Corps à corps. Les modèles anatomique entre art et médecine
Pirson Chloé
MARE MARTIN
23,00 €
Epuisé
EAN :9782849340653
Des premiers modèles anatomiques en cire de l'Italie du XVIIIe siècle jusqu'aux Vénus endormies des baraques foraines de la Belle Epoque, s'égraine une histoire dédiée aux mystères du corps, entre Eros et Thanatos, fascination et répulsion, science et spectacle. Doués de la capacité fascinante et suspecte de reproduire le vivant, les modèles anatomiques, tantôt perçus comme oeuvre d'art, tantôt voués à l'enseignement universitaire ou la prophylaxie sociale, ont nourri tous les fantasmes autant qu'ils ont attisé la curiosité d'artistes renommés, de Rops à Delvaux en passant par Flaubert ou Goethe. Pour autant, sait-on qu'au-delà du freak show, ces moulages de corps malades ont aussi servi, sur les champs de foire, de support à une prévention populaire unique contre les grandes pandémies du XIXe siècle tels que l'alcoolisme, la tuberculose ou la syphilis ? Objets polymorphes, à la lisière entre les mondes des sciences et des arts, les cires anatomiques sont aujourd'hui un des maillons incontournables de l'histoire de la transparence du corps humain.
Nombre de pages
320
Date de parution
25/11/2009
Poids
548g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782849340653
Titre
Corps à corps. Les modèles anatomique entre art et médecine
Auteur
Pirson Chloé
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
158
Poids
548
Date de parution
20091125
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce recueil rassemble cinq textes écrits entre 1996 et 2000. Ils expriment diverses manières de laisser venir à soi quelques aspérités du monde, tirant légèrement sur le fil qu'elles tendent, les regardant grandir dans l'espace qu'elles font, acceptant ce qu'elles bougent dans le nôtre. Cette attitude de confiance dans les mouvements des choses et des êtres fonde aussi une pédagogie qui s'invente à partir des personnes, des contextes, des matières.Jean-François Pirson (1950) est professeur honoraire à l'Institut Supérieur d'Architecture Lambert Lombard (Liège). Depuis 2005, il poursuit son travail pédagogique et ses recherches sur l'espace, dans des pratiques diverses, de manière indépendante et itinérante. Il a notamment publié La Structure et l'Objet (Mardaga,1984) ; Le Corps et la Chaise (Métaphores, 1990) ; Dessine-moi un voyage / Draw me a journey (La Lettre volée, 2001) ; Entre le monde et soi (La Lettre volée, 2008).
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).