A quoi peut servir un écrivain à l'école et plus particulièrement dans un Institut universitaire de formation des maîtres? Réponse : à rien. C'est le constat sans appel que fait l'auteur de ce livre dès le début de sa résidence qui le contraindra d'abandonner son rôle supposé d'écrivain et même sa fonction symbolique devant des stagiaires, futures professeurs, presque totalement ignorantes de la littérature de ces trente dernières années. La tentation de tout " laisser tomber " surmontée le conduira sur le banc de l'école où il rencontrera les réussites des ateliers du primaire et la grande misère du collège unique. C est à l'exemple de ces enseignants (souvent admirables) qui luttent au quotidien contre ce que l'on appelle improprement " l'illettrisme qu'il reprendra espoir et comprendra enfin la vraie " demande " de ses stagiaires hantées par l'échec. mais aussi un métier d'enseignant en voie de paupérisation. " Cette prise de conscience de plus en plus"fine" et distanciée de mon rôle et de ma "mission" ne m'empêchait pas toutefois de penser que la décision du ministre de parier sur la littérature n'était pas totalement démagogique dans la mesure où l'école - je l'avais vérifié aussi - restait bien le seul lieu d'espoir pour une reconquête possible. Dans le débat confus instauré sur l'école, ce témoignage sans concessions apporte quelques idées claires.
Nombre de pages
121
Date de parution
04/03/2004
Poids
310g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782843030710
Auteur
Montel Jean-Claude
Editeur
SNEDIT LA DISPU
Largeur
125
Date de parution
20040304
Nombre de pages
121,00 €
Disponibilité
Epuisé
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