprendre ? Est-elle encore créatrice aujourd'hui ? Schreber a-t-il été un précurseur ? A-telle été une pionnière ? Les psychanalystes criaient au meurtre du père, alors qu'on tuait femmes et enfants chaque jour. Telles sont quelques provocations de ce livre, exubérant, foisonnant de références psychanalytiques et littéraires.
Nombre de pages
276
Date de parution
30/05/2024
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336430041
Titre
Etre homme, devenir femme (1900-2024). Les trans* et Schreber
Auteur
Prado de Oliveira Luiz Eduardo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20240530
Nombre de pages
276,00 €
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Après Les Controverses entre Anna Freud et Melanie Klein et Les pires ennemis de la psychanalyse, voici ses meilleurs amis. Londres est bombardée. Les lumières s'éteignent. Les sirènes crient dans le brouillard ocre foncé, ou dans le ciel d'été de journées qui s'étirent. Des psychanalystes se réunissent pour discuter de l'avenir de la psychanalyse. Parfois, ils ne sont que sept, leur noyau dur. L'avenir sera démocratique, malgré les pesanteurs des institutions. La psychanalyse s'est faite au milieu de guerres. Les psychanalystes se disputent avec des mots de guerre. Ils doivent aussi s'occuper de la traduction. De se traduire pour mieux se comprendre. Des débats belliqueux existent autour des traductions, avec des gloires, des vanités, des malheurs et des anathèmes. Aussi du bonheur et de la poésie. Sept analystes britanniques racontent ici leur manière de résoudre leurs conflits. Le mot d'excommunication apparaît pour la première fois au cours de ces discussions. Le mot de scission rôde. Mais l'amitié gagne. Cette histoire a été racontée. Elle recommence à chaque séance. Sauf malheur, très vite, la théorie cède la place à la clinique, à l'expérience et à la sensibilité. De la clinique et vers la traduction. C'est ce que raconte ce livre, où chacun prend la parole ou la plume, souvent les deux, pour mieux s'expliquer et raconter son travail. Ce livre est complémentaire aux analyses exposées dans Les pires ennemis de la psychanalyse et à la traduction des Controverses entre Anna Freud et Melanie Klein, du même auteur.
Sandor Ferenczi, neurologue et psychanalyste hongrois (1873-1933), est sans doute le disciple le plus paradoxal de Freud, à la fois proche et critique, fidèle et novateur, méthodique et effervescent. C'est en explorant les voies ouvertes par Freud qu'il a introduit de nouvelles pratiques cliniques. Cet ouvrage retrace le parcours théorique et personnel de ce maître hongrois en s'attachant à décrire l'originalité de sa pensée et de ses innovations cliniques - technique active, introjection, amphimixie - à partir de ses écrits et de sa correspondance avec Freud. Ferenczi est l'un des véritables fondateurs de la formation analytique. Suffit-il de dire que Melanie Klein, Michaël Balint, Lacan et Winnicott ont été ses héritiers, et qu'il est à l'origine de nombreuses expériences cliniques et thérapeutiques, pour mesurer son importance ? Ferenczi est aussi le psychanalyste qui nous a appris à questionner toutes nos certitudes.
Prado de Oliveira Luiz Eduardo ; Vila Marie-Christ
Même s'ils ont en commun un certain nombre de sources écrites, Freud et Schreber n'en font pas moins une lecture différente. L'intérêt de Freud envers le texte du "merveilleux Schreber", que "l'on aurait dû faire professeur de psychiatrie ou directeur d'asile" comme l'écrit Freud à Jung, fonde le nôtre. Pour Freud, le délire possède un noyau de vérité, ce que confirme l'expérience clinique. Et nous pourrions ajouter que la vérité comporte un noyau délirant. Dans cet ouvrage, l'auteur ne propose pas une relecture des Mémoires d'un névropathe et de leurs sources écrites. Il nous invite à une lecture nouvelle des rapports de la psychose et de la psychanalyse à travers des textes littéraires sur lesquels Schreber appuie son délire et Freud son interprétation. En effet, comprendre les mécanismes de désorganisation de la pensée éclaire ses modes d'organisation eux-mêmes. Cette compréhension permet de saisir, alors, les dérives, possiblement délirantes, de toute théorie comme de toute interprétation.
Résumé : Freud a-t-il eu des précurseurs ? Sans doute. Mais lesquels ? Les auteurs de confessions, tel saint Augustin, de mémoires tel Montaigne, et ceux qui, tout au long du XIXe siècle, ont étudié les rêves ? Mais qui penserait à Kant ou au B'nai B'rith ? Dans le champ analytique proprement dit, ce sont surtout ses contemporains que l'on retient, car la psychanalyse est, et a été, une entreprise collective. La clinique et la pensée théorique de Freud ne sont donc pas isolées, mais liées à ceux qui ont accompagné cette aventure, de Vienne à Budapest, de Paris à Londres, de New York à Boston. Luiz Eduardo Prado de Oliveira retrace cette généalogie en s'appuyant sur deux axes qui ont fédéré les uns, fâché les autres : l'auto-analyse et l'analyse mutuelle. Comment Freud a-t-il apprécié, critiqué, voire intégré les expériences, les pratiques et les théories développées par ses proches, notamment par Otto Rank et Sándor Ferenczi, ces deux figures majeures de la psychanalyse naissante ?