Quatrième de couverture Des villages suspendus au bord du Sahara, des trains à grande vitesse qui glissent sous des glaciers, des tours qui se dressent dans une atmosphère de jungle, des volcans dorés qui tombent à pic dans des baies d’huile, des avenues dont le goudron clignote, des passants que l’on fait exploser pour passer dans leur dislocation en flammes virtuelles, des militaires qui attendent derrière les lasers d’un night-club, des fillettes qui se tatouent les gencives avec un paquet d’aiguilles, des amis du Mali, du Japon et de l’Indonésie, des situations vertigineuses, un brouillage des limites du corps, une vie de voyages conçue comme un apprentissage de la liberté dans un monde sans extérieur où les touristes sont des justiciers en puissance, où notre pays et notre culture nous heurtent de front partout, aussi loin que nous allions. Car après nos propres émotions, nous voulons l’émotion des autres. Nous produisons des artistes du bout du monde, quitte à les inventer, en espérant pouvoir jouir de leur pensée. Et ensuite ? Il faudra être l’autre. On y viendra. Voici la logique du voyage aboutie, voici la modernité, voici le siècle qui s’annonce.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
186
Date de parution
15/01/2004
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782867449901
Titre
HOTEL DE L'AMITIE
Auteur
Potoski Antonin
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20040115
Nombre de pages
186,00 €
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Sultanat d'Oman, Myanmar, Éthiopie, Bangladesh, Japon. Miliciens nilotiques nus et scarifiés, pluies ininterrompues, côtes en boue qui se disloquent, flashes des auréoles bouddhiques électroniques, avions de chasse bengalis, MP3 des hauts plateaux, zébus des Peuls, cabanes dans les palais de La Havane, silences ouatés du Sultanat, complicités pakistanaises, villes frontalières du Somaliland aux couleurs de dessins animés, collines d'Arakan, paillettes sur des bras sombres, fièvres de dengue: Cités en abîme décrit le voyage des années 2010. Réaction à la supériorité humanitaire, questionnement des dominations culturelles bienfaitrices, le récit d'Antonin Potoski, ressenti à travers le corps, crée des appels d'air entre des situations éloignées, des passages secrets sous les continents.
Né en 1974, Antonin Potoski a notamment publié, aux Éditions P.O.L., Les Cahiers dogons et Hôtel de l'Amitié. Cités en abîme, paru aux Éditions Gallimard en 2011, a obtenu le prix Louis Castex de l'Académie française.
Résumé : Journées d'attente et de torpeur au pays dogon. Emotions aussi, émotions nombreuses, souvenirs d'enfance pour les comprendre. Surtout, ouverture constante à ce qui arrive, les corps, les gestes, la brûlure de l'air, cette grande brûlure, ce grand éblouissement qui font de ce pays le cour du monde et dissolvent sa tristesse. Car là-bas, l'air même est émouvant. On est au milieu du continent : d'où qu'il vienne, chaque mètre de sable ou de roche l'a réchauffé. "J'ai ici l'impression que je ne pourrai jamais être complètement ailleurs, c'est peut-être un beau piège de poussière, une erreur, mais je m'en brûle le visage et m'en extasie."
Quatrième de couverture Ce sont des instantanés de voyage, en général réalisés avec des appareils très simples (des jetables...). Ils proviennent du monde entier, Asie, Afrique, Europe, Amérique latine. Ils saisissent toujours et soulignent, et approfondissent la beauté du monde, fugacité et permanence, force, fragilité. S'accordant étonnamment les uns aux autres, clairs ou sombres, clairs et sombres, ils vibrent et chantent sourdement à travers tout le livre. Et ce sont des textes, des descriptions très simples, des poèmes, des émotions, des souvenirs, des moments de grand trouble et de bonheur liés au dépaysement, au fait magique d'être ailleurs, de toucher, de sentir, de regarder de tous ses yeux.
Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.
Charles Juliet a rassemblé ces textes en préparation du onzième volume de son journal qu'il avait choisi d'appeler Mes meilleures années. Il est mort le 26 juillet 2024, à Lyon, avant de pouvoir achever son projet. Nous publions aujourd'hui ce volume avec les textes inédits qu'il avait sélectionnés, dans un ordre fragmentaire qui restait à définir, mais qui témoignent de sa volonté d'atteindre sa part la plus singulière, "là où je rencontre ce qui appartient à tous, là où j'ai la chance d'accéder au permanent, à l'intemporel", écrivait-il.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.
Trénet Charles ; Frémeaux Patrick ; Lisita Vincent
En 1930, Charles Trenet, dix-sept ans, "monte" à Paris avec l'ambition de devenir journaliste, peintre en atelier, acteur de cinéma... bref, Parisien. Dans sa valise, il emporte son premier roman, Les Rois fainéants, deux cents feuillets que les éditeurs refuseront, mais qui le conduiront vers Max Jacob puis Jean Cocteau, scellant ainsi son destin d'artiste. Avant ce départ, à Perpignan, il s'était déjà illustré dans Le Coq catalan d'Albert Bausil comme chroniqueur, conteur et poète. Ce manuscrit marque sa première entreprise d'envergure : on y retrouve sa sensibilité à fleur de peau et sa joie de vivre, l'ironie, la nostalgie, l'humour, mais aussi la culture littéraire et historique qui nourriront plus tard ses chansons. Considéré comme perdu par Trenet lui-même, Les Rois fainéants fut longtemps l'"arlésienne" de son oeuvre. Retrouvé par Vincent Lisita, historien d'art et spécialiste du Fou chantant, déjà auteur de deux ouvrages et directeur de l'intégrale chronologique chez Frémeaux, ce roman historique est publié ici pour la première fois. L'édition est accompagnée d'une présentation et d'une biographie de Charles Trenet rédigées par Vincent Lisita. Ce roman de jeunesse n'est pas seulement l'essai d'un apprenti écrivain : il constitue l'acte de naissance littéraire de celui qui allait révolutionner la chanson française. Patrick Frémeaux.