Pays conquis en 1532 par Francisco Pizarre mais où subsistent les plus beaux vestiges des civilisations préhispaniques (Cuzco, Machu Picchu, Nazca...), le Pérou élève ses principales villes sur les terres bordées par le Pacifique ou dans les vallées des hautes montagnes andines. Isolée par la géographie, sa poésie a pourtant su assimiler les principaux courants novateurs européens et les fondre avec sa profonde originalité autochtone pour constituer l'un des plus beaux fleurons de l'expression lyrique latino-américaine. Car ses représentants sont souvent des voyageurs vigilants auxquels l'exil politique ou volontaire a permis de capter de fertiles influences. Dès les années 1920, César Vallejo intégra à la poésie universelle des chefs-d'œuvre qui le rangent parmi les grands poètes de notre siècle. Le surréalisme inspira ses contemporains et ses successeurs et incita même l'un d'eux, César Moro, à écrire en français. La quête de l'identité, dans cette nation très métissée, demeure également une source constante. Contestataire avec le mouvement Hora Zero, la création moderne a vu surgir de nombreuses voix féminines qui osent enfin révéler leurs problèmes intimes et qui apportent notamment à l'érotisme poétique des œuvres fortes et d'une passionnante authenticité.
Date de parution
08/03/2000
Poids
690g
Largeur
205mm
Plus d'informations
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EAN
9782882130303
ISBN
2882130309
Auteur
COUFFON/CLAUDE
Editeur
PATINO
Largeur
205
Date de parution
20000308
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Esteban Montejo est un "cimarron ", c'est-à-dire un esclave noir fugitif de la Cuba coloniale et sucrière. Il a cent quatre ans (voir la photographie de couverture) lorsqu'en 1963, Miguel Barnet, jeune écrivain et ethnologue de La Havane, le découvre grâce à un entrefilet de presse et décide d'enregistrer ses souvenirs au magnétophone. Ce ne sont pas seulement la vie dans les barracones des plantations, la fuite dans les montagnes, les appels à l'indépendance, la guerre de Cuba contre les Espagnols, l'abolition, toute théorique, de l'esclavage en 1880 qui ressuscitent au fil de la mémoire longue. C'est Esteban qui se détaille, vieil original individualiste et charmant égrenant les travaux et les jours, la sorcellerie, les jeux, les châtiments, les ingénieurs, les brigands, les révolutionnaires et les superstitions : "Il y a des choses que je ne m'explique pas dans la vie. Tout ce qui dépend plus ou moins de la nature est pour moi très compliqué, et les dieux encore plus. C'est eux qui manigancent tout..."