Plus on décentralise, moins les Français votent ! Hasard, paradoxe, fatalité ou logique?? En tout état de cause, le fait est certain et la démocratie s'étiole. Ce petit livre, vigoureux, formule dix propositions pour décentraliser notre République, et cesser d'empiler des décentralisations successives à côté de la République jacobine ! Un véritable manuel de survie démocratique.Vincent Aubelle, professeur asso¬cié des universités - Université Gustave-Eiffel, département génie urbain?; expert auprès de la Fondation Jean-Jaurès.Émeric Bréhier, directeur de ¬l'obser¬vatoire de la vie politique de la Fondation Jean-Jaurès?; ¬professeur associé à l'IEP Bordeaux?; il fut adjoint à Chelles (2008-2014) et député (2012-2017).Jean-Paul Planchou fut conseiller régional en Île-de-France (1998-2021) et vice-président (2010-2015), député (1981-1986?; 1988-1993), et maire de Chelles (1995-2014).
Alors que le racisme institutionnel se fait chaque jour plus virulent en Europe, en particulier contre les musulmans, les Arabes, les Rroms, les sans-papiers et les demandeurs d'asile, cet ouvrage accuse ce racisme d'être une arme de domination de classe. Pour révéler les faussetés et mensonges dont il se nourrit. Pour montrer la manière dont il s'évertue à instrumentaliser les masses populaires. Dans la représentation dominante, le racisme est quelque chose qui part du bas et va vers le haut, une impulsion, un sentiment irrationnel qui naît de l'ignorance des incultes, de la peur qu'ils ont des "autres". Bref, un produit des classes subalternes, du "peuple", que les institutions et les intellectuels s'efforcent tant qu'ils peuvent d'éduquer afin de les maîtriser. Ce livre nous présente une critique des fondements et des instruments de cette représentation inversée de la réalité. Le racisme part du haut et va vers le bas, du "haut" des Etats, des gouvernements, des parlements, des pouvoirs forts de l'industrie et de la finance qui dominent la vie de la société, et donc aussi du haut des classes sociales cultivées ? celles qui ont produit la doctrine raciste multiforme ? vers les couches sociales subalternes et moins instruites. Il s'agit donc d'une arme rationnelle, utilisée de façon précise par la classe capitaliste dominante pour maintenir l'ordre qu'elle entend maintenir. L'entrelacement explosif du racisme d'Etat, du racisme doctrinaire et du racisme populaire représente ainsi un défi extrêmement ardu, à la hauteur duquel n'ont été jusqu'ici ni les mouvements antiracistes, ni celui des prolétaires. L'ambition de Pietro Basso est double : fournir les traits essentiels d'une critique de classe du racisme doctrinaire et institutionnel en Europe ; inviter à se souvenir que les prolétaires immigrés ont bien souvent su ouvrir la voie pour lutter ensemble contre toutes les idéologies, les politiques et les pratiques qui attisent la concurrence, l'opposition, la haine entre différentes nationalités, cultures, religions.
Depuis mon adolescence, un portrait de Simone Veil est accroché au-dessus de mon bureau. Sur cette photographie, elle porte un chemisier blanc et ses longs cheveux noirs sont détachés. Son regard fixe l'objectif avec une détermination qui impressionne. Elle est belle comme une star de cinéma. C'était mon héroïne à moi". Dans ce texte lapidaire, Leïla Slimani rend hommage au parcours de Simone Veil, à ses combats, à son engagement. Illustré par Pascal Lemaître, ce texte est fort, bouleversant. L'ensemble constitue un très bel objet à offrir et à s'offrir, pour ne pas oublier.
L'éthique est une interrogation "sur la vie bonne et les valeurs qui la fondent" . Elle est périple intérieur, voyage au fond de soi, passionnant et insatisfaisant, aventure dévorante et nécessairement inaboutie. L'éthique, au final, est une exploration de l'âme à l'issue de laquelle nous pouvons mesurer l'être que nous sommes à l'aune de celui que nous aurions voulu être. Dans ce dialogue avec le journaliste Denis Lafay, Axel Kahn met l'éthique à l'épreuve des faits : libéralisme, capitalisme, Europe, démocratie, entreprise, progrès scientifique, intelligence artificielle, création artistique, écologie, mort, vie, spiritualité, guerre... Une lumineuse plongée dans une exigence d'être, qui constitue pour tout lecteur en cheminement éthique un exceptionnel éclairage. Axel Kahn scientifique, médecin généticien et essayiste français, préside la Ligue contre le cancer.
NGUYEN Huy Thiêp ; Rose Sean James ; Rigal Tuong V
Mon patelin est situé dans un pays pauvre, en Moyenne Région ? : grimpez un peu, et vous arriverez à Chu. Vrai, on dit qu'ici les chiens rongent des cailloux et les poules picorent du gravier. Et les gens ?? demandez-vous, qu'est-ce qu'ils mangent ?? Qu'importe ce qu'on mange, du moment qu'on a le ventre plein". Nguyên Huy Thiêp nous emmène à travers ces nouvelles chez ces gens qu'il connaît bien, dans le Viêt-nam intérieur qui se bat pour sa survie dans un milieu le plus souvent hostile. Et en quelques mots, on y est ? : on a mal au dos avec la mère sans cesse pliée en deux dans les rizières, on entend l'instituteur qui ânonne, bien incapable de transmettre le goût du savoir à des enfants qui se demandent ce qu'ils mangeront en rentrant à la maison, on rêve avec l'infirme qui a jeté quelques méchants mots sur une feuille de papier à une illusoire célébrité... Thiêp, avec son mélange de causticité parfois cruelle dans sa description du quotidien et son humanité pleine de tendresse, est sans conteste un écrivain hors du commun. "? Un dramaturge dont la verve satirique peut faire parfois penser à Ionesco. ? " Jean Lacouture "? Nguyên Huy Thiêp est considéré comme le plus grand écrivain du Viêt-nam. ? " Nicole Zand, Le Monde Nguyên Huy Thiêp est né à Hanoi (Viêt-nam) en 1950 ? ; il y est mort en 2021. L'intégralité de ses textes traduits en français est publiée chez le même éditeur.
Le projet européen n'avait pas prévu de se retrouver coincé entre un Joe Biden rénovateur de la puissance américaine et un Xi Jinping autocrate d'un empire ¬orwellien. Pour ¬atteindre une autonomie stratégique, l'Union euro¬péenne doit d'abord adopter une autonomie de pensée ? ; née du grand marché, elle doit s'émanciper du cadre néolibéral et y substituer son modèle économique autour de ses valeurs propres de solidarité et d'universalité. Il s'agit de tirer les leçons de la crise sanitaire, de la mondialisation ambivalente, et de s'enga¬ger dans un modèle d'entreprise mettant en tête les ¬dimensions environnementales et ¬solidaires attendues par les nouvelles générations, afin de porter l'espérance qui ¬répondra le mieux aux lourds défis du monde. Patrick d'Humièresenseigne dans plusieurs grandes écoles. Il anime différentes communautés engagées, dont ¬Managers Responsables 21 et les Master Classes de CentraleSupelec Exed. Il est également président d'Eco-Learn.