Les romans grecs et latins et leurs réécritures modernes. Etudes sur la réception de l'ancien roman,
Pouderon Bernard
BEAUCHESNE
69,00 €
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EAN :9782701020730
La réception des romans de l'Antiquité a suivi une double voie : celle de l'Occident médiéval, empruntée principalement (mais pas uniquement) par les oeuvres latines, qu'elles fussent profanes ou chrétiennes, et celle de l'Orient byzantin, liée aux conquêtes ottomanes et à la Renaissance humaniste. C'est en effet à la suite du siège de Buda, en 1526, grâce à un manuscrit sauvé des flammes de l'incendie du palais des rois de Hongrie, que furent redécouverts en Occident les grands romans grecs du corpus traditionnel : souvent traduits, tant en latin qu'en langue vernaculaire, avant même leur édition dans leur texte original, ils furent bientôt imités, et même plagiés. Mais les oeuvres de fiction de l'Antiquité ne nous sont pas parvenues exclusivement à l'issue d'une transmission savante. Certaines ont cheminé à travers le Moyen Age latin, tandis que d'autres se sont vues adaptées au sein de l'Empire byzantin par des écrivains soucieux de les mettre au goût de la cour impériale. C'est cette diversité des cheminements, des usages et des réemplois qui constitue l'objet du présent volume, fruit d'un colloque organisé à l'Université de Tours en octobre 2013, septième de la série des Colloques sur l'Ancien roman. Les auteurs Jérôme BASTICK, Simone BETA, Alain BIDEAU, Marie-Ange CALVET-SEBASTI, Koen de TEMMERMAN, Massimiliano GAGGERO, Richard HILLMAN, Corinne JOUANNO, Lydie LANSARD, Florence MEUNIER, Ingela NILSSON, Bernard POUDERON, Alexander ROOSE, Pauline RUBERRY-BLANC, Linda SIMONIS, Jean-Jacques VINCENSINI.
Nombre de pages
296
Date de parution
01/09/2015
Poids
540g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782701020730
Titre
Les romans grecs et latins et leurs réécritures modernes. Etudes sur la réception de l'ancien roman,
Auteur
Pouderon Bernard
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
157
Poids
540
Date de parution
20150901
Nombre de pages
296,00 €
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L'un des plus grands mythes de notre littérature trouve son origine historique dans un personnage fantasque, mi-charlatan, mi-homme de science et de culture, le docteur Faust de Kundling. Mais les développements littéraires qui ont suivi sa mort singulière se sont appuyés sur différentes figures qui appartiennent au fonds commun de notre culture occidentale. Au premier rang d'entre elles, celle de Simon le Magicien, connue à travers les Actes des apôtres, la tradition hérésiologique (Justin, Irénée), et surtout le Roman pseudo-clémentin. C'est en effet dans cet ouvrage que l'auteur du premier récit sur Faust, le Faustbuch (1587), a puisé nombre des traits qu'il attribue à son anti-héros : le nom même de Faustus (bien attesté par ailleurs comme patronyme du magicien), les pratiques magiques et l'asservissement au démon, mais aussi la présence à ses côtés d'Hélène de Troie, la compagne de Simon. Cette confusion permit à l'auteur une nouvelle assimilation, celle de Faust avec le pape Alexandre VI Borgia, coupable de "simonie" . L'ouvrage retrace ce parcours littéraire, depuis les Actes des apôtres jusqu'au Faustbuch et quelques-uns des auteurs qui s'en sont inspirés (Marlowe, Goethe, Flaubert, Anatole France).
Les apologistes grecs du deuxième siècle - Aristide, saint Justin, Tatien, Athénagore, Théophile, auxquels il faut joindre quelques inconnus ou anonymes - sont les premiers intellectuels du christianisme. A l'époque des persécutions menées sporadiquement par les foules hostiles sous la forme de véritables " pogroms ", et qui étaient plus ou moins acceptées par les autorités (les Antonins, depuis Trajan jusqu'à Marc Aurèle, n'étaient pas favorables aux chrétiens), ils ont pris la plume, en s'adressant les uns directement aux empereurs, les autres au public païen, pour défendre leurs coreligionnaires contre les odieuses accusations qui étaient lancées contre eux : l'anthropophagie rituelle, la débauche incestueuse, l'impiété, envers les dieux de la cité, qualifiée par leurs adversaires d'" athéisme ", et pour présenter et justifier le nouveau genre de vie et la doctrine jugée scandaleuse qui étaient les leurs. Ce faisant, ils ont dressé un premier pont entre la philosophie païenne et le christianisme, en présentant la doctrine chrétienne d'une manière rationnelle, acceptable par les lettrés de l'époque, en même temps qu'ils ont contribué à l'élaboration de la théologie chrétienne. Mais ils ont aussi combattu des adversaires plus proches d'eux : les gnostiques, qui, au nom d'une interprétation supérieure des Écritures, distinguaient le Dieu transcendant du Démiurge créateur, niaient l'humanité du Christ sauveur et rejetaient la résurrection de la chair, et les juifs, qui, attachés à la lettre des textes bibliques, refusaient de voir en Jésus de Nazareth le Messie annoncé par les prophètes, Verbe de Dieu préexistant. Dans cet ouvrage - le plus complet en langue française depuis celui d'A. Puech (1912) -, sont présentés à la fois les hommes (dans la mesure où nous détenons sur eux des informations qui ne relèvent pas de la pure légende hagiographique), leurs œuvres et leurs doctrines, de manière à donner de leur action et de leur apport théologique et littéraire l'image la plus fidèle possible.
Hildegarde de Bingen connaît ces dernières décennies une redécouverte fulgurante en France, devenant un véritable best-seller. En revanche, sa correspondance - bien que volumineuse, avec ses 474 lettres, réparties en six collections - a été laissée pour compte. A ce jour, n'ont été traduites en français que soixante lettres, dans un ordre qui ne correspond pas à celui qu'Hildegarde a donné dans le Liber epistolarum, consigné dans le Riesencodex. Ce dernier, au lieu de la classer en fonction de ses correspondants, inscrit chaque lettre dans son projet théologique et littéraire. S'appuyant sur le reclassement des lettres d'Hildegarde, par Mechtild Dreyer et son équipe, cet ouvrage met en valeur l'apport théologique de ce Livre des Lettres, tout en l'inscrivant dans l'oeuvre d'Hildegarde. Il présente non seulement son triptyque visionnaire, mais aussi sa réflexion sur la musique (Lettre XXII), sur la liberté et sur d'autres sujets fondamentaux. L'analyse permet également de situer Hildegarde de Bingen par rapport à d'autres mystiques de son époque - notamment, Bernard de Clairvaux et Elisabeth de Schönau - et de faire le point sur la nature de leur échanges épistolaires. L'originalité de la correspondance d'Hildegarde sera mise en valeur par rapport à celle d'Anselme de Cantorbéry ou de Catherine de Sienne. Ce travail de première main constitue ainsi une contribution importante aux études hildegardiennes. Ont contribué à cet ouvrage : Silvia Bara Bancel, Yannick Beuvelet, Emmanuel Bohler, Jean Devriendt, Mechtild Dreyer, Stéphane Dufour, Michael Embach, Bruno Hayet, Jean-Claude Lagarrigue, Laurence Mellerin, Philippe Molac, Paulo Rodriguez, Harald Schwaetzer, Jean-Louis Sohet, Eric Tillette de Clermont-Tonnerre, Michel Van Parys, Marie-Anne Vannier.
Résumé : Mozart aurait-il été heureux de disposer d'un Steinway de 2010 ? L'aurait-il préféré à ses pianofortes ? Et Chopin, entre un piano ro- mantique et un piano moderne, qu'aurait-il choisi ... Entre la puissance du piano d'aujourd'hui et les nuances perdues des pianos d'hier, où irait le c'ur des uns et des autres ... Personne ne le saura jamais. Mais une chose est sûre : ni Mozart, ni les autres compositeurs du passé n'auraient composé leurs oeuvres de la même façon si leur instrument avait été différent, s'il avait été celui d'aujourd'hui. Mais en quoi était-il si différent ? En quoi influence-t-il l?écriture du compositeur ? Le piano moderne standardisé, comporte-t-il les qualités de tous les pianos anciens ? Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Qui a raison, des tenants des uns et des tenants des autres ? Et est-ce que ces questions ont un sens ... Un voyage à travers les âges du piano, à travers ses qualités gagnées et perdues, à travers ses métamorphoses, voilà à quoi convie ce livre polémique conçu par un des fervents amoureux de cet instrument magique.