Quand on vit près de la mer, dans le Dorset, écrit Llewelyn Powys, il est remarquable, à l'heure qui précède l'aube, d'écouter les goélands déchirer le majestueux silence des collines de leurs cris perçants sauvagement réitérés. C'est une musique qui oblige l'imagination à sortir des limites du monde contemporain et force l'esprit à se remémorer le long travail de la planète, un travail entamé à une époque inconcevablement éloignée de la nôtre et qui se poursuivra longtemps après que nous serons poussière. Préfaçant les Essais de son frère, John Cowper Powys avoue : "Il y a dans les essais de Llewelyn un courant souterrain constant semblable à un bruit d'ailes dans les airs, au bris des vagues dans l'eau, aux craquements d'un feu sur la lande, aux sifflements des herbes que l'on brûle dans le jardin, au son des cloches dans les beffrois (...) Le style de Llewelyn est celui de nos pensées quand un long rêve diurne nous enveloppe soudain merveilleusement, sur une lande, une terrasse, une balustrade, un coin de mer familier depuis l'enfance."
Nombre de pages
186
Date de parution
10/04/2017
Poids
180g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040515
Titre
Que les noix brunissent
Auteur
Powys Llewelyn ; Reumaux Patrick ; Duhem Bernard
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
120
Poids
180
Date de parution
20170410
Nombre de pages
186,00 €
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Le pasteur Powys engendra onze enfants, dont sept furent écrivains - et dont trois comptent parmi les génies de ce siècle : John Cowper (1872-1963), Theodore Francis (1875-1953), Llewelyn enfin (1884-1939), le petit dernier, qui lutta sa vie durant contre la phtisie, voyagea beaucoup, publia quelques essais sublimes, et cet unique " roman "l'année de sa mort - inédit en français à ce jour. Il s'agit à vrai dire d'un roman d'une espèce singulière, puisque l'auteur lui ajoute ce sous-titre : " Autobiographie imaginaire ". Mais, nul doute, nous sommes dans la fiction, car les frères Powys, pour notre bonheur, furent de grands menteurs sous le ciel. Un homme agonise en crachant ses poumons, et se souvient. De quoi se souvient-on quand on meurt? La réponse est toute simple : de l'éclat du premier amour. Quant à savoir si cette idylle initiale ressortit à la réalité ou aux fastes de l'imaginaire, c'est bien sûr sans importance. La vérité, si vérité il y a, est dans la chose écrite, non dans l'illisible confusion de cette mauvaise farce que nous appelons l'existence. Alternant les pages rouges où le mourant crache son sang, et ces autres pages qui ont la couleur du vert paradis, à l'heure où l'enfance découvre les émois de la chair - pages arrachées an temps enfui, à ces années de belle attente où la sève et l'amour rendaient le sexe et l'âme tumescents. " L'Amour, la Mort, écrit Patrick Reumaux, poète et traducteur, est le cri perçant d'un faucon pour cette chose étrange : la lumière. Haut tenu, le chant. Haut tenue, la langue : une somptueuse prose anglaise. Avec, au coin du bois, quelques aperçus embusqués sur une famille hors du commun : les Powys. "
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.