Le multiculturalisme en Australie. Au-delà de Babel
Pons Xavier
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782738443335
Le multiculturalisme - c'est-à-dire la coexistence et l'interaction d'une pluralité de valeurs et de pratiques culturelles dans un même espace politique - est appelé à se développer un peu partout dans le monde : dans ce village global qu'est devenue notre planète, les biens, les capitaux et les informations circulent de plus en plus librement. Comment, par le biais des migrations, n'en serait-il pas de même des personnes, et par suite des cultures dont celles-ci sont porteuses ? Et comment concilier cette pluralité avec la notion d'identité nationale ? Comment éviter qu'elle ne provoque des conflits ethniques ou religieux ? Le multiculturalisme effraie - il fait penser à la société américaine, où ces conflits prennent des proportions inquiétantes ou, pire, à l'ex-Yougoslavie, qui a basculé dans les guerres tribales. Mais l'Australie propose un modèle différent, beaucoup plus positif. Cette nation d'immigrants, où se rencontrent des dizaines de cultures différentes, a réussi à se défaire pour l'essentiel du racisme qui lui a longtemps servi d'idéologie nationale pour devenir une société parmi les plus tolérantes qui soient. Résolue à faire une place digne et équitable aux immigrés, elle a su, en renonçant à assimiler ces derniers, leur proposer une véritable intégration. Tous ceux qui s'inquiètent de la montée du racisme et de l'exclusion trouveront dans l'expérience australienne (même s'il reste inévitablement des ombres au tableau) des raisons de ne pas désespérer.
Nombre de pages
411
Date de parution
03/05/2000
Poids
526g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738443335
Titre
Le multiculturalisme en Australie. Au-delà de Babel
ISBN
2738443338
Auteur
Pons Xavier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
526
Date de parution
20000503
Nombre de pages
411,00 €
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Mais qui fait l'école ? Qui fabrique vraiment les politiques d'éducation ? Pour qui et selon quelles logiques ? Ces politiques sont-elles fabriquées en priorité par et pour quelques groupes d'acteurs initiés ? Ces questions sont simples et fondamentales pour toute démocratie, encore plus en France où l'école est une institution centrale du modèle républicain. Néanmoins aucun ouvrage en français n'a été consacré à ce thème à ce jour alors que le policy making constitue un objet d'interrogation international depuis des décennies. Ce livre entend combler ce manque en proposant une revue de littérature intensive des travaux disponibles, francophone et anglophone, et en développant des exemples pris dans nos recherches personnelles de ces dernières années. Il montre que la France a connu trois modèles de fabrique des politiques d'éducation depuis la Libération : la communauté de politique publique, la décommunautarisation et le puzzle accéléré. Ces modèles se sont sédimentés, ce qui a grandement complexifié cette fabrique. Face à cela, la tentation actuelle des responsables politiques semble être d'aller toujours plus vite, l'accélération de la fabrique pouvant se faire au détriment de sa qualité.
Qui évalue l'école en France, comment et pourquoi? Les multiples évaluations menées obéissent-elles à une logique politique précise? Cette enquête sociologique de quatre ans propose des éléments de réponse inédits en se focalisant sur les pratiques effectives des évaluateurs de l'action publique éducative nationale en France entre 1958 et 2008 (inspecteurs généraux, statisticiens, chercheurs, etc.). Elle montre que face aux incertitudes des demandes émanant des décideurs et des acteurs du système éducatif, face au flou officiel qui entoure la notion d'évaluation et aux multiples contraintes institutionnelles qui lui préexistent, la politique française d'évaluation en matière d'enseignement scolaire s'explique principalement par la concurrence que se livrent les évaluateurs entre eux, concurrence qui porte sur le type de connaissance qu'ils peuvent proposer aux décideurs.
Les acteurs du système éducatif ont l'impression que « tout a déjà été dit » sur les dysfonctionnements de ce dernier et les actions de remédiation possibles, impression d'autant plus forte que l'univers scolaire est familier et que chaque individu peut rapidement se faire une opinion, souvent sur la base de sa propre expérience d'élève ou de parent. Pour autant, nous sommes souvent incapables de trancher des questions éducatives essentielles véritables serpents de mer pour les professionnels du champ comme l'aménagement optimal des rythmes scolaires, la démocratisation effective du système éducatif ou encore l'éventuelle baisse de niveau des élèves dans le temps. Et chaque rentrée scolaire donne lieu, sans surprise, à une inflation de discours et d'essais sur la prétendue crise de l'école.Cette apparente difficulté à avoir un débat serein, rationnel et relativement cumulatif sur le fonctionnement de l'école doit-elle alors nous amener à conclure à l'échec de l'évaluation des politiques éducatives en France, voire à son absence? Analyser les méthodes, les résultats et les effets de l'évaluation réserve en fait quelques surprises.