Piveteau Alain ; Rougier Eric ; Nicet-Chenaf Dalil
KARTHALA
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EAN :9782811108427
Malgré une visibilité nouvelle et une médiatisation croissante des pays émergents, les changements en cours dans ces économies restent mal connus. Dépourvu de visée normative, l'ouvrage a pour ambition première de donner à comprendre ce qui se construit à l'arrière-plan des performances économiques auxquelles on associe l'émergence. Quinze contributions, suivant plusieurs échelles d'observations, analysent des faits d'émergence, hétérogènes et instables, aux conséquences sociales et politiques multiples, dans des pays aussi différents que la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie, le Mexique, l'île Maurice, l'Argentine, le Vietnam ou la Turquie. A l'appui d'approches positives, d'études comparatives et de propositions théoriques, économistes, socio-économistes, politistes et géographes livrent ici une réflexion originale qui permet au lecteur de mieux appréhender la singularité des transformations institutionnelles et économiques en cours. L'ouvrage pose l'hypothèse d'un changement, ou de changements, de type capitaliste dans les Suds et en provenance des Suds. Les émergences capitalistes dont il est question ne se laissent enfermer ni dans une théorie actualisée du rattrapage, ni dans une théorie renouvelée de la domination Nord-Sud. Elles sont le résultat, encore provisoire, d'une contribution inédite et originale de pays du Sud à la dynamique mondiale du capitalisme. Les institutions constitutives de ces émergences sont loin de correspondre à celles du capitalisme libéral de marché. Elles pourraient bien participer d'une recréation aux Suds de la diversité des capitalismes. Alain Piveteau est chercheur à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Économiste, auteur d'articles et d'ouvrages sur l'évaluation, le développement local et la décentralisation en Afrique, ses travaux portent aujourd'hui sur la relation entre industrialisation, mobilité du capital et émergence économique. Éric Rougier est enseignant-chercheur à l'Université de Bordeaux. Ses travaux et publications concernent les dynamiques macroéconomiques d'émergence, les changements institutionnels et structurels et les politiques de compétitivité dans les économies émergentes. Dalila Nicet-Chenaf, enseignant-chercheur à l'Université de Bordeaux, est l'auteur d'articles et de chapitres d'ouvrages sur les dynamiques macroéconomiques d'émergence, l'insertion internationale des économies en transition, les politiques d'attractivité et la géographie des flux financiers.
Nombre de pages
350
Date de parution
08/02/2013
Poids
590g
Largeur
160mm
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EAN
9782811108427
Auteur
Piveteau Alain ; Rougier Eric ; Nicet-Chenaf Dalil
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20130208
Nombre de pages
350,00 €
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Alain Piveteau, docteur en sciences économiques de l'université Montesquieu Bordeaux IV, est chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) où il conduit, au sein de l'UR "Développement local urbain. Dynamiques et régulations" (dirigée par le professeur Alain Dubresson), des travaux sur la décentralisation des politiques publiques et le développement local. Il est l'auteur ou le coauteur d'articles et d'ouvrages sur l'aide air développement, l'évaluation et les ONG.
O. V. de L. Milosz, poète raté ? C'est du moins ce que feignait de croire le P. André Blanchet (S. J.) : "Un des poètes les plus vrais, un des plus hauts de notre langue et de toute langue. L'un des plus exigeants, l'un des plus complètement ratés. Mais raté comme Nerval et Baudelaire, comme Rimbaud et Verlaine. Comme Van Gogh". Dans ce cinquante-cinquième Cahier des Amis de Milosz, nous avons réuni des contributions d'auteurs qui pourraient faire leur cet éloge paradoxal. Ces artistes, ces écrivains d'aujourd'hui saluent l'oeuvre d'un poète pour ainsi dire ignoré de son vivant, et encore largement méconnu de nos jours, et dont la voix pourtant ne cesse de les émouvoir, de les hanter, de les inspirer. Peintre (Pranas Gailius) ou sculpteur (Klaudijus Pudymas), poètes (Arturo Cambours Ocampo, Gérard Engelbach, Delphine Durand), romanciers, nouvellistes ou essayistes (Antonio Costa Gomez, Jean-Luc Moreau, Georges-Olivier Châteaureynaud, Hubert Haddad, François Saintonge), tous reconnaissent en O. V. de L. Milosz une source féconde d'inspiration. Outre ce dossier, consacré à la réception actuelle de l'oeuvre de Milosz, le lecteur aura accès dans cette livraison à plusieurs chroniques, notes et informations, témoignant de la vitalité d'une association qui fête en 2016 ses cinquante ans. "Amis de Milosz" : l'expression semble convenue. Elle traduit pourtant l'étonnante proximité qui peut être la nôtre avec son oeuvre ; son "imminence", nous dit le poète et nouvelliste Christophe Langlois. Il ajoute : "Nous n'avons qu'à entrer dans son amitié offerte".
Découvrez 21 superbes modèles signés Martine Piveteau. Cette dentellière chevronnée est une créatrice de renom : elle imagine, crée, dessine, échantillonne et réalise tous ses modèles. Soleil couchant, Constellation, Etoile à huit branches, ? des napperons ronds, ovales, carrés, rectangulaires, hexagonaux ?, un chemin de table et une étole. Les points de base sont détaillés au début de l'ouvrage pour une bonne compréhension. Chaque création est accompagnée d'explications en pas-à-pas, de schémas et de patrons, et magnifiquement mise en valeur par les photographies de Sophie Tramier.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.