L'Etat et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité
Portier Philippe
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753549937
Comment faire vivre ensemble des individus égaux en droits et différents par leurs convictions ? Pour répondre à ce défi venu de l'avènement de la modernité et de la déconstruction de l'unité de foi qu'elle a impliquée, la France a instauré, à partir de 1789, un régime "laïque" d'existence politique : l'Etat se plaçait hier au service de la vérité religieuse ; on lui assigne désormais de simplement assurer, dans l'ordre, la liberté de conscience de ses assujettis. Ce régime de sécularité ne s'est pas fixé toutefois dans un modèle unique d'articulation de la relation entre le pouvoir politique et les communautés de croyances. Au cours des deux siècles qui viennent de s'écouler, tout en s'adossant, continûment, au double principe de neutralité de l'Etal et de liberté de conscience, la politique religieuse de la France a épousé des formes variées, sous la pression des conjonctures politiques, et, plus encore, des transformations de la figure même de la modernité. Le présent ouvrage se propose de rendre compte de ces mutations, en repérant, depuis la Révolution, trois grands moments dans l'agencement de la laïcité. La première étape, qui court du régime napoléonien à la Troisième République, laisse apparaître, selon la logique concordataire, un modèle d'alliance officielle de l'Etat et des cultes. Avec la Troisième République s'inaugure le moment de la séparation, qui trouve son point de cristallisation dans la loi du 9 décembre 1905. La logique qu'il dessine se trouve remise en cause à partir des années 1960 : s'impose alors un système inédit de reconnaissance, fondé sur un partenariat implicite entre l'Etat et les forces religieuses, dans un contexte marqué par l'expansion croisée des revendications identitaires et des angoisses sécuritaires. Cette approche aboutit à questionner fortement les théories pérennalistes qui entendent penser la laïcité hexagonale dans la stabilité de son concept originel. Elle rappelle, à l'inverse, qu'en France même, la politique des cultes s'est toujours construite de manière vivante, dans l'interaction sans cesse renouvelée du culturel, du social et du juridique.
Nombre de pages
367
Date de parution
08/07/2016
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753549937
Titre
L'Etat et les religions en France. Une sociologie historique de la laïcité
Auteur
Portier Philippe
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20160708
Nombre de pages
367,00 €
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Novembre 1919 : plusieurs syndicats se réclamant de la doctrine sociale de l'Eglise décident de s'unir en fondant la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). L'enjeu est de taille : apporter une réponse forte aux défis posés par l'expansion du libéralisme économique et du mouvement socialiste. Très vite, s'élabore un positionnement singulier dans la défense des intérêts des travailleurs grâce à une double identité : chrétienne et ouvrière. Plusieurs fois menacée au cours de son existence, la CFTC s'est cependant durablement inscrite dans le paysage syndical français. Tout en demeurant fidèle à ses principes fondateurs, elle a su s'adapter à l'évolution de la société moderne, dont elle a contribué à façonner les dynamiques. Dans cet ouvrage très documenté, Philippe Portier s'attache à retracer l'histoire de cette organisation sociale majeure et dessine ainsi un certain portrait sociologique de la France.
Tout a été dit ou presque sur la vie de Jean-Paul II, mais comment comprendre sa pensée? Comment interpréter l'apport d'un pape qui, au travers de milliers d'interventions - encycliques, exhortations, allocutions,... - est appelé à rester, comme l'a rappelé Benoît XVI, "le point de référence" d'une communauté catholique agrégeant plus d'un milliard de personnes? Les multiples témoignages et articles composent le plus souvent un tableau contrasté des idées de Karol Wojtyla. II serait tout à la fois le pape des droits de l'homme et celui du conservatisme moral. Au prix d'un exceptionnel travail d'analyse critique, Philippe Portier, professeur de science politique, remet en cause cette vision. Il met en évidence la cohérence de la philosophie politique de Jean-Paul Il: une pensée intransigeante, bien que rénovée, fondée sur le droit naturel et sur la nécessaire transcendance de Dieu, seule capable de sauver l'homme de la perdition dans laquelle l'a plongé une modernité qui s'appuie, elle, sur l'autonomie de l'individu. En dévoilant les fondements de la critique Wojtylienne du monde moderne, objet de ce premier volume, Philippe Portier nous entraîne dans une passionnante enquête philosophique. La vision du monde et de l'homme portée par Jean-Paul II n'avait jamais été confrontée à ce degré de profondeur aux grands courants de la pensée moderne que sont le libéralisme et le socialisme.
Résumé : Alors que l'on croyait en avoir fini avec le fait religieux sous la poussée d'une modernité occidentale qui semblait en avoir fortement réduit l'impact social, la religion occupe à nouveau une place centrale dans l'actualité française. Au coeur de discussions et polémiques, elle figure également à l'agenda politique, les autorités publiques cherchant à redéfinir aussi bien les conditions d'exercice de la liberté religieuse et ses limites que le point d'équilibre à trouver pour garantir la neutralité religieuse de l'Etat dans la société. Dans ce contexte, les diverses religions relisent leurs traditions et l'actualisent, suscitant des réactions diverses en leur sein. Cet ouvrage présente les données les plus actuelles sur les reconfigurations contemporaines du religieux en France : net décrochage du catholicisme, progression des "sans religion", pluralisation accentuée, essor de certaines croyances, brouillage des frontières entre religieux et non-religieux... Congédiant l'idée selon laquelle plus de modernité signifierait moins de religion, il vient également montrer que, bien au contraire, l'ultramodernité contemporaine, pénétrée d'incertitudes, entraîne de profonds bouleversements du religieux qui ont des conséquences politiques, sociales et culturelles dont on ne mesure pas encore suffisamment l'ampleur.
Portier Philippe ; Veuille Michel ; Willaime Jean-
Résumé : Plus de 150 ans après la publication de l'Origine des espèces (1859) du biologiste anglais Charles Darwin (1809-1882), la théorie de l'évolution est toujours mise en cause aujourd'hui, tant en milieu chrétien que musulman, par des personnes considérant qu'elle est incompatible avec les enseignements de la Bible et du Coran. Ces conceptions dites " créationnistes " sont certes minoritaires, mais elles ont pu bénéficier d'une large diffusion (comme le montre l'envoi massif en 2007 d'un ouvrage créationniste musulman L'Atlas de la Création dans les écoles de France). Aux Etats-Unis, ces conceptions, notamment sous la forme des théories du " Dessein Intelligent " (Intelligent Design) ont provoqué de vifs débats sociaux obligeant la Cour Suprême fédérale à rappeler la distinction fondamentale, dans les pays démocratiques respectant la séparation des Religions et l'Etat, entre vérité scientifique et vérité religieuse. A l'occasion de " l'année Darwin " en 2009, nul n'était mieux placé que l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) pour examiner en profondeur l'histoire de la réception de la théorie de l'évolution et des débats scientifiques, philosophiques et religieux qu'elle a suscités. Riche de sa section des Sciences de la Vie et de la Terre et de sa section des Sciences Religieuses, l'EPHE a en effet pu mobiliser, tout en sollicitant l'apport de collègues d'autres universités, les compétences de ses enseignants-chercheurs pour étudier historiquement et philosophiquement la question et ses enjeux. Une des conclusions importantes de ce riche ensemble de contributions est la nécessité de renforcer dans l'enseignement scolaire aussi bien l'histoire et l'épistémologie des sciences que l'étude pluridisciplinaire des faits religieux.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.