La fabrique des politiques d'éducation. La rapidité sans la qualité ?
Pons Xavier
PUF
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EAN :9782130854043
Mais qui fait l'école ? Qui fabrique vraiment les politiques d'éducation ? Pour qui et selon quelles logiques ? Ces politiques sont-elles fabriquées en priorité par et pour quelques groupes d'acteurs initiés ? Ces questions sont simples et fondamentales pour toute démocratie, encore plus en France où l'école est une institution centrale du modèle républicain. Néanmoins aucun ouvrage en français n'a été consacré à ce thème à ce jour alors que le policy making constitue un objet d'interrogation international depuis des décennies. Ce livre entend combler ce manque en proposant une revue de littérature intensive des travaux disponibles, francophone et anglophone, et en développant des exemples pris dans nos recherches personnelles de ces dernières années. Il montre que la France a connu trois modèles de fabrique des politiques d'éducation depuis la Libération : la communauté de politique publique, la décommunautarisation et le puzzle accéléré. Ces modèles se sont sédimentés, ce qui a grandement complexifié cette fabrique. Face à cela, la tentation actuelle des responsables politiques semble être d'aller toujours plus vite, l'accélération de la fabrique pouvant se faire au détriment de sa qualité.
Nombre de pages
216
Date de parution
24/01/2024
Poids
218g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782130854043
Titre
La fabrique des politiques d'éducation. La rapidité sans la qualité ?
Auteur
Pons Xavier
Editeur
PUF
Largeur
125
Poids
218
Date de parution
20240124
Nombre de pages
216,00 €
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Qui évalue l'école en France, comment et pourquoi? Les multiples évaluations menées obéissent-elles à une logique politique précise? Cette enquête sociologique de quatre ans propose des éléments de réponse inédits en se focalisant sur les pratiques effectives des évaluateurs de l'action publique éducative nationale en France entre 1958 et 2008 (inspecteurs généraux, statisticiens, chercheurs, etc.). Elle montre que face aux incertitudes des demandes émanant des décideurs et des acteurs du système éducatif, face au flou officiel qui entoure la notion d'évaluation et aux multiples contraintes institutionnelles qui lui préexistent, la politique française d'évaluation en matière d'enseignement scolaire s'explique principalement par la concurrence que se livrent les évaluateurs entre eux, concurrence qui porte sur le type de connaissance qu'ils peuvent proposer aux décideurs.
Les acteurs du système éducatif ont l'impression que « tout a déjà été dit » sur les dysfonctionnements de ce dernier et les actions de remédiation possibles, impression d'autant plus forte que l'univers scolaire est familier et que chaque individu peut rapidement se faire une opinion, souvent sur la base de sa propre expérience d'élève ou de parent. Pour autant, nous sommes souvent incapables de trancher des questions éducatives essentielles véritables serpents de mer pour les professionnels du champ comme l'aménagement optimal des rythmes scolaires, la démocratisation effective du système éducatif ou encore l'éventuelle baisse de niveau des élèves dans le temps. Et chaque rentrée scolaire donne lieu, sans surprise, à une inflation de discours et d'essais sur la prétendue crise de l'école.Cette apparente difficulté à avoir un débat serein, rationnel et relativement cumulatif sur le fonctionnement de l'école doit-elle alors nous amener à conclure à l'échec de l'évaluation des politiques éducatives en France, voire à son absence? Analyser les méthodes, les résultats et les effets de l'évaluation réserve en fait quelques surprises.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.