Le mystère Starewitch. Un imaginaire à la confluence de deux cultures
Poirson-Dechonne Marion ; Martin Starewitch leona
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782140489792
Ladislas Starewitch, inclassable réalisateur de films d'animation et de films en prises de vues réelles, créateur de la ciné marionnette, aurait pu tomber dans l'oubli. Aujourd'hui le patient travail de collecte et de restauration de sa petite fille Léona Béatrice et de son époux François Martin permet d'accéder à ses films. Son univers merveilleux plein d'humour rappelle celui de Méliès. Mais il présente aussi un caractère d'étrangeté. D'où vient cette dimension énigmatique et cette originalité ? Le mystère Starewitch est celui de sa création. Son appartenance à une double culture européenne et slave pourrait-elle en donner les clés ? La pertinence de cet ouvrage réside dans l'exploration de cette double culture dans laquelle s'ancre l'uvre du réalisateur. Entre archaïsme et modernité, elle puise ses racines dans le monde slave, mais renvoie aussi à la culture française et européenne qui l'a nourrie.
Nombre de pages
288
Date de parution
27/06/2023
Poids
342g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140489792
Titre
Le mystère Starewitch. Un imaginaire à la confluence de deux cultures
Auteur
Poirson-Dechonne Marion ; Martin Starewitch leona
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
342
Date de parution
20230627
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
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Certaines questions d'ordre théologique à l'origine, comme l'incarnation et la figure, ont fini par investir la sphère de l'art. Le XXe siècle a permis l'émergence de formes d'iconoclasme qui échappent au domaine du religieux et même parfois du sacré. Certains réalisateurs ont affirmé clairement leur rupture avec ces domaines et osé un iconoclasme radical et laïcisé, comme Guy Debord ou Isidore Isou.
Une femme, Catalina de Erauso (1592-1650), veut devenir un homme. Elle ne désire pas seulement s'habiller en homme, son désir est d'en être un ; plus encore, elle se perçoit comme tel. Ce dessein la conduit à fuir son couvent, à endosser un vêtement de garçon, et à mener une vie aventureuse au cours de laquelle elle explore l'Amérique du Sud, de la Cordillère des Andes à l'Eldorado. La guerrière combat, tue, fait de la prison, est sauvée par des personnages étonnants tel frère Tibulle. Elle est promue Affilez dans l'armée espagnole sous le nom d'Alfunso Diaz. Sa volonté de reconnaissance la conduira à rencontrer le roi Philippe IV puis le pape Urbain VIII qui l'autorisera à porter des vêtements masculins. La postérité la fera connaître sous le nom de La monja Afferez, La nonne lieutenant. Sujet tour à fait contemporain, sauf que l'histoire se passe au début du XVIIe siècle, sur fond de colonisation de l'Amérique par l'Espagne.
Amy De la bretèque françois ; Poirson-Dechonne Mar
Dans la lignée du livre précédent de Marion Poirson-Dechonne, Le Mystère Starewitch, ce second opus, Ladislas Starewitch. Le magicien des marionnettes, s'attache à comprendre l'originalité de ce réalisateur. Il s'interroge sur l'adéquation entre signe et sens, contenu et expression, en questionnant sa pratique de la ciné-marionnette. Ses choix esthétiques n'indiquent-ils pas que ses films, loin d'une animation destinée aux enfants, abordent le côté sombre et mortifère des marionnettes, en lien avec l'au-delà, comme le montrent certaines études anthropologiques ? L'intérêt de cet ouvrage réside dans l'analyse de cette dimension de Ladislas Starewitch, certes abordée à diverses reprises sur le plan technique, mais beaucoup moins dans sa relation avec l'univers de la mort ou du rêve. Poétique et poïétique, son oeuvre, d'une singulière modernité, semble avoir ouvert la voie à Tim Burton ou Terry Gilliam, qui se réclament d'elle.
Depuis 1995 l'association Bernard Dutant Sida et Ressourcement organise tous les trois ans une marche dans le désert. Avancer avec et malgré l'épreuve de la maladie. Marcher fait aussi avancer dans sa tête. Quitter son chez-soi partir dans le désert alors que la maladie est là. Où le désert nous mène-t-il pour nous solliciter si fort ? Cet ouvrage est une invitation au dépaysement. A un désert qui mérite d'être connu et que la représentation commune, celle du pire, occulte.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...