Noor Inayat Khan, descendante d'un sultan hindou, élevée en banlieue parisienne, puis vivant à Londres, fut rattrapée par les aléas de l'histoire au moment où sa carrière littéraire commençait à s'affirmer. Le 15 mars 1939, l'Allemagne envahissait la Tchécoslovaquie, puis en septembre la Pologne. Consciente de la réalité de la guerre, l'Allemagne venant d'envahir la France, Noor sentit très vite le besoin de s'engager à sa façon et de lutter contre la bête immonde, le nazisme. Musulmane soufie, elle rejoignit la résistance. Recrutée par les Services Secrets Britanniques, elle fut parachutée sur Limoges en juin 1943. Jeune femme, frêle, sensible, cultivée et humaniste, elle résistera trois mois en tant qu'opératrice radio. On ne peut être qu'admiratif face à cet engagement sans faille, alors qu'à partir du XIXe siècle fleurissent un peu partout en Europe nombre d'idéologies racistes.
Nombre de pages
220
Date de parution
10/10/2024
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336486376
Titre
Noor Inayat Khan. Lumière parmi les femmes
Auteur
Pondevie Malika
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
20241010
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
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Pondevie Roumane Malika ; Clément François ; Tolan
La vision de l'Europe qui se dessine à la Renaissance, posant comme postulat fondateur l'héritage de la Grèce et de Rome, a eu pour corollaire tout un impensé arabe, musulman et juif ; avec, par voie de conséquence, l'affirmation d'une vocation gréco-romaine de la Méditerranée. On oublie, de ce fait, que c'est par le biais des traductions d'ouvrages arabes effectuées notamment à Tolède que s'est opérée l'appropriation d'une partie des savoirs et des concepts grecs, véhiculés par les Arabes ou enrichis par eux. De même, c'est par le biais d'Averroès, commentateur d'Aristote, que fut ouverte une des voies menant à la sécularisation et à la modernité en Europe. Le monde arabo-musulman, quant à lui, souvent retranché dans un essentialisme identitaire oublieux de ses racines grecques et de la démarche cognitive médiévale qui fut la sienne, s'est trouvé en grande partie dépourvu d'outils conceptuels face à la modernité. Deux histoires mutilées de part et d'autre : ceci est lourd de conséquences à l'heure de la construction de l'Europe et alors que le bassin méditerranéen est devenu un des lieux stratégiques où se joue le sort de la paix dans le monde. C'est au prix d'un travail de mémoire salutaire soulignant les imbrications complexes, les héritages croisés et restaurant en quelque sorte l'unité de la Méditerranée, à travers toutes ses composantes, que pourront s'établir en fin de compte, et pour une large part, des relations sereines entre l'Occident et le monde arabe.
Les paysages de Jean-Claude Pondevie laissent entrevoir "dans la noirceur de l'encre, une part de rêve (...) et s'efforcent de révéler une part d'indicible, ils tissent comme une attente... Le noir ne tient du réel que sa pure essence lumineuse, ce trésor de rayons dont Barthes disait qu'ils continuaient à nous atteindre après la disparition de l'être ou de la chose photographiée." Cet ouvrage constitue une première monographie sur le travail photographique de Jean-Claude Pondevie auquel répond, égréné au fil des pages, un poème d'Eric Reinhardt. Les paysages intérieurs de Jean-Claude Pondevie Jean-Claude Pondevie développe un travail photographique depuis plus de dix ans autour de paysages sans aucuns repères de lieux, ni de temps. A travers ces vues intérieures et extérieures aux cadrages cinématographiques, il s'intéresse au "hors-champ", à l'espace dans lequel s'inscrit notre réalité sans la documenter. L'architecture est réduite à des formes abstraites sur lesquels se dessinent des jeux d'ombre, de lumière, des effets de transparence qui donnent une sensation d'étrangeté. Dans ces compositions épurées, quelques éléments comme une fenêtre, un escalier, une échelle, créent des échappées, des amorces narratives dans ce monde en suspens. Les mots d'Eric Reinhardt accompagnent la traversée de ces paysages qui nourrissent notre imaginaire.
Le 5 octobre 2015, le DRH d'Air France fuit sous les huées des salariés, chemise arrachée. Une scène jugée « d'une violence inouïe » et presque unanimement condamnée. Peu de mots sur le plan de licenciement massif qui l'a provoquée.Pour la metteuse en scène Élise Chatauret et le dramaturge Thomas Pondevie, cette affaire cristallise les rapports de domination qui structurent la société française. Pour sonder les formes de violences, invisibles ou institutionnalisées qui traversent l'école, le tribunal, la famille ou encore le travail, la compagnie Babel est allée à la rencontre d'élèves, de travailleurs de PME et de grands groupes, d'avocats et d'huissiers à Sevran, Béthune, Fontenay-sous-Bois ou encore Nancy. Sur scène, les comédiens passent du salon à l'open space et de la salle de classe à celle d'audience, révélant un système dans lequel nous sommes tous pris, tour à tour victime ou bourreau, acteur ou témoin, et qui demande à être mis en question.Pièce écrite pour 3 comédiennes et 3 comédiens
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...