Histoires du Christ en images. Evangiles latins, VIe-XIe siècle
Poilpré Anne-Orange
PU RENNES
30,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782753595835
Pourquoi la représentation de la vie du Christ est-elle exclue du décor des livres d’évangiles carolingiens ? Cette absence intrigue d’autant plus que les manuscrits tardo-antiques, source d’inspiration privilégiée par les peintres du IXe siècle, contiennent des cycles détaillés. Peu avant l’an mil, un nouveau renversement s’opère et les ouvrages produits pour les grands commanditaires de l’Empire germanique des ottoniens se parent d’un décor pléthorique, comptant parfois jusqu’à une cinquantaine de scènes.Cette alternance entre suspension et déploiement de l’image narrative interroge plus largement la valeur des médiations figurées dans les livres sacrés du christianisme pendant le haut Moyen Âge. Qu’attend-on de la visualisation de l’Incarnation, au plus près de la parole de Dieu ? Du VIe au XIe siècle, la possibilité de voir (ou non) le corps du Christ revêt une importance capitale dans l’ordonnancement spatial et matériel des évangiles latins. Cette pensée en images forme le pivot d’un discours inédit de l’Église sur ses finalités terrestres. Avec le soutien de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du Centre de recherche HiCSA
Nombre de pages
352
Date de parution
28/11/2024
Poids
902g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753595835
Titre
Histoires du Christ en images. Evangiles latins, VIe-XIe siècle
Auteur
Poilpré Anne-Orange
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
902
Date de parution
20241128
Nombre de pages
352,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Maiestas Domini figue le Christ accosté des symboles des évangélistes. C'est l'une des premières iconographies dogmatiques élaborées après la Paix de l'Eglise en 313. Cette représentation, destinée à devenir un thème central au Moyen Age, traduit une vision de l'Eglise terrestre, à travers son modèle céleste. Cette mise en image de l'Eglise par elle-même dès le Vème siècle, dans des édifices aussi importants que Saint-Pierre de Rome et Saint-Paul-hors-les-murs, ainsi que dans des manuscrits et sur des objets d'orfèvrerie, incite à porter sur la formulation de l'iconographie christologique un nouveau regard. Cette approche souligne le lien entre l'image et les différents moments de l'histoire institutionnelle qui lui sont contemporains. Cette perspective conduit également à s'interroger sur la nécessité des images pour l'Eglise - de l'antiquité tardive ainsi que du haut Moyen Age - et la nature du discours complexe qui s'y construit. La période de cinq siècles sur laquelle porte ce travail permet également d'envisager l'évolution et la diffusion de ce thème iconographique dans la longue durée, jusqu'à la fin du règne de Charles le Chauve (877). C'est à cette époque que s'y associe l'image du souverain en trône, posant à nouveaux frais la question des relations entre l'Eglise et le pouvoir politique. Ce livre cherche donc à mettre en lumière certains aspects de l'histoire ecclésiale par le biais du discours iconographique.
Cuisinez 60 recettes végétariennes de qualité nutritionnelle exceptionnelle. Vous suivez un régime végétarien ou végan et vous voulez être sûr(e) de ne pas manquer de protéines ? Ce livre est fait pour vous, laissez-vous guider !
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.