L'employabilité : ambiguïtés d'un concept. Le cas des entreprises d'insertion de Bourgogne et Franch
Plond-Morand Isabelle ; Maclouf Pierre
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782296994775
Ce livre s'intéresse à l'émergence d'une nouvelle vertu de l'homme moderne dans un environnement de travail complexe et changeant : l'employabilité. Située à l'articulation de la société à l'Etat et à l'entreprise, et de l'homme à la société, cette notion revêt des définitions ambiguës qui ne permettent pas de la qualifier de manière simple : d'un côté, l'Etat désocialisé ne sait que faire des stigmates de son passé providentiel et invente une "employabilité" qui justifie ses actions de "marketing social" ; de l'autre, une entreprise devenue société sélectionne les gagnants au moyen de cette nouvelle variable d'ajustement, servant les intérêts de sa flexibilité en imposant ses codes culturels comme une norme sociale, et, avec elle, une nouvelle modalité d'intégration-exclusion. Pourtant, ce concept révèle un phénomène tectonique, une faille sociétale dont les exclus sont le prix à payer, dans le cadre d'un paradigme économique. L'analyse de cette cinétique sociétale, menée dans cet ouvrage, repose sur l'observation du "management de l'employabilité" par des dirigeants d'entreprises d'insertion qui tentent de réaliser un "pontage" social. Ils définissent l'employabilité en redonnant le sens perdu du travail en tant qu'activité de développement utile à la société. Cette "employabilité, là apparaît alors comme une opportunité pour poser l'enjeu de la cohésion et de la justice sociales au centre des intérêts de notre société. Elle devient alors une "capabilité" au sens d'Amartya Sen majeure en vue d'un développement soutenable, et s'inscrit dans une nouvelle philosophie politique.
Nombre de pages
210
Date de parution
01/08/2012
Poids
340g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296994775
Titre
L'employabilité : ambiguïtés d'un concept. Le cas des entreprises d'insertion de Bourgogne et Franch
Auteur
Plond-Morand Isabelle ; Maclouf Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
340
Date de parution
20120801
Nombre de pages
210,00 €
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La montée des familles au pouvoir, ou simplement dans la familiarité des Grands, est une des affaires importantes de notre histoire. Il y fallait à la fois beaucoup de chance, des stratégies de mariage très élaborées, et un dépassement des risques dont la famille pouvait fort bien ne pas se relever. Pour qu'en France une famille participe activement au destin du pays, il en était dix, cinquante, peut-être plus, qui retombaient dans la médiocrité de la petite ou moyenne bourgeoisie. C'est pourquoi Y. Lemoine et C.-W. Plont ont pensé la dynastie Goüin comme aventureuse. Une aventure scrutée dans ses évolutions parfois les plus inattendues. Comme le mariage avec les Rodrigues-Henriques qui re-fonda la famille, l'ouvrant ainsi à une spiritualisation du capitalisme industriel naissant. Ou encore s'interrogeant sur le saint-simonisme dont elle fut l'émanation et qui conjuguait les mondes de l'esprit et de la machine. Cela a été, en particulier, la vision moderne d'Alexandre Goüin tant dans le monde politique de la monarchie de Juillet, que dans l'exploitation des fortunes dans l'industrie du chemin de fer. Les Goüin accédèrent ainsi au gouvernement économique de la France. La gloire de la famille fut dès lors assurée et, avec elle, une liberté qui les mènera jusqu'à l'acquisition de l'abbaye de Royaumont. La gloire des Goüin a été leur entrée dans le monde de l'esprit par la communion avec l'antique bâtiment cistercien, dont la vocation avait depuis longtemps disparu, mais qui laissait ses espaces dénudés à la création la plus vivante, la musique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...