Mon cours de philo. Tome 2, Perception et imagination, conscience et inconscient
Ponnier Jacques
LIBRES D ECRIRE
28,01 €
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EAN :9782376920366
Le tome I a fondé la démarche philosophique comme recherche de la vérité. Ce second tome se centre sur la conscience. Nous sentons le monde et faisons corps avec la nature, parfois jusqu'à l'extase. Mais notre conscience est bien plus, et autre chose, que ce corps à corps merveilleux : le sujet unifie ses sensations et les organise en une perception qui rassemble passé, présent et avenir, donnant ainsi un sens à son monde. Par l'imagination, nous prenons de la distance, nous pensons l'absence et, creusant l'être, nous faisons surgir le néant. De plus, le regard de notre conscience revient sur nous et cette réflexion nous met à distance de nous-mêmes, nous tournant vers notre avenir et nous forçant à penser notre condition de mortel, nous exilant définitivement du bonheur animal et nous imposant d'autres valeurs, comme cette dignité dont certains ne supportent pas la perte au point de vouloir mourir. Cette conscience donatrice de sens, il nous faut pourtant la mettre à l'épreuve de l'hypothèse d'un inconscient psychique. N'en déplaise à ses détracteurs démagogues, Freud nous reste indispensable pour en explorer les méandres, mais c'est au philosophe d'en établir l'existence et d'en penser l'essence, entre psychanalyse et phénoménologie Merleau-Pontienne ou Sartrienne. Il nous faut penser ce qui nous unit à notre corps, corps sentant, corps percevant-perçu, corps érogène sexué et corps mortel et savoir si nous pouvons enrôler l'inconscient psychique dans notre recherche du bonheur.
Nombre de pages
516
Date de parution
25/09/2017
Poids
750g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782376920366
Titre
Mon cours de philo. Tome 2, Perception et imagination, conscience et inconscient
Auteur
Ponnier Jacques
Editeur
LIBRES D ECRIRE
Largeur
152
Poids
750
Date de parution
20170925
Nombre de pages
516,00 €
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Qui suis-je ? Et d'abord, suis-je quelqu'un ? Suis-je même quelque chose ? Questions terriblement rebattues en ces temps de postmodernité qui proposent l'« épanouissement du moi » comme seul sens de la vie, mais dont le traitement n'avance pas pour autant. L'incantation ne remplace pas la réflexion. Penser le moi engage l'ensemble de la problématique de la philosophie. A commencer par le désir : c'est par lui que nous voulons définir notre être intime : « moi, j'aime Picasso, je déteste Wagner, mais j'adore le roquefort, etc. ». Ceux qui désirent les mêmes choses se rassemblent et se donnent une identité de groupe, etc. A côté du désir connu de nous, il existe le désir inconscient, que j'ai exploré dans le tome II de ce cours. Certains estiment que, par essence et définition, il est le siège de notre « vrai » moi. C'est faire l'impasse sur la névrose, la psychose et la dépression et ce qu'elles nous apprennent. En réalité, nous nous construisons en rejetant certains de nos désirs et en en intégrant d'autres. Une réflexion sur ces désirs nous permettant de savoir quoi en faire s'impose donc. Le désir est l'expérience d'un manque qui fait imaginer un plein, plein qui, dès lors, nous attire. On a voulu y voir l'oeuvre de la nature, alors que, à la différence du besoin, il est celle de la culture, cet ensemble des réponses que nous inventons pour satisfaire nos besoins, et qui transforment ces besoins en désirs infinis. C'est l'effet de l'interdit, de la séduction et de l'imitation : Bataille, Freud, Girard. Mais derrière tout cela et l'impulsant, il y a, peut-être, le désir premier d'être et de ne pas disparaître. Désir d'éternité souvent foudroyé par le temps : Alfred Adler. Construire son « moi » (car le moi n'est pas un donné naturel, mais l'édification incessante d'un caractère) implique de gérer l'excès passionnel consubstantiel au désir. Ce n'est possible que grâce à une raison mise au fait de l'Inconscient. Le trajet philosophique aboutit au résultat qu'il n'y a qu'une « bonne » passion, qui est l'amour, à ne pas confondre avec l'exaspération du désir qui cherche à en usurper la place, et que seule la raison peut permettre à cet amour de déployer sa puissance. Dis-moi comment tu aimes et je te dirai qui tu as décidé d'être. C'est ainsi que j'articule la question du sujet et celle du désir.
On traite de la religion. Peut-on fonder la croyance sur la raison ou faut-il au contraire, croire sans preuve, voire contre les preuves ? Dieu est-il un être réel transcendant, au-delà de toute expérience et faisant éclater nos cadres logiques et linguistiques ou, au contraire, une image illusoire de l'homme ? On analyse les reconstructions généalogiques de la croyance religieuse considérée comme une invention anthropomorphique aliénante : l'idolâtrie de l'humanité (Feuerbach), le culte de la société (Durkheim), l'idéologie d'une classe (Marx), la haine ascétique du monde (Nietzsche), la mise en jeu du conflit névrotique inconscient (Freud) et le lynchage sacrificiel (René Girard). Enfin on s'interroge sur les formes de survie possibles de la croyance aujourd'hui : les dérives fanatiques religieuses d'un rationalisme mal compris (nazisme, stalinisme, maoïsme etc.) ou une « religion de l'humanité » célébrant ce qui, en l'homme, mérite d'être vénéré, à savoir sa raison. On peut alors revenir aux grandes religions et aux débats du moment (sur le mariage des prêtres, le vêtement féminin, les tabous alimentaires etc.) pour tenter d'y déceler, sous la gangue de la pensée émotionnelle archaïque qui les domine encore plus ou moins, cette affirmation de l'universel humain que la raison philosophique dégage par ailleurs.
Pris entre l'obsolète scolastique lacanienne et une clinique sans métapsychologie, nous devons recommencer d'urgence à penser. La psychanalyse dite " appliquée ", en l'espèce au philosophe F. Nietzsche, permet de reposer la question des instances idéales, et, plus généralement, du narcissisme, qui doit devenir le nouveau schibboleth de la psychanalyse. Encore faut-il ignorer les simplismes en usage : Nietzsche, père de notre perspectivisme béat, apôtre du " corps " et inspirateur des " héros modernes " pourfendant l'Eglise plus d'un siècle après la bataille, c'est cela qui désormais donne la nausée ! Rendue à sa complexité par une lecture diachronique, l'œuvre révèle un philosophe hanté par le conflit entre le désir d'être soi et l'exigence contraire, pour ce faire, de se conformer à un idéal que l'autre introduit en nous par une séduction narcissique. Dès lors alternent des insights fulgurants sur le double mouvement de dilatation et de rétraction des frontières d'un moi séduit pensé comme une vésicule chargée de pulsion et l'affirmation défensive d'une " volonté de puissance " dionysiaque innée à laquelle le penseur finira par s'identifier, franchissant le seuil de la psychose. Victime sans le savoir des excès de la séduction narcissique qu'il dénonçait, Nietzsche a méconnu les principes d'une " gestion " de l'idéal qu'il avait pourtant aperçus : matière à réfléchir pour une psychanalyse à la vocation métapsychologique relancée.
Alpha Cha" est une nouvelle de science-fiction qui se passe en 2140 alors que les mégapoles de la terre sont recouvertes par une mystérieuse et impénétrable brume blanche. Que sont venus faire chez nous ces êtres issus d'Alpha Cha, une planète lointaine de la constellation du Caméléon ? Fleur la Chinoise, Bill, Paul, Zeto, Urane et Lily entrent dans Paris et affrontent le mystère blanc. Ils arrivent dans une ville qui n'est plus peuplée que par des êtres étonnants, qu'ils soient Jésus prédateurs, Ganesh ventrus, Marilyn jumelles et grotesques... Que fait là Johan Bayer, astronome et alchimiste, qui avait conçu "Uranométria", le premier atlas stellaire de l'humanité ? Il est mort en 1625, comment pourrait-il se présenter devant eux ? La brume blanche finira par disparaître, mais à quel prix ? Le "Tatouage de Jade" est une nouvelle fantastique qui met en scène Jade, une métisse qui porte sur ses reins, depuis sa naissance, un mystérieux tatouage naturel. Le récit se déroule dans un environnement merveilleux qui sert de support à des réflexions sur des thèmes éternels à la pensée de l'homme comme la mort et l'âme, les différences et complémentarités des êtres entre eux mais aussi l'art.
2012. Après s'être débarrassé de sa femme en simulant un accident de la route, Jimmy Beaulieu, homme de quarante ans frustré, débordant de rancoeur, décide de partir pour Cuba et vivre une nouvelle vie. Dès son arrivée, il va rencontrer Clara Bourgeois, Parisienne installée à Cuba depuis cinq ans. Entre eux, la passion va être immédiate. Tous les deux détenteurs de lourds secrets, ils vont tenter de laisser leurs passés respectifs de côté avant de comprendre que c'est justement celui-ci qui les a rapprochés. Pour échapper à leur destin, il va s'ensuivre une fuite en avant à travers le nord du pays parsemée de violence, de haine, d'amitié, mais aussi d'amour à la folie.