En s'assignant la tâche de fonder l'éthique sur une conception universelle de l'agir humain et sur une certaine idée de la liberté, la tradition philosophique moderne a cessé de placer Dieu en position de fondement. Ainsi l'éthique, au-delà de la morale religieuse, est devenue (ou redevenue) un enjeu à la fois théorique et pratique. Cela n'en fait par pour autant une éthique sans Dieu, encore moins une éthique athée. Il ne suffit d'ailleurs pas de chasser Dieu hors de l'éthique pour avoir réglé la question de leur rapport. Bien au contraire, ce geste ne fait d'une certaine manière que poser avec plus d'acuité la question du divin dans l'éthique elle-même, partiellement indépendante des figures théologiques et métaphysiques de Dieu. Cette question resurgit en effet dès qu'il s'agit de penser la constitution d'une subjectivité éthique et spirituelle. Si d'un point de vue purement rationnel Dieu ne fonde pas l'éthique, il n'est pas exclu qu'en pratique il la rende possible, et qu'il soit donc en quelque sorte appelé, et peut-être du même coup transformé par elle. Dieu a-t-il sa place dans l'éthique ? Sept philosophes et un juriste tentent de répondre à cette question, et surtout d'en préciser les termes. Leur réflexion s'appuie librement sur quelques grandes figures de la pensée philosophique ou mystique : Kant, Hegel, Jean de la Croix, Ostad Elahi, Bergson, Wittgenstein, Lévinas, Kierkegaard, Derrida, Ricœur.
Nombre de pages
126
Date de parution
01/01/2002
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747521680
Titre
Dieu a-t-il sa place dans l'éthique ?
Auteur
Politis Hélène ; Marty François ; Vieillard-Baron
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20020101
Nombre de pages
126,00 €
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Le XXIe siècle devra délivrer Kierkegaard des sottises dont le XXe siècle l'a accablé. Qui, aujourd'hui, sait que Kierkegaard n'est nullement le "Père de l'existentialisme", qu'il ne se confond pas non plus avec les héros de son stade esthétique, qu'il n'a pas écrit un Traité du désespoir mais un ouvrage qui, analysant La maladie à la mort, explique au contraire que la mort et le désespoir n'ont jamais le dernier mot? Qui sait que Kierkegaard a lu assidûment et avec fruit les philosophes, de Platon à Hegel compris? Le présent ouvrage récapitule un certain nombre d'informations "basiques" indispensables pour aider à faire sortir Kierkegaard de l'enfer idéologique où il purge depuis si longtemps une peine qu'il n'a pas méritée. Sur la collection Collection dirigée par Jean-Pierre Zarader.Cette petite collection a choisi d'aller à l'essentiel: les concepts fondamentaux qui seuls permettent de saisir l'unité et la cohérence d'une pensée. Chaque ouvrage de la collection comprend trois parties: un exposé doctrinal s'attachant à mettre en évidence le noyau conceptuel d'une philosophie; des textes commentés, permettant d'approfondir cette analyse, tout en offrant l'occasion ? et l'expérience ? d'un contact direct avec l'?uvre elle-même; un vocabulaire, enfin, qui s'efforce de présenter et de clarifier ces mots (souvent techniques, mais parfois d'une banalité trompeuse) dans lesquels s'exprime toute philosophie.
L'?uvre de Kierkegaard est faite pour égarer les gens pressés et ridiculiser les prétentieux, mais elle s'offre amicalement à tous les autres. Le présent Vocabulaire s'adresse ainsi aux rescapés de la culture-confiture qui ont compris que " seul l'exister humain qui se rapporte aux concepts, en les prenant à son compte primitivement, en les révisant, en les modifiant, en produisant de nouveau concepts, seul cet exister intéresse l'être-là. Tout autre exister humain est seulement une existence-échantillon, un vacarme dans le monde de la finitude, qui s'efface sans laisser de trace ". En nous aidant à clarifier nos pensées, Kierkegaard nous aide aussi à rendre notre vie plus heureuse parce que plus vraie.
L'oeuvre de Kierkegaard est faite pour égarer les gens pressés et ridiculiser les prétentieux, mais elle s'offre amicalement à tous les autres. Le présent Vocabulaire s'adresse ainsi aux rescapés de la culture-confiture qui ont compris que «seul l'exister humain qui se rapporte aux concepts, en les prenant à son compte primitivement, en les modifiant, en produisant de nouveaux concepts, seul cet exister intéresse l'être-là. Tout autre exister humain est seulement une existence-échantillon, un vacarme dans le monde de la finitude, qui s'efface sans laisser de trace». En nous aidant à clarifier nos pensées, Kierkegaard nous aide aussi à rendre notre vie plus heureuse parce que plus vraie.
Résumé : La critique de l'ironie moderne dans le concept d'ironie. Portraits de Socrate dans le concept d'ironie. Descartes et la question du commencement. La critique philosophique et l'idée de système. Hommage à Lessing: raison, saut, existence. Hommage à Lessing: problèmes d'esthétique. Ebauche d'une dialectique du concept d'ordinaire
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.