Bombay, Rivages des possibles. Carnets de voyage dans la planète altermondialiste
Poirier-Courbet Lise ; Mengin Aymard de ; Salom Mo
SYLLEPSE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782849502587
On entre dans un monde de chaos et de bifurcations, dit un des personnages, c'est peut-être notre chance. L'histoire ne penche pas d'un seul côté". De toutes les régions de l'Inde, du Brésil, de Paris ou de Bogota, ils sont des milliers à partir vers Bombay pour le rendez-vous altermondialiste de janvier 2004: le Forum social mondial. Les carnets de voyage de sept personnages témoignent des tentatives de quelques uns pour construire à leur échelle cette promesse de la planète altermondialiste: "un autre monde est possible". Le Forum de Bombay est pour chacun d'entre eux un voyage, de ceux qui laissent le voyageur "essoré comme une vieille chemise", selon l'expression de Nicolas Bouvier, de ceux qui le confrontent à la complexité du monde, à ses violences et à ses contradictions. La construction chorale et chronologique permet au lecteur d'être à la fois indien, français et colombien, dans les coulisses ou sur la scène, dans les sensations et les pensées d'un organisateur indien, Suraj, vieux sage rusé des luttes sociales ou d'une jeune enseignante française, Inès, interprète engagée. Avec Vijaya, venue de Jodalpur, il traverse l'Inde des villages, assiste à une à une représentation de théâtre de rue de son groupe de villageois et découvre le bidonville de Dharavi où habite une partie de sa famille. Aux côtés de Phil, il rencontre un entrepreneur franco-indien et se plonge dans l'effervescence de Bombay. Avec Etienne, le syndicaliste, il vibre aux témoignages des dalits et s'exalte de la gaîté chaleureuse dans les rues du Forum. Héros ordinaires d'un monde qui se cherche au travers des tempêtes des années 2000, ils nous font vivre un rêve, le temps d'une escale, le temps de rompre avec cette idéologie pernicieuse de la marchandisation de toute chose et l'idée qu'il n'y aurait pas d'autre issue.
Nombre de pages
211
Date de parution
23/04/2010
Poids
306g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849502587
Titre
Bombay, Rivages des possibles. Carnets de voyage dans la planète altermondialiste
Auteur
Poirier-Courbet Lise ; Mengin Aymard de ; Salom Mo
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
306
Date de parution
20100423
Nombre de pages
211,00 €
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Vingt ans après les faits, dans le cahier rouge et noir, la narratrice écrit son journal, celui de l'enquête qu'elle mène auprès de ses frères et surs et à partir des pièces du procès. Dans le cahier bleu, elle fait vivre l'adolescente de seize ans avant et juste après le viol. Elle écrit la traversée de l'événement comme une tentative d'apprivoiser quelque chose qui ne peut jamais l'être. "L'écriture, un cri muet qui me protège".
Ce livre est un défi. Un défi à la mort, au silence, à la violence sociale et psychologique. Lise Poirier Courbet répond à un voeu que je formule depuis des années et des années pour que des études nous aident à mieux comprendre ce qu'est le viol, ce qu'il détruit, comment se reconstruire après. Les recherches font cruellement défaut alors que le viol, atteinte fondamentale à la dignité humaine, est un phénomène de masse. Avec cet essai vivant, clair, juste et subtil, nous y sommes. L'auteure nous raconte la mort du sujet qu'implique le viol, la sidération, la honte, la culpabilité, l'état de dissociation qui coupe les victimes de toute émotion. Elle nous parle aussi, à travers les récits concrets de huit femmes, des conditions de la libération de la parole, de ces mots prononcés et entendus qui permettent de revivre. Son ouvrage porte le sceau très contemporain d'une démarche partant de celles qui ont réussi à "en faire quelque chose" pour mieux aider celles qui cherchent encore à "s'en sortir". Il ne s'adresse pas qu'aux femmes qui cherchent leur chemin après un viol, mais aussi à toutes celles et ceux qui, parmi leurs relations ou dans leur vie professionnelle, sont amenés à cheminer avec une femme victime de viol. A toutes celles et ceux enfin qui, épris d'égalité et de justice, veulent saisir ce que nous avons à défaire et à inventer pour vivre mieux. Ensemble." Clémentine Autain.
Jusqu'à quelles conditions une religion, ses autorités et ses fidèles peuvent-ils aller dans le degré d'"acceptance" de la démocratie libérale, qui pour l'instant demeure le seul cadre légal et politique garantissant l'exercice de la liberté religieuse et celle de ne pas croire ? Quels sont les domaines, sous quelles formes et pour quels objectifs les religions doivent-elles agir dans la sphère politique et économique ? Comment le christianisme et l'islam, qui de fait sont les seules religions de la mondialisation contemporaine, vont-elles en leurs seins et dans les sociétés humaines où elles existent et se développent, assumer leurs responsabilités morales et politiques indéniables dans la recherche de la paix civile, économique et durable ? Dans le cadre du partenariat de recherche entre le pôle de recherche du Collège des Bernardins et le programme Gouvernance européenne de l'Université du Luxembourg, la conférence internationale dont le présent ouvrage est le compte-rendu, avait pour objectif de réfléchir de façon transdisciplinaire sur la prise de conscience, par les élites des sociétés sécularisées en Europe, de l'importance des phénomènes religieux et de leur possible répercussion dans les transformations des régimes politiques en Europe et dans le pourtour méditerranéen, en associant la philosophie, la science politique et la théologie.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.