Paradis ! le mot fait rêver ; il provient en fait de l'Iran ancien et désigne à l'origine un endroit clos comme l'est une réserve de chasse royale. L'Iran : un pays de plateaux scandé de hautes montagnes, au climat aride et aux hivers rigoureux. Comment l'idée même du paradis a-t-elle pu germer dans de telles conditions physiques ? Grâce au temps, pris à apprivoiser l'eau en captant les nappes phréatiques par un savant réseau de canaux souterrains, grâce au pouvoir ou " despotisme oriental ", qui permit de développer de merveilleux jardins aux noms enchanteurs, grâce à l'esprit enfin, transcendant les dynasties et les dogmes. L'ouvrage tente un parcours à la fois poétique et patrimonial sur ce fait merveilleux : l'eau, la brique et l'ornement qui font l'origine du mythe et sa réalité historique à travers les âges. C'est une parcelle de ce paradis retrouvé de ces lieux du plaisir et de l'esprit, que l'on aimerait évoquer ici.
Date de parution
24/10/2002
Poids
1 896g
Largeur
248mm
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EAN
9782080108388
Titre
PALAIS ET JARDINS DE PERSE
ISBN
2080108387
Auteur
PORTER YVES
Editeur
FLAMMARION
Largeur
248
Poids
1896
Date de parution
20021024
Nombre de pages
0,00 €
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On connaît la question posée par Montesquieu: "Comment peut-on être persan?" C'est pour y répondre que l'on tente ici de retracer "l'histoired'un peuple", en écho au titre de la collection. Mais peut-on d'ailleurs parler d'"un" peuple? Si l'Iran est, étymologiquement, le "pays des Aryens", ilconstitue en réalité une mosaïque qui s'est formée sur une très longue durée, mêlant des religions et des groupes ethnolinguistiques différents. Ainsi, ceux qu'on appelle les Iraniens ne sont probablement pas apparus avant la fin du IIe ou le début du Ier millénaire avant J.-C. De même, le chiisme duodécimain, aujourd'hui à la base de la Constitution de la République islamique, ne s'estétabli comme religion d'Etat qu'à partir du début du XVIe siècle. Après un rapide survol de la configuration physique du territoire, l'auteur retrace les principales étapes historiques de ce monde iranien aux multiples facettes. Parallèlement à l'histoire événementielle, quelques détours mettent en lumière des sites ou des monuments remarquables, des personnalités de l'art et de laculture des différentes époques. Biographie de l'auteur YVES PORTER, spécialiste de l'Iran, enseigne actuellement au département d'Histoire de l'Art de l'Université de Provence (Aix-en-Provence). Il a notamment publié Peinture et arts du livre (Téhéran, 1992), Palais et jardins de Perse (Paris, 2002).
Le sous-continent indien a connu, entre le XIIe et le milieu du XIXe siècle, une domination musulmane sur la plus grande partie de son territoire. La fondation, à la fin du me siècle, du sultanat de Delhi, entraîne l'édification de nombreux monuments qui allient les fonctions inhérentes à l'architecture musulmane - mosquée, minaret, mausolée - à un vocabulaire du bâti où se mêlent apports turco-persans et autochtones. L'extraordinaire synthèse culturelle réalisée au fil de la présence musulmane n'a pu s'imposer que par la combinaison de la volonté des princes et de l'effort conjugué de tous les Indiens, dans une cohabitation technique et artistique riche d'échanges. À travers l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, elle nous donne aujourd'hui à contempler les joyaux d'une des plus remarquables civilisations de l'histoire universelle.
La production de céramique émaillée est sans conteste l'une des manifestations artistiques les plus visibles du monde iranien. Il suffit, en effet, de lever les yeux sur les monuments d'Isfahan ou de Samarkand pour découvrir des coupoles recouvertes de carreaux turquoise, des panneaux polychromes où surgissent, sur fond d'azur, des fleurs de paradis ou des étoiles tombées d'un ciel inconnu. Pour qui pousse la curiosité plus avant, les vitrines des musées (de Sèvres, du Louvre ou du Victoria & Albert Museum de Londres) présentent quantité d'objets en céramique qui rivalisent de variété dans leurs décors, leurs formes ou leurs couleurs au fil des âges et des lieux du monde iranien musulman. Cet ouvrage n'est certes pas le premier à traiter de céramique iranienne. Pour autant, les objets en céramique génèrent de nombreux champs d'investigation : de quelles sources dispose-t-on pour leur étude ? Où et quand les objets ont-ils été fabriqués ? Par qui ? Répondaient-ils à une commande ? Etaient-ils au contraire proposés par l'artisan sur un marché ? Du terrain circonstanciel, nos interrogations s'approfondissent en considérations sociologiques ou scientifiques : d'où provenaient les matériaux qui les composent et quel était leur coût ? Les expériences permettant les découvertes ou les perfectionnements techniques étaient-elles financées ? Selon quels mécanismes ? Quel regard la société de l'époque portait-elle sur l'artisan et que sait-on de lui en somme ? Quels usages, quelles fonctions remplissaient au juste les objets en céramique, et plus largement, quel "sens" avaient-ils ? Les axes de recherche semblent se multiplier à l'infini. C'est l'objet de cet ouvrage que d'apporter des éléments de réponse à ces questions.