Nous en serions à l'enfance de l'humanité, au stade de l'omnipotence. par lequel le jeune doit invariablement passer et qu'il doit dépasser pour accéder au stade de la responsabilité... Par égocentrisme excessif nous refusons de considérer notre cœur relationnel et les interdépendances grâce auxquelles la vie se renouvelle en sa créativité et en sa beauté : d'où notre destructivité. Grandir donc, pour que la barbarie liée à l'immaturité appartienne au passé. En cet état d'esprit, tâcher de penser une transcendance qui ne se définisse pas par rapport à Dieu mais résulte de notre capacité d'empathie profonde. Aussi, deviner ce que pourrait être une religion civile et la fonder pour devenir suffisamment libre de nos luttes fratricides dont le modèle originel est le duel entre Caïn et Abel. Alors, peut-être, notre conscience évoluera jusqu'à ce que nous sachions atteindre le dieu vivant présent en chacun, d'où peut naître le souci prioritaire d'être le gardien de son frère.
Nombre de pages
157
Date de parution
19/06/2007
Poids
176g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296036154
Titre
Vers une transcendance laïque...
Auteur
Portnoy Lanzenberg Sylvie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
176
Date de parution
20070619
Nombre de pages
157,00 €
Disponibilité
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A la jeunesse, qui ne sait pas vers quelle cause maintenant se tourner, je propose la justice. Se ressentant en manque de repères, et bien petit ou bien seul sur son coin de terre, certains disent souvent : " Où sont les grandes idées aujourd'hui, et comment lutter contre tous ces problèmes mondiaux qui semblent inaccessibles au petit citoyen lambda que je suis et qui paraissent donc insolubles ? " Ils voudraient changer les choses, mais se pensent trop isolés et ne voient pas en quel mouvement s'engager. Je dis qu'au plus près de soi et en soi est le combat, et que l'addition de tous nos combats individuels pleins d'humilité et de détermination éclairée peut changer l'esprit du monde humain. Pour la justice et le respect au quotidien, c'est-à-dire contre le mal d'égoïsme et d'omnipotence potentiellement présent en tous nos actes, chacun peut dès maintenant se positionner en résistant actif.
Pour réenchanter le monde, la lucidité sur nous-mêmes semble être pour l'auteur le premier remède. C'est notre malfaisance de dominants omnipotents écrasant en leur pouvoir la fragilité de la vie qui laisse amers, désenchantés, désespérés. Sylvie Portnoy a rencontré très récemment la sagesse des lettrés chinois qui a traversé l'histoire, se référant de façon constante à l'inspiration de Confucius. Cette sagesse chinoise semble la mieux à même de donner une lucidité propre à réenchanter le monde.
Maintenant, l'humain comprend qu'il a coupé la plupart des liens avec son environnement et tous les vivants dont sa vie dépend. Que faire ? Tout mettre en oeuvre pour nous relier au monde. A partir du texte de la méditation de base de Christophe André, l'auteure fait se croiser les pensées de D. Winnicott (auquel elle rend ici un nouvel hommage), de C. de Toledo et aussi de Jo Spiegel, y joignant bien sûr sa propre pensée. La pratique méditative peut être considérée comme une activité transitionnelle, favorisant le renforcement d'un certain type de présence créative au monde grâce à la concentration sur le souffle. La pleine conscience et la pleine présence au corps et ses sensations cultivées en état de méditation ressembleraient à celles dans lesquelles est plongé l'enfant qui joue. C'est en observant les enfants que D. Winnicott a créé ce concept d'espace transitionnel qui manquait jusque-là à notre entendement, ce lieu du relationnel où nous tissons tous nos échanges et où nous vivons la plupart du temps, ce lieu qu'il faut aujourd'hui reconnaître et réinvestir pleinement pour réparer tous les liens avec le vivant que nous avons déchirés par immaturité chronique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...