La Plateforme Uranus était le chantier de la colossale construction connue sous le nom de Casa Popoiului ou Casa Republicii (Maison du Peuple ou Maison de la République), dans le centre de Bucarest, dont Nicolae Ceausescu avait voulu faire le symbole de la grandeur du communisme et de sa propre gloire. Les esclaves, ce ne sont pas les employés civils, plutôt favorisés, mais les 20 000 militaires - officiers et hommes de troupe - contraints de travailler sur ce chantier dans des conditions effroyables, jusqu'à 18 heures par jour. Affecté au régiment de chars de combat de Pantelimon, et vite entré en conflit avec les polit/uni communistes de ce régiment, le lieutenant Popa a été envoyé en 1985 dans un camp militaire de la Plateforme Uranus, où il travailla jusqu'à la chute du régime communiste en tant que commandant de peloton. Fonction guère enviable pour un jeune officier corvéable à merci et harcelé par les gradés. Particulièrement brimé et méprisé parce qu'écrivain et poète, Ioan Popa, en guise de revanche, a brossé un stupéfiant tableau de l'enfer des camps de travail dans la Roumanie communiste. La publication d'une version tronquée de son récit en 1992, trois ans après la chute de Ceausescu, lui valut des poursuites de la part de l'institution militaire. La version intégrale est parue seulement en 2012.
Nombre de pages
335
Date de parution
01/11/2014
Poids
540g
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EAN
9782352701941
Titre
Esclaves sur Uranus
Auteur
Popa Ioan ; Ciodaru-Courriol Florica
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
540
Date de parution
20141101
Nombre de pages
335,00 €
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Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
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