La société comme moulin de discipline. Les pensées critiques à l'épreuve des transformations histori
Postone Moishe ; Loveluck William ; Homs Clément
CRISE ET CRITIQ
20,00 €
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EAN :9782490831296
Les décennies récentes ont été marquées par des bouleversements saisissants : la chute de l'URSS, l'avènement du néolibéralisme, la crise mondiale et l'effondrement écologique. Ces événements ont ébranlé l'illusion d'une Fin de l'Histoire" et souligné l'urgence de comprendre la dynamique de la modernité et ses transformations. Moishe Postone, connu pour sa réinterprétation de Marx, offre dans cet ouvrage une analyse de ces mutations et explore les phases du capitalisme, du XIXe au XXIe siècles. Il montre que le capitalisme et sa compulsion de productivité se trouvent au coeur de ces transformations. Cette propension vorace, toujours avide d'expansion et de profit, consume chaque effort dans la nécessité insatiable de produire et consommer toujours plus, toujours plus vite. Cette dynamique est comparable aux moulins disciplinaires des prisons de l'ère victorienne, où les prisonniers actionnaient manuellement les roues. Elle constitue une société disciplinaire nouvelle, où les structures de l'action ne sont pas seulement externes, mais se trouvent être intériorisées par les individus eux-mêmes, les forçant à se conformer à ses normes et à ses impératifs. A travers une analyse éclairante des auteurs de l'Ecole de Francfort ainsi que des figures éminentes du marxisme et de la philosophie, telles que Jürgen Habermas, Jacques Derrida, Nancy Fraser, Giovanni Arrighi, Robert Brenner ou encore David Harvey, Postone explore la manière dont le champ intellectuel a saisi ces transformations et confronte ces auteurs avec leurs limites et impensés. Une lecture incontournable pour comprendre les rouages complexes du capitalisme et saisir l'histoire des pensées critiques qui l'ont étudié.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
308
Date de parution
22/11/2024
Poids
390g
Largeur
140mm
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EAN
9782490831296
Titre
La société comme moulin de discipline. Les pensées critiques à l'épreuve des transformations histori
Auteur
Postone Moishe ; Loveluck William ; Homs Clément
Editeur
CRISE ET CRITIQ
Largeur
140
Poids
390
Date de parution
20241122
Nombre de pages
308,00 €
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Postone Moishe ; Kurz Robert ; Homs Clément ; Clau
Comment expliquer qu'à peine trois quarts de siècle après la Shoah, la menace antisémite resurgisse avec une intensité renouvelée ? Les auteurs et autrices réunis dans cette première anthologie en langue française consacrée à la Théorie critique de l'antisémitisme examinent la dimension structurelle de l'antisémitisme moderne, en invitant à éclairer cette forme de haine à travers les logiques de socialisation propres à la société capitaliste. Composé de deux parties intitulées "Antisémitisme et capitalisme" et "Shoah et Théorie critique" , il conjugue l'analyse des idéologies, la critique marxienne de l'économie politique, la psychanalyse, ainsi que les sciences sociales et historiques, pour explorer les imbrications complexes de l'antisémitisme avec le sexisme, le racisme, le complotisme et l'antisionisme. L'ouvrage invite à interroger la genèse des configurations historiques de l'antisémitisme, tant avant qu'après la Shoah, jusqu'à ses manifestations postmodernes.
Alors que le capitalisme néolibéral multiplie ses ravages (crises économique, écologique, alimentaire...) et que la vie, soumise au travail abstrait, apparaît toujours plus fragmentée, privée de sens, toute critique radicale du monde existant a disparu. Face au marxisme - et avec lui à tous les restes de la gauche - qui réduit la pensée de Marx à une théorie apologétique du capitalisme interventionniste d'État, Moishe Postone débarrasse les concepts de Marx du ballast marxiste et réélabore une théorie critique qui s'attaque à l'essence même du capitalisme: la forme de travail spécifique à cette formation sociale. Le travail sous le capitalisme n'est pas une activité extérieure au capitalisme, et donc à libérer; il est le fondement du capitalisme, et donc à abolir. Les marxistes de tout poil dénonceront comme abusive une telle lecture de Marx, et les divers marxologues y trouveront matière à faire vivre un peu leur spécialité sans emploi. Mais ce qui jugera vraiment le livre de Postone, ce sera s'il fournit ou non, la base d'une critique du capitalisme adéquate à notre époque. Biographie de l'auteur Né au Canada en 1942, Moishe Postone est professeur au département d'Histoire et d'Études juives de l'université de Chicago. Il a publié Temps, travail et domination sociale en 1993. Un recueil de trois textes de Postone a paru aux Éditions de L'Aube en 2003 sous le titre Marx est-il devenu muet?
Partant d'une relecture de Marx selon laquelle le capitalisme est une forme de domination impersonnelle, Moishe Postone rompt avec l'idée de « sujet » propre au marxisme traditionnel. Refu-sant d'opposer capitalistes, prétendus sujets dominants, et travailleurs, prétendus sujets émancipateurs, il pose le capital comme étant le vrai sujet, le « sujet automate » dont l'humanité doit se libérer. Tâche difficile car, individuelle ou collective, affirmative ou critique, toute subjectivité est imprégnée par les structures sociales du capitalisme. Une conscience oppositionnelle reste possible, mais elle doit être suffisamment réflexive pour rompre avec la pensée soumise au fétiche-capital et éviter ainsi de tomber dans l'une ou l'autre des fausses critiques du capitalisme, dont l'antisémitisme moderne a été et reste malheureusement l'une des manifestations les plus voyantes.
Spécialiste de renommée mondiale de la pensée de Marx, l'historien nord-américain Moishe Postone (1942-2018), récemment disparu, a élaboré une réinterprétation de la théorie critique de Marx d'une grande importance pour une critique sociale à la hauteur de l'époque. Largement saluée et largement traduite, son oeuvre maîtresse, Temps, travail et domination sociale, s'est opposée à l'idée que Marx n'avait plus rien à dire dans une époque d'effondrement du communisme en Europe de l'Est et de consolidation du capitalisme néolibéral en Occident. Postone la considérait néanmoins comme une enquête préliminaire : se confrontant au rapport de Marx à Hegel ou encore aux analyses de Lukács, Derrida, Horkheimer, Habermas, Adorno, David Harvey, Robert Brenner et Giovanni Arrighi, il passa les vingt-cinq années suivantes à explorer dans divers essais enfin réunis en français, comment Marx fournit, selon ses propres termes, "une puissante théorie sociale critique du monde contemporain" .
Postone Moishe ; Kurz Robert ; Homs Clément ; Clau
Comment expliquer qu'à peine trois quarts de siècle après la Shoah, la menace antisémite resurgisse avec une intensité renouvelée ? Les auteurs et autrices réunis dans cette première anthologie en langue française consacrée à la Théorie critique de l'antisémitisme examinent la dimension structurelle de l'antisémitisme moderne, en invitant à éclairer cette forme de haine à travers les logiques de socialisation propres à la société capitaliste. Composé de deux parties intitulées "Antisémitisme et capitalisme" et "Shoah et Théorie critique" , il conjugue l'analyse des idéologies, la critique marxienne de l'économie politique, la psychanalyse, ainsi que les sciences sociales et historiques, pour explorer les imbrications complexes de l'antisémitisme avec le sexisme, le racisme, le complotisme et l'antisionisme. L'ouvrage invite à interroger la genèse des configurations historiques de l'antisémitisme, tant avant qu'après la Shoah, jusqu'à ses manifestations postmodernes.
Résumé : Paru en 1991 et rapidement devenu un véritable best-seller en Allemagne, l'ouvrage vendu à plus de 25 000 exemplaires, constitue le premier ouvrage majeur de Robert Kurz et inaugure la théorie critique de la valeur. "Jamais il n'y eut de fin aussi totale". Avec cette phrase commence une analyse décapante de l'économie mondiale et de l'ensemble du processus de modernisation : une contre-histoire du capitalisme au XXe siècle. Et ce que personne n'aurait plus cru possible : le noyau théorique à partir duquel l'auteur développe son argumentation est la critique de l'économie politique d'un certain Karl Marx enterré pour la énième fois avec la chute du Mur de Berlin. Une fois les concepts de Marx débarrassés du ballast marxiste traditionnel, il est étonnant de voir quelle puissance analytique est encore contenue dans cette critique. Toutefois, Kurz ne l'applique pas seulement à ce qui s'est toujours réclamé du capitalisme, mais, avec la même détermination, aux régimes du "second monde", qui dépendaient de l'URSS ou relevaient du "tiers-monde". Examinant l'ensemble du processus de modernisation capitaliste dans ses différents modèles, l'auteur procède ici à une interprétation originale de la chute des pays socialistes, qui comprend le bout du chemin que ces économies avaient atteint dans le contexte d'une crise fondamentale du capitalisme qui allait, hier, toucher l'Est, comme aujourd'hui, l'ensemble du marché mondial.
Résumé : "Grise, mon ami, est toute théorie, Mais vert est l'arbre d'or de la vie". C'est en renversant de manière provocatrice cette célèbre formule du Faust de Goethe, que Robert Kurz engage une vaste histoire critique de l'impatience activiste, du "problème de la praxis" et de sa relation à la théorie chez les penseurs et les différents mouvements de gauche. C'est sur le mode de la tabula rasa que l'auteur réexamine entièrement le problème de la relation de la praxis et de la théorie, qu'il en ébranle les fondations classiques, redéfinit les termes et balaye les fausses oppositions. S'appuyant sur Horkheimer et Adorno tout en les dépassant, l'auteur dresse un large panorama des débats historiques qui ont jalonné la question de la praxis : l'opposition classique entre théories de la structure et théories de l'action, le "marxisme occidental" , le marxisme structuraliste de Louis Althusser, l'opéraïsme et le post-opéraïsme jusqu'à John Holloway mais aussi Michel Foucault.
Le capitalisme est le premier régime de l'histoire à acheminer le monde vers un gouffre énergétique qu'il perfectionne en intégrant la contrainte d'efficience énergétique à son axiome initial. La crise énergétique et ses retombées écologiques constituent partout le mur externe du métabolisme capitaliste. Pourtant, la thèse, jamais démentie par le marxisme traditionnel, de la réappropriation des moyens de production par les forces productives, reste largement partagée. Dans l'horizon d'un dépassement véritable de la forme de vie capitaliste, l'abolition du travail ne peut que signifier aussi la fin des technologies qui en ont indissociablement accompagné le développement, sous peine de réitérer une énième critique tronquée du capitalisme. Seule une exigence d'émancipation portée jusqu'à cette pointe pourrait à la fois cesser de consumer sans limites le monde matériel et offrir les bases sociales d'une autonomie retrouvée des techniques et des activités de production.