Le racisme européen. Critique de la rationnalité institutionnelle de l'oppression
Basso Pietro ; Planchot Barbara ; Blondet Nadja
SYLLEPSE
19,00 €
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EAN :9782849504772
Alors que le racisme institutionnel se fait chaque jour plus virulent en Europe, en particulier contre les musulmans, les Arabes, les Rroms, les sans-papiers et les demandeurs d'asile, cet ouvrage accuse ce racisme d'être une arme de domination de classe. Pour révéler les faussetés et mensonges dont il se nourrit. Pour montrer la manière dont il s'évertue à instrumentaliser les masses populaires. Dans la représentation dominante, le racisme est quelque chose qui part du bas et va vers le haut, une impulsion, un sentiment irrationnel qui naît de l'ignorance des incultes, de la peur qu'ils ont des "autres". Bref, un produit des classes subalternes, du "peuple", que les institutions et les intellectuels s'efforcent tant qu'ils peuvent d'éduquer afin de les maîtriser. Ce livre nous présente une critique des fondements et des instruments de cette représentation inversée de la réalité. Le racisme part du haut et va vers le bas, du "haut" des Etats, des gouvernements, des parlements, des pouvoirs forts de l'industrie et de la finance qui dominent la vie de la société, et donc aussi du haut des classes sociales cultivées ? celles qui ont produit la doctrine raciste multiforme ? vers les couches sociales subalternes et moins instruites. Il s'agit donc d'une arme rationnelle, utilisée de façon précise par la classe capitaliste dominante pour maintenir l'ordre qu'elle entend maintenir. L'entrelacement explosif du racisme d'Etat, du racisme doctrinaire et du racisme populaire représente ainsi un défi extrêmement ardu, à la hauteur duquel n'ont été jusqu'ici ni les mouvements antiracistes, ni celui des prolétaires. L'ambition de Pietro Basso est double : fournir les traits essentiels d'une critique de classe du racisme doctrinaire et institutionnel en Europe ; inviter à se souvenir que les prolétaires immigrés ont bien souvent su ouvrir la voie pour lutter ensemble contre toutes les idéologies, les politiques et les pratiques qui attisent la concurrence, l'opposition, la haine entre différentes nationalités, cultures, religions.
Nombre de pages
314
Date de parution
25/02/2016
Poids
412g
Largeur
148mm
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EAN
9782849504772
Titre
Le racisme européen. Critique de la rationnalité institutionnelle de l'oppression
Auteur
Basso Pietro ; Planchot Barbara ; Blondet Nadja
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
148
Poids
412
Date de parution
20160225
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314,00 €
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Bien que Tooru économise afin de pouvoir vivre indépendamment de ses parents, le jeune salarié, soffre de temps en temps un aller-retour à Kyoto afin dassister à des courses hippiques, où il sadonne à son loisir : la photographie. Mais un soir, alors quil revient de lhippodrome en train, il remarque un homme nettement plus âgé que lui, à lair éreinté. Fasciné par ce col blanc, il lépie depuis un siège voisin dans le wagon, et se laisse captiver par ses manières, sa façon de manger, latmosphère quil dégage. Bientôt, ce ne sera plus uniquement pour aller voir des chevaux quil se rendra à Kyoto...
Compte tenu de la complexité des circuits et des variations possibles liées à chaque composant, le calcul mathématique des fonctions de transfert peut s'avérer très complexe. Les techniques de calcul rapide présentées dans ce livre accompagnent les techniques traditionnelles et en étendent la portée. Elles s'appuient sur la notion de constante de temps qui régit le comportement dynamique de tout circuit du premier ordre. La forme simplifiée de la fonction de transfert ainsi obtenue est étendue à des circuits passifs et actifs d'ordres supérieurs. A travers des exemples et des cas concrets expliqués pas à pas, cet ouvrage permet de mettre en oeuvre une analyse facile et rapide des circuits. Points forts : une méthode applicable dans différents domaines (électricité, électronique, traitement du signal, etc) ; un ouvrage reposant sur l'expérience de l'auteur dans l'application de cette méthode à des cas concrets d'ingénierie ; des compléments en ligne offrant des exemples documentés et dix cas pratiques détaillés. Contenu de l'ouvrage : terminologie et théorèmes de l'analyse électrique ; systèmes linéaires, constantes de temps et formes polynomiales ; superposition et théorème de l'extra-élément ; fonctions de transfert du deuxième ordre.
A partir du constat que la mondialisation se fait principalement avec les grandes entreprises transnationales et les Etats dont le pouvoir reste cantonné, pour la plupart, à leur territoire, cet ouvrage s'efforce de voir comment il est possible d'infléchir la course naturelle des grandes entreprises, vouées à poursuivre le seul intérêt de leurs actionnaires, et de leur redonner ainsi une certaine légitimité à contribuer à la construction de la gouvernance globale. Cette légitimation passe par leur ouverture progressive à la pratique démocratique. Ce qui est ici visé, ce n'est pas le changement utopique du régime actionnarial de ces grands corps déjà constitués ? ce serait une révolution dont on ne distingue pas aujourd'hui les causes possibles. Cependant, en adoptant les principes de la soft law et en reprenant la forme de ce qui s'élabore déjà dans les référentiels de responsabilité sociétale (dimensions économique, environnementale et sociale), il est possible d'introduire dans le système de la grande entreprise cotée en bourse une petite différence susceptible de changer la nature du fonctionnement de ces grands organismes et de les ouvrir ainsi à d'autres modalités de prise de décisions plus proches de l'esprit démocratique de nos sociétés modernes.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.