Violence, religion et dialogue interculturel. Perspectives euroméditerranéennes
Poulain Jacques ; Triki Fathi ; Wulf Christoph
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296125049
En choisissant d'encourager la compréhension entre l'Europe et les pays marqués par l'empreinte de l'Islam, nous nous fixons la tâche de soumettre à un examen critique les généralisations et points de vue simplificateurs. Un dialogue interculturel exige que les uns et les autres sachent les modifier grâce à l'apport de connaissances nouvelles et les reformuler en développant des perspectives susceptibles de faire avancer la question. Des deux côtés, nous avons besoin de connaissances plus différenciées qui prennent la place des images et des préjugés portant sur la religion et la violence, la démocratie et la société, l'économie et la politique, l'individu et la communauté, la formation et la culture. Il faut également que les Européens et les Européennes intègrent à leur vision du monde le regard que le monde musulman porte sur les choses. Pour autant, l'ouverture à la vision d'autrui, à son interprétation des situations ne signifie pas qu'on les partage. Mais il importe de s'intéresser à l'autre et de s'efforcer de le comprendre. L'intérêt réciproque facilite la compréhension d'un contexte religieux, politique et culturel complexe. Ainsi apparaîtront des possibilités nouvelles d'évaluer les phénomènes culturels et de comprendre l'image de l'autre qui se manifeste dans toute sa dignité et son altérité.
Nombre de pages
276
Date de parution
01/09/2010
Poids
335g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296125049
Titre
Violence, religion et dialogue interculturel. Perspectives euroméditerranéennes
Auteur
Poulain Jacques ; Triki Fathi ; Wulf Christoph
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
335
Date de parution
20100901
Nombre de pages
276,00 €
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La question du langage est l'un des enjeux essentiels de la philosophie aujourd'hui dans les débats qui agitent les relations entre le Vieux Continent et les Etats-Unis. Face à ce qu'il est convenu d'appeler la transformation pragmatique de la philosophie, c'est-à-dire la réduction de tout discours à ses effets de langage sur les partenaires sociaux, Jacques Poulain oppose une réhabilitation de la philosophie du jugement. Spécialiste des écoles de pensée anglo-saxonnes, américaines mais aussi allemandes, il montre les dangers d'aveuglement contenus dans l'abandon de toute logique philosophique. Affrontant le diagnostic porté par Wittgenstein sur la philosophie, il remet le jugement de critique philosophique au travail en le préservant des rêves scientistes ainsi que de toute rechute dans le pseudo-savoir des règles de langage. Dans cette polémique suscitée par l'essor croissant de la philosophie du langage et de la logique mathématique, ce livre est l'un des rares en France à entreprendre une discussion de fond avec la philosophie anglo-saxonne.
Les démocraties économiques produisent en accéléré un appauvrissement du monde. Elles programment même un dégraissage de leurs populations actives de l'ordre de 80%. Pour légitimer leurs régulations, justifier leurs performances catastrophiques et les crimes spéculatifs de leurs banques, elles n'agitent que ce schibboleth appelé par Joseph Stiglitz le "consensus de Washington" : libéralisation, privatisation et austérité. Elles développent sans sourciller une esthétisation pathologique du monde à l'aide d'un chamanisme économique qui les dispense de se soumettre à ce qui devrait régler leur développement : le jugement d'objectivité qu'elles sont appelées à porter sur leurs propres résultats. C'est ainsi qu'elles parasitent, sous couvert d'expérimentation, la puissance de l'imagination créatrice que l'être humain s'est forgée pour surmonter l'absence de ses coordinations héréditaires à l'environnement. La maladie mortelle qu'elles propagent n'est pourtant qu'un autisme de la réflexion. Le sursaut doit venir d'un dialogue transculturel, seul remède pour guérir de la mondialisation.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...