L'autoconsommation collective d'électricité en France. Émergence d'une innovation contrariée
Poupeau François-Mathieu ; Lormeteau Blanche ; Pis
ECOLE DES MINES
35,00 €
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EAN :9782385424084
L'autoconsommation collective d'électricité (ACCE) est née, en France, de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (TECV) de 2015. S'inscrivant dans un mouvement général de recomposition des systèmes énergétiques, ce nouveau dispositif, qui consiste à relier des consommateurs à un ou plusieurs producteurs en empruntant le réseau public de distribution d'électricité, fait écho à plusieurs types d'attentes : contribuer à développer les énergies renouvelables, répondre aux aspirations des citoyens à produire et consommer au niveau local (notion de "circuit court"), inciter les individus à mieux prendre conscience des enjeux d'efficacité et de sobriété énergétiques, etc. Portée par ces motivations diverses, l'ACCE s'est depuis diffusée et fait désormais partie de la palette des dispositifs que les porteurs de projets locaux peuvent mobiliser. L'objectif de cet ouvrage est de rendre compte des dynamiques d'émergence de ce nouvel outil d'action publique, en articulant deux échelles d'analyse, nationale d'une part (évolution du cadre réglementaire entre 2015 et 2022, sous l'effet de jeux d'acteurs parfois complexes), locale d'autre part (étude de cinq opérations). Fruit d'un travail interdisciplinaire, l'enquête montre que la "promesse" de l'ACCE (oeuvrer en faveur d'une gestion plus décentralisée de l'énergie) n'a jamais été vraiment tenue, ce dispositif ayant été progressivement dépossédé de son potentiel de transformation pour devenir un instrument s'inscrivant dans la continuité des formes de régulation historiques du secteur électrique, marquées par un fort centralisme.
Nombre de pages
318
Date de parution
11/01/2024
Poids
546g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782385424084
Titre
L'autoconsommation collective d'électricité en France. Émergence d'une innovation contrariée
Auteur
Poupeau François-Mathieu ; Lormeteau Blanche ; Pis
Editeur
ECOLE DES MINES
Largeur
160
Poids
546
Date de parution
20240111
Nombre de pages
318,00 €
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Du fait des dérèglements du marché de l'énergie et des problèmes posés par le réchauffement climatique, la question de l'efficacité énergétique a connu un net regain d'intérêt auprès des pouvoirs publics en Europe. Parmi les outils mobilisés pour répondre à cet enjeu, les agences locales de l'énergie figurent en bonne place. Créées grâce au programme communautaire SAVE, elles sont aujourd'hui plus de 200 à fonctionner dans la plupart des pays européens et à tenter d'apporter des réponses concrètes aux préoccupations qui se font jour dans nos sociétés contemporaines. Que font ces agences ? Quelle place occupent-elles au sein du tissu local qui les a vues naître ? Quelle forme d'action publique produisent-elles ? C'est à ces quelques questions que tente de répondre cet ouvrage, qui s'appuie sur la comparaison entre quatre structures situées en France et en Grande-Bretagne : Leicester, Milton Keynes, Mulhouse et Rennes.
L'électricité, un service public jacobin ? A rebours des idées reçues, cet ouvrage montre le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la construction de ce qui est devenu un pilier de l'Etat-Providence en France, au XXe siècle. Cette influence, peu abordée dans l'historiographie, doit être mise en regard avec les origines du secteur électrique : un système sociotechnique ancré et organisé au niveau communal. Jamais effacée, cette "matrice" a façonné de manière durable la gestion du service public. Elle explique le maintien de plusieurs prérogatives locales au moment de la nationalisation (concessions de distribution, régies municipales et départementales, etc.). Elle éclaire la prise de certaines décisions après la création d'Electricité de France, en matière de redistribution sociale (soutien aux usagers domestiques) ou d'aménagement du territoire (péréquation des prix, électrification rurale). En exhumant l'action des pouvoirs locaux et de leur principale organisation représentative, la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), cette autre histoire du service public, racontée " par le bas ", nuance la vision d'un Etat hégémonique. Elle permet aussi de mieux appréhender les mutations actuelles du secteur électrique, à l'heure où les questions de décentralisation refont surface dans les débats politiques.
L'énergie-climat est devenu un sujet de préoccupation majeur en France, qui interpelle l'Etat dans sa fonction de stratège. Comment celui-ci se saisit-il de ce nouveau rôle ? Comment construit-il sa vision du futur ? Comment fixe-t-il les grandes orientations censées répondre aux défis de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique ? Ces interrogations sont au coeur de cet ouvrage, qui se penche sur la rédaction, de 2017 à 2020, de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). S'appuyant sur une enquête approfondie menée auprès des acteurs qui ont participé à leur élaboration, il offre une contribution inédite à la sociologie de l'administration et de la décision publiques, dans un domaine encore peu étudié. Il permet aussi d'identifier une facette méconnue de l'inaction de l'Etat en matière climatique : l'impuissance dans laquelle est placée, en France, l'administration en charge de cette question. Reléguée à un rang périphérique dans le champ bureaucratique, disposant d'effectifs et de moyens limités, dénuée de réels leviers d'action, peu soutenue par les politiques, celle-ci peine à insuffler les dynamiques de transformation nécessaires à l'atteinte de l'objectif de neutralité carbone en 2050.
Dans l'imaginaire collectif, l'électrification du territoire national renvoie surtout à l'intervention de l'Etat et à l'action d'une grande entreprise publique, EDF. Cette aventure humaine et technologique, associée à la diffusion du progrès, est en réalité une oeuvre partagée avec un autre acteur majeur : les collectivités territoriales. L'histoire du Syndicat des communes de la banlieue parisienne pour l'électricité (SCBPE), créé en 1924, en témoigne. Cette institution méconnue, qui est au coeur de cet ouvrage, assume dès sa fondation une fonction essentielle, qu'elle conserve aujourd'hui encore : celle d'autorité concédante des réseaux de distribution publique d'électricité. Après quelques années d'apprentissage, le SCBPE parvient à s'imposer comme l'un des plus influents établissements intercommunaux de France. En 1946, la nationalisation du secteur électrique limite son champ d'intervention, jusque dans les années 1990, qui marquent sa renaissance, au moment où la France libéralise ses grands réseaux de service public. Rebaptisée en 1997 Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (SIPPEREC), l'institution se transforme alors en profondeur, gagne en expertise, élargit ses compétences aux réseaux de communications électroniques et aux énergies renouvelables, et étend son territoire. A l'heure où se dessine un nouveau modèle de service public et où se recompose la gouvernante du Grand Paris, cet ouvrage met en lumière les enjeux, les tensions et les réalisations qui ont jalonné près d'un siècle d'histoire intercommunale.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
...Le livre passionnera ceux qui veulent savoir comment se fait une découverte et la nature des efforts parfois inouïs cachés derrière la communication impersonnelle qui annonce un résultat important dans une revue scientifique. Il réveillera l'émotion de ceux qui eurent à se préoccuper de la qualité des soudures, ou de la sécurité de cet instrument qui pouvait aussi devenir une bombe redoutable. Il rend hommage à ceux qui ont une part souvent ignorée aux grandes découvertes. " Georges Charpak
Ce livre est le fruit de 20 ans d'aventure scientifique vécue par une équipe de passionnés. Il débute avec le bouillonnement d'idées qui fut à l'origine des choix scientifiques du CEMEF. Puis chacun des axes de recherche est illustré par les chercheurs du centre, par des anciens passés dans l'industrie, ou bien par des spécialistes extérieurs qui ont tenu ainsi à manifester leur amitié. Sont passées en revue la modélisation et la simulation numérique des opérations de formage (fonderie, forgeage), puis la rhéologie des polymères. Sont abordés ensuite les aspects microstructuraux : endommagement des matériaux hétérogènes, problèmes d'échelle (relations micro/macro) et de cristallisation des polymères. Enfin, vient la tribologie de la mise en forme, c'est-à-dire l'art de gérer au mieux les contacts entre outil et produit (en laminage et en emboutissage). Une occasion exceptionnelle de survoler en 300 pages l'état actuel d'une recherche multidisciplinaire dans le domaine de la mise en forme des matériaux.
L'étude du travail des designers prend place dans une interrogation générale qui vise le travail de construction nécessaire pour que la situation de marché apparaisse. Les designers, obligés de réaliser physiquement l'objet et d'anticiper sur un marché futur, sont particulièrement intéressants pour qui veut comprendre les mécanismes complexes de l'incorporation de la demande dans les produits. Le design est pris dans des définitions divergentes. Mais les designers partagent une définition commune de leur travail : celle d'une articulation entre l'usager et l'objet. C'est à ce titre qu'ils sont étudiés, comme sociologues de l'usage. Trois équipes de designers industriels, choisies pour la complémentarité de leur conception du design et de leur cadre de travail ont été suivies. L'étude de leurs pratiques, de leurs modes d'organisation et des techniques de représentation utilisées a dégagé les modalités possibles d'une anticipation de l'usage. Par opposition au marketing, les designers sont soumis à une contrainte pressante : leur tâche de " réalisation " de l'objet souligne tout ce que l'objet comporte d'indéterminé par rapport à un cahier des charges idéal portant les desiderata de la demande. Cette indétermination impose la nécessaire condensation de ses dimensions esthétiques, techniques, fonctionnelles, marchandes. C'est ce moment indécis où l'objet prend forme, qui refait surgir des esquisses la pluralité des solutions possibles, et l'indétermination structurelle de l'offre par rapport à la demande.