Agir pour l?Eglise. Ministères et charges ecclésiastiques dans les églises réformées (XVIe-XIXe)
Poton Didier ; Mentzer Raymond
INDES SAVANTES
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EAN :9782846543811
En affirmant la doctrine du sacerdoce universel, Luther, suivi par les autres réformateurs, dont Calvin, a bouleversé le pouvoir au sein de l'Eglise avec des effets majeurs dans toute la société chrétienne au XVIe siècle. Non seulement le protestantisme rejetait le magistère romain mais il refusait en même temps de remettre l'Eglise aux mains d'une cléricature qui aurait seule le pouvoir de décider. Il introduisait, potentiellement, la démocratie dans la communauté chrétienne. Le processus de confessionnalisation et de progressive institutionnalisation des églises protestantes a contraint les réformateurs à poser les termes d'un ministère particulier, celui de la parole. Mais, le pasteur exerce un ministère (c'est-à-dire un service) et non un magistère. La conception calvinienne du gouvernement de l'église conduit à confier l'encadrement des fidèles et la gestion matérielle de la communauté à un groupe d'hommes (surveillants ou anciens) qui compose le consistoire, ancêtre, en France, du conseil presbytéral. A ce ministère s'ajoute celui du diaconat et de charges comme celles de chantre et de lecteur. Cet ouvrage apporte de nouveaux éléments dans l'étude de l'action de ces milliers d'hommes qui ont assuré des fonctions dans les églises réformées du XVIe au XIXe siècle grâce à une lecture plus attentive doublée de nouvelles interrogations et problématiques posées sur les archives consistoriales et synodales. Beaucoup de contributions mettent en évidence les contestations, les débats, les résistances à l'action des pasteurs, anciens et diacres. La réaction répond à l'action. Cette réactivité est à la fois source de fragilité et germe de vitalité des églises réformées dans des contextes politiques et sociaux divers.
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Nombre de pages
280
Date de parution
28/11/2014
Poids
444g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782846543811
Titre
Agir pour l?Eglise. Ministères et charges ecclésiastiques dans les églises réformées (XVIe-XIXe)
Auteur
Poton Didier ; Mentzer Raymond
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
158
Poids
444
Date de parution
20141128
Nombre de pages
280,00 €
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Ce livre est né d'un constat : les sources sur lesquelles l'historien appuie son analyse, dès lors qu'elles relèvent de la sphère de l'écrit (correspondances, écritures de soi, mais aussi actes administratifs, rapports), portent les "traces d'une expérience d'écriture ". Expérience que l'historien doit interroger pour construire son savoir; tout comme le critique littéraire interroge celle de l'écrivain. En associant historiens et critiques littéraires, les auteurs souhaitent penser la richesse des rapports entre histoire et littérature. Les textes réunis dans ce dossier prétendent établir un tel dialogue entre histoire et littérature, autour d'un phénomène majeur de la deuxième moitié du XIXe siècle, celui de l'immigration européenne (et notamment française) aux Amériques. L'ouvrage est structuré autour des grandes étapes migratoires : le départ, comme moment de création, d'invention de l'émigrant, le passage du milieu, comme seuil et passage, les expériences migratoires et les récits fondateurs des communautés migrantes, la mise en écriture des expériences sociales et culturelles des immigrants dans le pays d'arrivée à partir de la lecture de correspondances.
Cet ouvrage témoigne d'une dette intellectuelle envers un historien aux larges horizons : de l'histoire du Brésil à celle de l'expansion portugaise et de l'Atlantique, de l'histoire des échanges culturels franco-brésiliens aux échanges franco-canadiens ou franco-chinois, de l'histoire de l'économie à celle des échanges avec les acteurs de la création et de la diffusion artistiques, tels sont les principaux champs d'investigation de Guy Martinière. Anciens doctorants, collègues et amis qu'il a entraînés dans ses pérégrinations atlantiques (où le Brésil reste toujours le centre de gravité de ses préoccupations intellectuelles) lui offrent ce témoignage amical de reconnaissance.
Si l'histoire religieuse des populations littorales a suscité de nombreux travaux, elle a souvent omis d'étudier les expressions de la foi des hommes embarqués en mer. Les périples nautiques ne sont pourtant pas une ellipse temporelle hors de l'histoire : les navigations hauturières durent longtemps et bien des missionnaires embarqués forgèrent leur foi dans l'épreuve des flots. Ajoutons que la charge des âmes à bord soulève quantité de préventions historiques, qu'il s'agisse de l'encadrement religieux, lorsque le commandement lui-même se fait ministre du culte ; ou qu'il s'agisse de la délivrance des sacrements, en particulier quand la mort emporte les marins, alors qu'il est impossible de maintenir les rituels de deuil tels qu'ils sont pratiqués à terre. In fine, c'est le statut même du voyage en religion qu'il convient de questionner : l'histoire des religions méditerranéennes ne file-t-elle pas ses principaux motifs et sa doctrine sur un imaginaire nautique ? Le navire lui-même, artefact sacré en Occident, mérite une étude approfondie des réalités spirituelles de la navigation. Cet ouvrage ouvre donc des pistes qui croisent les pratiques cultuelles en mer avec les cultures religieuses. Pour nous rappeler que la mer est aussi un désert, au sens spirituel du terme.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Ce bouquet de vingt-sept articles sur les Kanaks et l'histoire de cette collectivité territoriale des antipodes nous permet de renouveler l'état de la question tout en montrant la grande richesse de cette thématique, trop souvent traitée en creux par les précédentes générations d'historiens. Si les Kanaks ont longtemps été les spectateurs passifs de leur histoire, ils en sont devenus les acteurs à travers les révoltes contre le fait colonial (1878, 1917) puis lors des "événements politiques" (1984-1989), qui permirent l'expression de revendications tout autant économiques qu'identitaires. Aujourd'hui encore, la pensée kanake est essentiellement transmise et véhiculée oralement. Aussi nous avons pallié - partiellement - à cette situation en publiant des paroles kanakes d'hier et d'aujourd'hui extraites de lettres, de discours ou d'interventions dans des réunions publiques. Cet ouvrage collectif devrait permettre de mieux appréhender "les ombres et les lumières" du préambule de l'Accord de Nouméa (1998) et faciliter l'application des programmes scolaires adaptés aux réalités locales mis en place en 2005 par la direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie.
Ce livre regroupe une centaine des articles les plus fondamentaux écrits par le professeur Nguyen The Anh au long d'un parcours personnel et intellectuel qui l'a conduit au premier rang de la recherche historique sur le Vietnam et la péninsule indochinoise. Ces articles, rédigés en français, anglais et vietnamien, ont été publiés dans des revues diverses, parfois difficiles à trouver ou qui n'existent plus, et c'est pourquoi leur réunion dans cet épais volume est apparue comme une nécessité. Mais le plaisir de la découverte, le souci bibliographique et la commodité d'accès sont peu de chose comparés à l'intérêt scientifique et la richesse inouïe des thèmes qui sont abordés par l'auteur. Chaque article est une étude. Chaque étude est une avancée. Et chacune de ces avancées construit encore un peu plus la cohérence d'un tableau qui, touche après touche, nous offre finalement une vision saisissante de la longue histoire du Vietnam et ses voisins.