Une vie irrémédiable. Poèmes, écrits, Edition bilingue français-italien
Pozzi Antonia ; Vecchio Matteo Mario ; Cederna Cam
LABORINTUS
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EAN :9791094464182
Par Matteo Mario Vecchio, Traduction De Camilla Maria Cederna Antonia Pozzi (1912-1938), suicidée à l'âge de 26 ans, est une des voix les plus intenses et originales de la poésie italienne contemporaine. Publiée posthume, sa considérable production poétique suscita l'admiration de poètes tels que Vittorio Sereni, Eugenio Montale et Thomas Stearns Eliot, entre autres. En présentant un choix de poèmes accompagnés d'écrits intimes et critiques inédits, ce recueil espère contribuer à faire connaître davantage au public français l'oeuvre de cette auteure qui reste encore à découvrir. Le volume est enrichi par la préface de Matteo Mario Vecchio, un des principaux spécialistes d'Antonia Pozzi, ainsi que par la nouvelle traduction proposée par Camilla Maria Cederna. Pour Antonia Pozzi les mots d'Eugenio Montale, sans doute l'exégète le plus significatif et pointu de son oeuvre dans les années Quarante, valent toujours. Et même si par la synthèse d'une "note" , il se révèle son biographe le plus perspicace résumant, dans les confins d'un article de journal, les points idéologiques d'une existence : Antonia Pozzi requiert une lecture qui fait vivre en nous les développements qui y sont contenus et qui ne sont qu'en partie exprimés. Si son journal nous aide à pénétrer cette âme, aucune réduction qui isolerait des vers et des lueurs de poésie ne pourra nous donner une image partielle, diminuée, d'elle. Voici l'invitation, très actuelle, de Montale : restituer Antonia Pozzi à la plénitude de l'écoute, où la Vie et l'Ecriture se rassemblent et ont "encore un sens" . C'est aussi le sens de ce volume, dont le but est de présenter son oeuvre aux lecteurs français à partir des indications mêmes de Montale : en offrant d'elle "le portrait entier d'une personne" , et en essayant de restituer sa voix, "la voix d'un poète qui peut attendre le jugement du futur" .
Nombre de pages
97
Date de parution
04/05/2018
Poids
400g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9791094464182
Auteur
Pozzi Antonia ; Vecchio Matteo Mario ; Cederna Cam
Editeur
LABORINTUS
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120
Date de parution
20180504
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Antonia Pozzi ci invita a esplorare il suo mondo interiore attraverso le pagine di "Parole - Vol II", un'opera che si distingue per la sua intensità emotiva e la profondità dei sentimenti espressi. Ambientato nell'Italia del primo Novecento, questo volume raccoglie poesie che riflettono le esperienze personali e le osservazioni della poetessa sulla vita, l'amore e la natura. Pozzi, con la sua sensibilità acuta, riesce a catturare l'essenza dei momenti fugaci e a trasformarli in versi che risuonano con il lettore. Le sue poesie sono un viaggio attraverso le emozioni umane, esplorando temi come la solitudine, la ricerca di significato e la bellezza del mondo naturale. La sua scrittura è caratterizzata da una delicatezza e una precisione che permettono di percepire ogni sfumatura dei suoi pensieri e delle sue emozioni. Attraverso la sua voce poetica, Pozzi ci offre una finestra sulla sua anima, permettendoci di connetterci con le sue esperienze e riflessioni. Questo libro non è solo una raccolta di poesie, ma un invito a riflettere sulla nostra esistenza e a trovare bellezza e significato nei dettagli quotidiani. In questo modo, "Parole - Vol II" ci insegna a vedere il mondo con occhi nuovi, apprezzando la complessità e la bellezza della vita.
Il sole chino sul grembo della montagna con tensione grifagna sembrava un occhio stupefatto d'arancione cigliato di raggi a lame vivide sotto un sopracciglio corrucciato di nubi livide.
Malgré une mort prématurée à l'âge de 26 ans, Antonia Pozzi (1912-1938) a laissé une oeuvre considérable dont la publication posthume a révélé la force et l'originalité. Vittorio Sereni, l'un de ses plus proches amis, reconnut le premier ses dons exceptionnels. Eugenio Montale admirait lui aussi la " pureté du son " et la " limpidité des images " de la poésie d'Antonia Pozzi. T. S. Eliot quant à lui se disait frappé par " sa pureté et sa probité d'esprit ". Un an après sa mort, les éditions Mondadori publient sous le titre Parole un premier ensemble de ses poèmes (1939). L'année suivante paraît sa thèse : Flaubert. La formazione letteraria (Garzanti, Milan, 1940). D'autres éditions se succèdent : en 1948, Parole. Diario di poesia 1930-1938 ; en 1948, une édition préfacée par Montale. La parution des journaux et correspondances (notamment avec Sereni) révèle une personnalité complexe et attachante. Comme les poèmes de Katherine Mansfield sont partie intégrante de son journal et seulement différents par la forme, le Diario di poesia est un journal entièrement fait de poèmes, qui, grâce à la vivacité du regard et à la limpidité du style échappent aux dangers de la complaisance comme du prosaïsme. Les traductions d'Antonio Pozzi se sont multipliées : en allemand, anglais, espagnol, portugais, roumain... Mais en français, seul a paru en 2009 un petit volume bilingue de 88 pages : La route du mourir (trad. Patrick Reumaux, Librairie E. Brunet, Rouen). Passionné par l'oeuvre d'Antonia Pozzi et traducteur émérite, Thierry Gillyboeuf a entrepris de donner en français l'intégrale de l'oeuvre poétique d'Antonia Pozzi, soit un ensemble bilingue de 600 pages réparti en deux volumes.
Malgré une mort prématurée à l'âge de 26 ans, Antonia Pozzi (1912-1938) a laissé une oeuvre considérable dont la publication posthume a révélé la force et l'originalité. Vittorio Sereni a reconnu le premier ses dons exceptionnels. Eugenio Montale admirait chez elle la « pureté du son » et la « limpidité des images ». Et le grand Eliot lui-même se disait frappé par « sa pureté et sa probité d'esprit ». Un an après sa mort, les éditions Mondadori ont publié sous le titre Parole, un premier ensemble de ses poèmes (1939). L'année suivante a paru sa thèse: Flaubert. La formazione letteraria (1940). En 1948, a paru enfin la totalité du Diario di poesia 1930-1938, préfacé par Montale. Ses lettres (notamment à Sereni) révèlent une personnalité complexe et attachante. Le Diario di poesia est un journal entièrement fait de poèmes : le miracle est que, grâce à la vivacité du regard et à la limpidité du style, ce journal ne tombe jamais dans le prosaïsme ni la complaisance. Comme Emily Dickinson, Antonia Pozzi n'a rien publié de son vivant. Pour elle aussi, la poésie constitue une sorte de journal secret où sa vie entière est reprise et métamorphosée. Dans sa parfaite immédiateté, son écriture est ainsi frappante de profondeur et de densité. La montagne (les Dolomites) est comme le symbole de son écriture, elle qui réconcilie le ciel et la terre, la vie et la mort. C'est là qu'elle trouve le refuge spirituel nécessaire pour s'affranchir d'un monde où l'épanouis-sement normal de sa vie de femme lui est refusé par les conventions hypocrites d'un milieu et d'une époque marqués par le patriarcat mais aussi le fascisme.
Un jeune homme de vingt ans s'installe à la chronique littéraire de L'Action française et dévore les livres de son temps avec une gourmandise rare. Avant d'être l'homme du procès de 1945, Robert Brasillach fut un lecteur, sans doute l'un des critiques les plus brillants et les plus redoutés de sa génération. Des tragédies de Sénèque aux grands romans de l'entre-deux-guerres, de La Condition humaine de Malraux au Noeud de vipères de Mauriac, des Hommes de bonne volonté de Jules Romains au Château des Brouillards de Dorgelès, ces pages révèlent un critique au style vif, parfois cinglant, toujours guidé par l'exigence littéraire. Le lecteur passionné précède ici l'homme des tempêtes à venir. Brasillach met les écrivains au premier rang, coûte que coûte. Robert Brasillach (1909-1945) traverse son époque comme écrivain, critique brillant. La Libération le juge pour collaboration avec l'ennemi et le condamne à mort. A la différence de Céline, Rebatet, Bonnard ou Drieu la Rochelle, pourtant eux aussi profondément engagés dans le fascisme, l'antisémitisme ou la collaboration, Brasillach fut le seul grand écrivain français à être fusillé. François Mauriac, Albert Camus, Paul Valéry, Paul Claudel, Jean Cocteau, Colette et Jean Paulhan signent une pétition pour sa grâce. Ces grands noms des lettres françaises séparent alors l'homme, ouvertement antisemite de l'auteur. De Gaulle maintient la sentence, et Brasillach meurt fusillé en février 1945. Ces pages appartiennent aux années d'avant, aux années de la passion pure pour les livres. François Ouellet est écrivain, essayiste et professeur titulaire de littérature à l'Université du Québec à Chicoutimi. Spécialiste du roman français de l'entre-deux-guerres et des écrivains méconnus, il a consacré de nombreux travaux à l'histoire littéraire et à la critique narrative. Introduciton de François Ouellet.
Le 1er février 1913, le Mercure de France annonce en quelques lignes la mort d'un inconnu : Francis Latouche, vingt-huit ans, renversé par un autobus rue de Vaugirard. Un poète s'éteint avant d'avoir eu le temps d'exister aux yeux du monde - et son oeuvre, éparpillée dans des revues aujourd'hui introuvables, sombre avec lui dans l'oubli. Plus d'un siècle plus tard, ce recueil rassemble pour la première fois ce qu'il reste de Francis Latouche : L'Initiation, nouvelle trouble sur l'éveil des sens d'un adolescent ; les Lettres anglaises, chroniques vives et savoureuses qu'il tenait depuis Londres pour la revue Pan ; des poèmes inédits, où la fièvre décadente le dispute à une grâce très personnelle ; et Antinoüs, son drame antique consacré à l'amour de l'empereur Hadrien pour son jeune favori. On y retrouve un jeune homme partagé entre deux mondes - la province catholique et les jésuites de Jersey, les salons de Londres et les revues sulfureuses de la Belle Epoque -, un esprit curieux de tout, épris de beauté antique et de poésie interdite, et que la mort a fauché au moment même où l'on commençait à parler de lui. Ce livre rend enfin justice à une voix singulière du crépuscule symboliste, entre nostalgie païenne et fascination morbide - la voix d'un poète que Paris n'aura connu que le temps d'un éclair. Introduction de Patrick Cardon.
Avec ce guide inédit, nous souhaitons accompagner votre découverte de ces nombreux hôtes illustres du père Lachaise (italiens de nationalité, d'origine ou de coeur) qui incarnent ce lien profond et indissoluble entre les peuples italiens et français. Livre billingue français / italien
Ces actes sont le reflet de la journée d'études consacrée à Jacques d'Adelswärd-Fersen (Paris, 1880 -Capri, 1923). Celle-ci a confirmé le nouvel enthousiasme que génère aujourd'hui le baron Fersen. Il correspond à un besoin pressant de détachement des forces trop pesantes des réalités. C'est ce que proposent les attitudes de notre dandy. Un véritable feu "d'artifices" ; un jeu constant de faux- "semblants" et de contre- "vérités" qui forment la vie, celle qu'on nomme authentique(paradoxes hautement wildiens). A partir de l'oeuvre de Jacques d' Adelswärd-Fersen dans ses dimensions littéraires et culturelles, cet ensemble d'études montre le continu d'approches disciplinaires. Les différentes contributions rassemblées dans le présent ouvrage ont été rédigées par des spécialistes provenant d'horizons culturels différents.