Plateau de Bevaix. Tome 1, Pour une première approche archéologique : cadastres anciens et géoressou
Combe Annette ; Rieder Julie
ARCHEONEUCHATEL
56,00 €
Épuisé
EAN :9782940347261
La construction de l'autoroute A5 sur le plateau de Bevaix et l'intensification des interventions archéologiques cantonales dans ce secteur (1992-2001) ont permis de toucher à des domaines de recherche encore peu explorés le long du littoral neuchâtelois. Ainsi, on a quitté le cadre strict des villages (en particulier lacustres) afin d'appréhender les terroirs dans leur totalité, avec leurs champs, leurs fermes, mais aussi les chemins, les nécropoles... Les défrichements et le drainage des zones humides ont également pu être abordés. De nombreuses lacunes liées aux ruptures d'occupation des stations lacustres ont été comblées grâce à cette mosaïque de données qui se côtoyent en se superposant parfois. Ainsi en est-il, par exemple, des prémices de la néolithisation dans la région, de certaines périodes de transition (menant du Néolithique final au Bronze ancien, notamment), de la localisation des habitats de l'âge du Fer et de l'impact des Romains à travers l'implantation d'un parcellaire sur l'ensemble du territoire.
Nombre de pages
334
Date de parution
01/01/2024
Poids
2 260g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782940347261
Auteur
Combe Annette ; Rieder Julie
Editeur
ARCHEONEUCHATEL
Largeur
210
Date de parution
20240101
Nombre de pages
334,00 €
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Lorsque je réfléchis aux conditions dans lesquelles j'ai pu participer à la recherche sur le monde soviétique avant sa chute, une cohérence dont je n'avais pas eu une perception très nette m'apparaît: de façon plus ou moins centrale se trouve posée la question des sources, de celles dont j'ai manqué, de celles qui m'ont aidée, de celles que j'ai construites. Dans ma pratique de chercheure comme dans ma pratique professionnelle, pour moi indissociables. Je n'ignore pas que l'exercice de reconstruction du passé, fût-il scientifique, n'échappe pas à l'«illusion biographique», mais je crois pouvoir relier cette cohérence à mon insertion dans une institution (la BDIC) spécialisée en histoire contemporaine qui m'a formée à la gestion des documents et m'a permis d'en produire. Qu'il s'agisse des archives orales et filmiques, tardivement prises en compte par les historiens, de l'accès, non sans peine, aux archives des États ex-communistes comme des autres, ou encore des progrès de la numérisation, les sources se sont démultipliées depuis peu. Bénéficiant d'un poste privilégié, j'ai pu observer ce moment charnière du «tournant électronique» de la documentation, évocateur d'un autre tournant dans la discipline historique, qui nous encourage à penser ses effets de connaissance sur l'écriture de l'histoire.Historienne et conservateure de bibliothèque, Sonia Combe est chercheure à l'Institut des sciences sociales du Politique (CNRS-université Paris-Ouest Nanterre-La Défense) et associée au Centre Marc-Bloch, à Berlin, où elle a enseigné à l'université Humboldt et à la Freie Universität. Elle est l'auteure notamment de Archives interdites. L'histoire confisquée (1994, Albin Michel, 2e et 3e éditions, La Découverte, 2001 et 2010), Une société sous surveillance. Les intellectuels et la Stasi (Albin Michel, 1999), et a dirigé Classification et histoire. L'historien face à l'ordre informatique (Matériaux pour l'histoire de notre temps, 2006), et Archives et histoire dans les sociétés postcommunistes, (La Découverte, 2009).